Aller au contenu

Éducatif

Comment la personne peut-elle espérer s’accomplir ?

L’accomplissement de la personne, un vaste sujet. Un sujet qui mérite que nous nous penchions un instant dessus. Un sujet qui, depuis le périple d’Ulysse pour rejoindre Ithaque, passionne les hommes. L’accomplissement de la personne, n’est-ce pas au fond un périple personnel vers son Ithaque intérieur, un voyage vers son moi profond ?

Un moi ipséitaire que l’on tente de découvrir ou de redécouvrir. Un moi qui donne un sens à l’existence, une conquête du « je » et du « tu ». L’accomplissement personnel, c’est un moi en dehors de moi, tout en étant en dedans de soi. C’est un moi qui a du sens.

Alors ici, la question se pose : Comment la personne peut-elle espérer s’accomplir ?

Nous y répondrons en étudiant l’accomplissement dans le pour soi et le pour autrui. Nous le verrons dans le domaine privé et le domaine public, dans ce que Hannah Arendt appelait la « vita contemplativa » et la « vita activa »¹.

I. L’accomplissement dans le pour soi

Au cours de cette première partie, nous allons nous attarder sur les moyens dont la personne dispose pour espérer s’accomplir dans le pour soi. Nous allons entrer dans le monde de la vita
contemplativa.

Cette vita contemplativa, bien que contemplative est avant tout une vie d’actions intérieures.
Le « pour soi » est ici un prélude au « pour l’autre ». Or, comment espérer s’accomplir sans se
connaître ou sans connaître le monde qui nous entoure ? De prime abord en prenant le recul, le
retrait nécessaire à l’introspection, la contemplation et l’étude.

Ce temps de facto privé, est le temps du loisir dans son antique acception d’activité ne servant pas à pourvoir à la nécessité du quotidien. Ce temps de vie est un moment pour l’élévation intellectuelle et morale. Par la skholé, comme jadis les grecs nommaient l’étude, l’homme peut avoir l’espoir de s’accomplir dans sa res cogitans.

En effet, Sénèque nous interpelle sur le fait que « le loisir sans étude est une mort de l’âme – une pierre tombale pour l’homme »². Cesser de se cultiver revient à cesser d’être au monde, cela est la première étape du sabotage de l’accomplissement de l’homme. La personne a le devoir de s’enrichir intellectuellement et moralement, car sans entretien de sa raison l’âme se meurt.

Si l’on cesse d’être au monde, c’est la fin du « pouvoir être ». Et de facto on annule le champ des possibilités qu’offrent la contemplation et l’introspection.

Contemplation qui permet à l’artiste, à l’explorateur et à l’homme en général de fixer ces parenthèses extatiques qui octroient la possibilité d’être dans l’accomplissement pour soi. Par la contemplation, Paul Cézanne a pu s’accomplir en figeant son regard, en figeant son moi dans le massif de la Sainte Victoire ; tout comme Eric Tabarly, qui en plongeant son regard dans l’horizon du rivage, ira voir par delà les Colonnes d’Hercules.

Enfin l’introspection, cette retraite nécessaire de soi en soi-même, offre de se recentrer sur son être dans son être, pour que s’opère l’aléthéia, le dévoilement de soi, pour entrer en « aperture » comme le dirait Ricoeur. « Aperture » qui ouvre la voie de l’accomplissement dans le pour autrui.

II. L’accomplissement dans le pour autrui

Je vous invite à poursuivre notre analyse des moyens dont dispose la personne pour espérer s’accomplir en nous penchant sur l’accomplissement dans le pour autrui, et dans la vita activa, la vie dite publique.

L’homme étant un animal politique selon l’aristotélicienne formule, il peut tenter de s’accomplir en trouvant sa place, son utilité dans la polis.L’homme n’est pas une machine, un outil. C’est pourquoi, cette utilité ne doit pas être comprise au travers du prisme de l’utilitaire, elle doit être regardée sous l’angle de la responsabilité, de la préoccupation pour autrui.

Nous entendons tous, ça et là, certaines personnes, à un moment donné de leur vie s’interroger sur le sens de leur emploi, de leur rôle social : « À quoi je sers ? » « Qui suis-je ? »

Ces interrogations légitimes se posent de plus en plus dans notre société moderne où la technicisation du travail (notre rôle dans la polis) tend à déshumaniser nos interactions.

Qui, du chef opérateur sur une hotline, ou de la puéricultrice est dans l’utilitaire ?

Qui, de la vendeuse de prêt-à-porter régie par la pression du chiffre ou du conseiller funéraire devant être attentif à l’autre, est dans la responsabilité ?

Il va de soi qu’un conseiller funéraire saura donner du sens à sa place dans la cité. Je ne suis pas sûr qu’un chef opérateur s’accomplisse dans un emploi si technique que le sens, l’éthique et la morale semblent être antagonistes à cet emploi purement utilitaire.

Pour espérer rejoindre son Ithaque personnel, l’homme doit agir en responsabilité et dans la préoccupation pour son altérité. Surtout si cette dernière est un enfant ou un jeune adolescent.

C’est pourquoi la paideia, la transmission, me paraît être capitale dans l’accomplissement de la personne.

En effet, éduquer, instruire c’est donner des connaissances, des sagesses et du soi à la personne que l’on a en face de soi. N’est-ce pas une preuve d’accomplissement pour un père ou pour un instituteur que de voir le fils ou l’élève évoluer selon les préceptes transmis ?

C’est dans cette transmission que le chef opérateur précédemment évoqué, peut espérer s’accomplir.

Parmi les moyens que possède la personne pour espérer s’accomplir, il y a également l’aide, le secours, la charité. C’est par cet acte de désintéressement que l’homme, abruti par le non-sens que lui propose la société moderne, devenue une bien piètre tragi-comédie indigne d’Eschylles, retrouvera du sens à ce pourquoi il est là. Je parle ici de désintéressement car, comme aurait pu le dire le philosophe et théologien espagnol Juan Luis Vives, ce que Dieu donne à chaque personne cela ne lui est pas donné à lui seul. Il ne peut donc pas y avoir de véritable piété sans aide ou bienfaisance mutuelle³.

Cela me fait dire que la charité désintéressée, c’est donner à Dieu par l’entremise du nécessiteux.

En effet, l’aide c’est se rapprocher de Dieu en se rapprochant de l’homme. Le secours est une préoccupation pour autrui faisant sortir l’homme de la banalité de son quotidien⁴. Et en cela, la
personne peut espérer s’accomplir.

Cette préoccupation non-banale me mène à vous parler des deux derniers moyens pour espèrer
s’accomplir, l’amour et l’acte de foi.

Nous avons vu que, par une préoccupation non-banale, la personne sortait de la banalité de son quotidien. C’est par cette sortie de la banalité ordinaire que la personne peut trouver les moyens de son accomplissement⁴. Parlons de l’amour maintenant, comme moyen d’espérer s’accomplir.
L’amour revêt d’abord un partie égoïque, voir dans l’autre un autre moi-même bien que l’autre soit
un étranger. Cependant, l’amour c’est aussi prendre la responsabilité d’une personne, qui à partir du
moment où cette personne est aimée, cesse d’être une chose parmi les choses mondaines. Elle cesse d’être réifiée pour devenir sujet.

Par l’expression des sentiments, et donc par la sortie de son moi, pour aller vers le toi s’opère la
subjectivité de la personne qui reçoit cet amour. L’amour devient alors une préoccupation non-
banale : une autre personne que moi-même compte dans ma vie. Cette personne est importante pour moi comme je suis important pour elle. Ce qui me confère une responsabilité pour un autre que moi, pour un être libre d’être ou de ne plus être dans ma mondanéité. C’est une responsabilité pour ce qui n’est pas de mon fait tel que pouvait le dire Emmanuel Levinas⁵.

L’amour est avant tout une éthique, il nous fait prendre conscience de l’autre en tant qu’être, nous
permettant donc d’être pour autrui.

Ainsi, c’est dans l’amour fondateur de bien des amitiés, de nombreuses romances, que notre
vendeuse en prêt-à-porter pourra, dans cette responsabilité, dans cette préoccupation non-banale, espérer s’accomplir. Elle cessera donc d’être dans l’utilitaire, pour être dans l’être. Tissera-t-elle de solides relations amicales ? Fondera-t-elle un foyer ?
S’accomplira-t-elle en offrant à un autre la vie ?

Ici, je voudrais poser une dernière question :
Et si pour espérer s’accomplir, la personne devait poser un acte de Foi ? Acte de Foi, qui est une éthique de la Foi. Éthique alliant l’amour désintéressé pour Dieu et l’amour en responsabilité pour l’autre, une action qui sort l’être de la banalité.

En effet, c’est par cet amour désintéressé pour Dieu que peut s’opérer l’ouverture. Laquelle fondera l’espoir de s’accomplir en Dieu. Pour illustrer mon propos, je voudrais vous parler d’une religieuse polonaise , qui devenue aveugle à 22 ans, parcourut l’Europe occidentale pour s’enquérir des techniques de communication pour aveugle déjà bien développées en France et en Allemagne. Mère Roza Czacka fondera par la suite la « Société pour le soin des aveugles » à Varsovie et adaptera l’alphabet Braille à la langue Polonaise.

La Bienheureuse n’hésitera pas, au péril de sa vie, à utiliser son couvent pour cacher des Résistants pendant l’annexion de la Pologne par les nazis. Mère Roza Czacka ne s’est-elle pas ici accomplie ? N’a-t-on pas ici un bel exemple de l’espoir d’accomplissement par un acte de Foi ? Acte d’une existence tournée vers Dieu, en ouverture sur le
monde pour autrui.

Nonobstant tout ce que nous venons de dire, la personne devra prendre en considération son caractère mortel. Marquée par une temporalité définie, elle devra par conséquent se hâter d’être et de vivre pour espérer s’accomplir.

Conclusion :

Nous avons vu que pour espérer s’accomplir, la personne pouvait dans un premier temps se chercher, étudier, être dans la contemplation pour devenir une ouverture et être au monde. Puis, nous nous sommes attardés sur le fait que pour espérer découvrir son Ithaque personnel l’homme devait être pour autrui.

En comprenant le paramètre temporel de son existence la personne sera de facto dans l’être.

C’est par cette compréhension de sa finitude terrestre, qui lui permettra une conscience introspective de soi et d’agir éthiquement dans la préoccupation pour autrui, l’amour, la foi et la raison et en trouvant le sens de son existence que la personne peut espérer s’accomplir. Car comme l’aurait dit Zénon de Kition : « l’homme conquiert le monde en se conquérant lui-même ».

Florian Marek

Bibliographie :
¹. Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, trad . Georges Fradier, coll. Biblio Essais, éd. Le Livre de poche, 2023.
₂. Sénèque, Lettres à Lucilius, éd. Edition Intégrale, 2022, Lettre n° LXXXII.
₃. Juan Luis Vives, El socorro de los pobres, langue espagnole, coll. Clásicos del pensamiento, éd.
Tecnos Editorial SA, 2007.
₄. Martin Heidegger, Être et Temps, trad. François Vezin coll. Tel, éd. Gallimard, 1968.
⁵. Emmanuel Levinas, Ethique et Infini, coll. Biblio Essais, éd. Le Livre de poche, p.91.

JE VOLCAN JE POETISE

Autrice : Marie-Line Triponey

marieline.triponey@gmail.com

Illustrations : Eric Gentelet

 

JE VOLCAN JE POÉTISE

 

Parfois je redoute de grandir alors je vais voir mon ami Volcan. Il me rassure, me dit que tout est parfait, et m’encourage à cheminer. Il a beaucoup d’humour ! Toute cheminée qu’il est ! 

 

Au large, les petits et les grands  mots s’évaporent dans le creux des vagues.

Dans l’eau salée, les  histoires extraordinaires se conservent en légendes. 

Au-dessus des mers , les étoiles tissent toutes les croyances. 

En dessous des fonds marins, les nouvelles naissances émergent par le maître Feu.

 

 Je Volcan je suis

Volcan, mon chouchou, est né dans l’océan Indien. Le jour de sa naissance, il tambourina si fort que les contractions de Terre sa mère, déclenchèrent des courants capables de secouer les habitants jusque dans les  eaux les plus douces. “Je veux sortir !” Je veux sortir !”

Gigantesques, ces remous chahutaient Gobie* qui en  perdait son sixième sens. Le  malin  bonheur d’Anguille  s’amplifiait de le voir égaré. “Quel écervelé celui-là !  Voyons, ce n’est pas la première naissance Gobie ! A la moindre secousse, vous voilà déboussolé ! Une goutte de pluie sur Océan et ça vous emmêle les branchies ! ahahah ! 

“Moquez vous ! Passez votre rivière Anguille ! Perdu pour perdu, moi au moins je profite du spectacle !” Comme il tournait en rond sur lui-même, des crevettes aux ailes d’Isis argentées s’accrochaient à un manège que lui seul prenait pour se distraire et ne plus penser.   Il voulait juste remonter la rivière.  “Il arrive quand ce nouveau-né !?”

 

Le lieu et la date de son arrivée installaient  ses parents, et tous les océaniens dans une confusion totale.  On supposait que de ce rouleau, ou de celui-là, s’expulserait le petit.  A gauche ! A droite !  Non voyons,  là-bas devant ! Hum… plutôt  derrière non ?

L’agacement prenait le pas sur l’impatience. Crabe, dérouilla ses pinces, les offrit à Terre, pour en extraire le petit. Soudain, comme s’il défiait cette assistance, gorgé de la soif de grandir déjà, il s’éjecta, comme catapulté des profondeurs douillettes de sa mère. Volcan est né !

Pour les heureux invités au cérémonial d’accueil du nouveau prince, ce fut un exercice périlleux, que d’adopter une attitude digne et honorable, tant il débordait déjà de partout de son berceau. Les gesticulations du petit défiaient leurs élégantes génuflexions.

 

 Le télescopage entre  Pieuvre et Hippocampe est à l’origine du premier fou rire des sages : elle se coiffait, lui, ajustait sa dhoti, quand une  secousse les entremêla.  Brassés par les remous, un combat burlesque les contraint à tourbillonner jusqu’à ce qu’ils  se séparent, dépouillés d’un peu d’eux-mêmes. Aujourd’hui, Pieuvre recherche encore ses 8 escarpins. De son côté, Hippocampe s’obstine encore à soulever le sable dans l’espoir de retrouver les clés de sa grotte, tombées de sa poche suite à une pirouette qui le libéra de la belle octopode.

 

 Je Volcan je vois le ciel

Au fil de l’eau et du temps, encouragé par les bons soins vivifiants d’Océan, et, la douce affection de Terre, Volcan s’accomplissait. Ses parents lui réservaient les meilleurs espaces.  Ses  petites coulées de lave, ses  petites miches molles, s’y déployaient pour prendre possession du vide tel un dragon architecte des nouvelles étendues. Il s’amusait à grandir. 

Fêter ses anniversaires relevait d’une gigantesque entreprise. Combien de bougies sur le gâteau ?  La plupart du temps, son père le  vieillissait, quand sa mère le rajeunissait . Mais, ils finissaient toujours par s’accorder, pour ne pas être en retard dans  l’organisation et l’orchestration des préparatifs. Les cartes d’invitation à graver sur la nacre des plus beaux coquillages,  le choix du lieu, du gâteau, du cadeau, des algues-décoratives, des méduses-éclairées, des porcelaines-vaisselles , des galets de signalisation :  beaucoup de tirets à cocher pour que tout soit prêt.

Un jour, Volcan sentit une douce chaleur lui caresser le haut de sa tête. Il pensa que le passage frétillant des raies sur ses grattons en était à l’origine. Pourtant, aucune de ses amies ne le frôlait ce jour-là. Sa coiffe, au soleil, aux étoiles, à la lune se révélait au monde du dessus.  Maman, papa, je suis une île ! 

Volcan connut alors les bonheurs de l’amitié avec les vies uniques à son monde et aussi celles venues d’ailleurs. Certaines rencontres décoiffaient ses flancs, et d’autres lui donnaient des ailes.

Quand Fanjan* s’échoua sur ses côtes, épuisée par la force des cyclones, de mauvaise humeur, elle ne fit rien pour lui plaire : “Je te salue Volcan !  Ça manque un peu de vert ici, non ? Je m’installe ou je dégage ? “

“Tout doux fougère,  fleuris un peu ta demande ! “

Fleurir… Fleurir… je lui demande de neiger moi !? D’abord, moi c’est Fanjan*. Je ne suis pas une vulgaire Fougère,  pensa-t-elle contrariée. Elle gratta un peu son feuillage comme pour trouver de l’inspiration flatteuse et reprit d’un ton pincé : “Sire, votre beauté m’inspire ! Moi, déchue de mes espaces, catapultée sur les vôtres, agrippée sur vos coulées flamboyantes, je donnerai à vos rubis mon vert pour la vie. Je garnirai vos grisailles.  Il est vrai que sans mon vert, vous êtes déjà beau”… Volcan éclata de rire : “Ah, ah, ah !  Le Sir’age de lave” !  Là, tu en fais un peu trop. Mais bon, c’est mieux, c’est plus doux.”

Attendri par l’énergie qu’elle déployait à vouloir le convaincre, il accueillait avec sagesse ses  flatteries bien enflées.  De la chlorophylle  il en possédait déjà.  Avec ou sans elle, les vies respiraient.  “Tu m’as convaincu Fanjan. Tu peux rester. J’adore ton humour et tes grosses boucles ! Bienvenue ! 

Avec sa belle, Pétrel* revenait tous les ans pour agrandir sa tribu.  Volcan  lui réservait les plus hauts et plus douillets sommets, et veillait au confort du futur oisillon.    Pour rendre hommage à sa bienveillance, Pétrel le consacra  Parrain de toute sa descendance. A côté de son “Petit nuage volant”,  par la procuration de sa seule présence, Volcan découvrait la légèreté, la  liberté, qui s’immisçaient au cœur de ses coulées. A la nuit tombée, les deux amis se rejoignaient pour écouter d’une même oreille le rire des  étoiles filantes, joyeuses de se croiser, et de s’endormir à nouveau. 

 

Je Volcan tu me vois

De  siècle en siècle, sa tribu s’étoffait, garnissait ses flancs et animait tous ses espaces.

Au lendemain d’une de ses coutumières éruptions, sournoisement, les premiers tourments capables d’écorcher ses vagues de lave surgissaient. La conscience lui révélait toutes les disparitions qu’entraînent ses incandescentes poussées. 

Je ne veux plus grandir !”  Recroquevillé dans le plus profond de son magma, il s’interdit toute nouvelle poussée. Ses parents, désarmés par ce retranchement, firent appel à ses compagnons pour lui faire entendre raison. Lichen consulta la forêt. Sur sa mousse verte, inspiré  par ses racines les plus profondes, il tricota avec des cheveux d’ange le  texte. Au son d’une plume déterminée à pénétrer son âme, voilà ce qu’il dit : 

 

“Volcan, tu es le seul à  tracer le chemin que nous empruntons. Quand tes flancs deviennent trop petits pour te contenir, alors, contraint par ta nature, tu  exploses pour te répandre.  De notre côté, serein à l’idée de revenir plus fort, plus nombreux, nous nous transformons en poussière. Cette poudre  nous contient, et grâce à ses pouvoirs magiques, mystérieux, nous revenons. Ta croissance perpétue la nôtre. Pour la survie de toutes nos espèces, ton droit a le devoir de s’accomplir, GRANDIS !

Des larmes gorgées du sentiment d’être utile au monde traçaient ses premières ravines. C’est ainsi que ce jour-là, il  signa de son ancre  rouge, son engagement à servir la Vie. 

 

Je Volcan j’aime. 

Il prit alors son rôle au sérieux, et décidait de mieux s’organiser, et de confier certaines missions à ses amis. 

Zéphyr,  l’esprit vif et cocasse, était chargé de lui transmettre les dernières nouvelles, de rafraîchir les anciennes et, surtout de lui annoncer la liste des demandes d’autorisations d’entrée sur son territoire. 

Une complicité joyeuse les liaient. Dans leur gosier, les actualités, croustillaient de railleries. 

  • Tu sais pas la dernière ? Paille En Queue vient de battre Papangue* avec son plus haut vol.
  •  Ha ha ha ! ça ne m’étonne pas ! Il veut toujours monter plus haut que sa queue ! Cette quête lui vaudra bien un alunissage. 

Rafales  de rires : un festin aux ingrédients capables d’affronter toutes les famines. 

 

Depuis quelques lunes, Volcan s’impatientait de revoir Zéphyr dans l’espoir d’obtenir des informations sur la grande verte, cette inconnue, si gracieuse, si élancée qu’il apercevait du haut de ses cirques.  Trop de  points d’interrogation sans réponse le harcelaient. “Qui est-elle ? Comment s’appelle-t-elle ? N’est-elle que de passage ? À quel singulier pinceau doit-elle  toutes ces nuances de vert ? “

Il s’attendait à ce qu’elle figure sur la liste des demandes d’asile, mais, mystère.  Comme le barreau démissionnaire d’une  échelle qui laisse un vide infranchissable, cette absence froissa sa bonne humeur.  “Pourquoi n’ai-je pas osé lui en toucher quelques murmures ? Je ris de moi ! Suis-je sot, à espérer mille choses qui m’échappent ?” Fouillant dans ses souvenirs, son esprit sautillait de mirages en images pour la retrouver.

 

 Avant le retour de Zéphyr, plusieurs lunes taquinèrent  sa curiosité inassouvie.  

  • Hey Foufou ! Tu rêves ou quoi ? 
  • Oh, Zéphir, quel bon souffle t’amène mon ami ? Sur quelles nouvelles ta brise poétise ce matin ?
  •  Et bien, rien de bien croustillant à se mettre sur le gril mon Dalon ! Tornade se prépare à nous décoiffer ! Quelle teigne à vouloir décourager nos peignes. Ah ah ah ! Avoue, celle-là elle défrise ? 

Volcan ne riait pas, il pensait aux mots qu’il allait postillonner pour tenter d’obtenir des informations sur la grande verte. 

  • Ok, je vois, la plaisanterie, ne t’habille pas ce jour.  Tu t’endors ou quoi ? Le conseil des sages attend tes  validations aux demandes d’asile de nombreuses tribus ! 
  • Oui, je m’y suis penché, et justement, avec qui bavardais-tu, au bord de mes ravines ?
  • Tuit tuit et Tamarin ? 

 

  • non, non, eux je les connais, la Grande Verte ! 
  •  Je ne vois pas…
  • Quand même Zéphyr, élancée,  la classe,  gracieuse, ondoyante, grande, très grande,  verte, très verte, des verts de toutes les couleurs…
  • ah, ouiiii, Kanna ! Hum…On dirait qu’elle te fait de l’effet la pimbêche. Hahaha tu rougis !
  •  Pas du tout, c’est du rouge de contrariété ! Elle s’installe sur mon île, et, elle n’apparaît pas sur ta liste.
  • C’est un oubli,   c’est le graton  qui se moque de la lave ! Tu as quand même beaucoup de retard dans l’examen des demandes d’asile. 
  • Kanna tu dis…? J’aime ce nom. Je le rajoute du coup ! Juste Kanna ? 
  • Sucre !
  •  Kanna Sucre, ok…une demande de plus.

Zéphyr virevolte, prends congés de son ami, et chantonne d’un revers de brise :

  • Kanna,  tes verts sur mes flancs c’est l’odeur de mon printemps, ton voile sur mes hanches,  mon cœur vers le tien se lance.

Un peu agacé par ces taquineries, Volcan n’en demeura pas moins joyeux, et examina toutes les demandes d’autorisation.

“Voyons voir, les familles,   Margouillat,  Zoizo La Vierge,  Lendormi, Le Bois De Jolicoeur, Kanna Sucre… Boum !  A la lecture de son nom, son cœur cogna fort,  très fort. Il veut  sortir pour te rejoindre Kanna, pensa t-il exalté.

 Enivré par une multitude d’émotions qui piquaient son coeur il consentit à toutes les demandes : 

  • Je valide ! Oui, oui, oui et Oui ! Je dis oui ! Mes terres comme des bras qui vous embrassent, s’ouvrent pour vous, posez vos ancres !

Dans ses yeux, toutes les lumières, tous les nuages, servaient la  beauté de Kanna. Volcan était amoureux.

Alors qu’il s’apprêtait à lui déclarer sa flamme, la peur de la voir disparaître dans ses bras ardents surgit.  Comment l’aimer sans être torturé par ces jours, ces nuits, ces milliers d’instants présents à ne  respirer que pour la revoir. 

En quête de contenir sa nature,Volcan n’en devenait que plus violent. Sa fureur menaçait une fois de plus les espèces encore vulnérables.  Ses engagements désertaient sa conscience car son amour pour Kanna banissait l’acceptation de son absence. Celles de Mousse, Lichen  Fougère, il pouvait les envisager comme une graine enfouie, que l’on guette dans la joie,  jusqu’au jour de son retour magique  à la surface. 

Zéphyr s’appliquait plus que jamais dans son rôle de messager. Il ne manquait pas de rapporter à Volcan toutes les inquiétudes de ses amis, et tentait de le convaincre de mettre fin à son isolement.

  • Ton amour pour Kanna menace toutes les espèces y compris la sienne. Elle s’inquiète pour toi : 

 “Le chant de mes voiles n’apaise donc pas ses peurs ?  Connaît-il ma solitude afin qu’elle soulage la sienne ? Il ne croit donc pas à mon éternité. Ses flammes ne consumeront jamais notre amour, mais il ne le sait pas. Dans mon royaume, nos ancêtres nous l’enseignent avant même que le sol nous retienne.”

  •  Tu  vois, elle t’aime aussi, mais les cordes de ton violon sont dangereuses et nous mettent en péril. 
  • Je refuse ce bonheur composé de la douleur du manque, tu comprends ça  Zéphyr ?   Je n’ai pas le courage de supporter l’idée du temps qui sépare. Mais toi ! Toi, tu n’es que du vent qui ne s’attache à rien et certainement pas au temps ! 

La rage dans ses crevasses, Volcan prit  les clés du palais des Silences pour s’y réfugier. 

Silence Malicieu l’incita à goûter aux plaisirs de la colère. Il avait le pouvoir d’atténuer la douleur de ses déchirures. L’inconvénient c’est que cette anesthésie ne durait que peu de temps avant que les souffrances reviennent. 

Silence Sérieux le gronda pour lui rappeler ses engagements. Plutôt que de l’apaiser, ses reproches l’empoisonnaient. 

Silence Sage, lui révélait qu’en lui le bon et le  beau se cueille dans l’instant présent. Mais, le vacarme dans l’esprit troublé de Volcan écrasait cette vérité. 

Silence Naturel eut l’idée de le distraire et de confier cette mission à  La Pâture*. Comme hypnotisé par une forme d’insouciance imposée, Volcan se mit à observer les ailes bleues argentées de son ami le papillon qu’il connaissait déjà chenille. “Quelle idée de construire une chrysalide, de s’y enfermer, tout ça, pour la déchirer et ressortir” songea Volcan. Ses battements d’ailes atténuaient ses brûlures. Cette scène lui révéla alors la valeur du temps et des épreuves pour connaître  la joie de s’accomplir.  La Pâture* en a connu des éclipses songea t-il. Son vol n’en est que plus admirable… Disparaître et renaître… À quel prix je m’épargne la douleur de voir disparaître Kanna ? Je me condamne ainsi à errer comme une éternelle chenille qui rampe comme mes coulées pour étouffer mes désirs.  Alors qu’une seconde à vivre cet amour m’offre l’éternité du souvenir et fertilise la terre pour son retour. 

La fulgurance de cette révélation désintégra tous les bourreaux de ses élans amoureux. D’un revers de lave, il se réfugia dans le palais du Silence Romantique pour  rebondir,  comme un enfant sur les battements  de son cœur tendu jusqu’à ce qu’il rejoigne Kanna.

Sur son chemin, contents de le revoir, tous ses amis l’acclamaient dans une frénésie joyeuse,  pour  mieux s’évanouir sous sa cape, ce calice précieux pour leur sommeil fertile. 

De son côté, Kanna commanda à ses émeraudes de soigner leurs éclats.  Une multitude de nuances de verts jaillit de sa sève pour anoblir sa parure. 

A quelques mètres l’un de l’autre,  émerveillés par leurs beautés en mouvement, de crépitements en murmures, Volcan et Kanna s’unirent en offrande pour la Vie.

Aujourd’hui encore, des petits gratons caramels dévalent les pentes au grès de Zéphyr qui les chahute  pour entendre leurs rires grésiller sur la plaine des sables. 

 

Marie-Line Triponey

 

*Gobie est une espèce de poissons d’eau douce que l’on trouve sur l’île de la Réunion.

*Fanjan est une fougère arborescente endémique de la Réunion.

*Pétrel est un oiseau marin endémique de la Réunion. 

*Papangue est un rapace endémique de la Réunion. 

*La Pâture est un papillon endémique de la Réunion.

 

 

 

La Gestion du Stress au Travail – Édition Auteur – La technique du carré

Cher lecteur, aujourd’hui, j’ai décidé de te partager la méthode de respiration dite du CARRÉ afin de t’aider à mieux gérer ton stress au travail, mais aussi dans la vie de tous les jours. Cette méthode m’a été enseignée par une psychologue et peut s’appliquer dès un jeune âge et également en cas de crise d’angoisse.

Pour appliquer la méthode du carré, rien de plus simple ! Tu vas commencer par inspirer profondément pendant 4 secondes, puis tu vas expirer à fond sur 4 secondes également, et tu répètes l’opération. Cette méthode est très efficace pour se relaxer et relaxer son mental. Tu peux la répéter autant de fois que nécessaire ! 

Je te dis à très vite pour de nouvelles aventures livresques, et en attendant, prend bien soin de toi !

À bientôt,

Love,

May.

La Gestion du Stress au Travail – Édition Auteur – La Technique du Transat

Bonjour, cher lecteur, aujourd’hui, j’ai décidé de te partager une technique de respiration et de détente qui m’a été enseignée par une psychologue. J’ai nommé, la technique du TRANSAT.

Cette technique est très simple à appliquer dès un jeune âge et est utile en cas de fort coup de stress par exemple. Pour se mettre en position du transat, rien de plus facile ! Tu vas t’asseoir au bord d’une chaise et te pencher, les bras levés, jusqu’à ce que ton dos touche le dossier de la chaise. Dans cette posture, tu peux t’apercevoir que ton plexus solaire est ouvert, que tu respires plus profondément et plus amplement. Cette technique est efficace lors de petits coups de stress comme lors de crises d’angoisse, n’hésite pas à l’utiliser au quotidien !

Dans un projet post, découvre également la technique du CARRÉ !

À très bientôt,

Love,

May.

La Gestion du Stress au Travail – Édition Auteur – La Méthode Pomodoro

Cher lecteur, j’ai décidé de t’écrire aujourd’hui concernant la gestion du stress au travail en tant qu’auteur. 

Le stress est l’ennemi du bien et du bien-être, c’est pourquoi je vais te partager certaines techniques afin d’optimiser ton bien-être au travail. Aujourd’hui, nous commençons par la technique Pomodoro (tomate en italien).

La technique Pomodoro n’est pas une technique de gestion de stress en soi. C’est une technique de gestion du temps de travail qui permet d’être plus organisé, et donc, plus serein.

Cette technique est plutôt simple à appliquer et ne s’applique pas uniquement aux auteurs, elle peut s’appliquer pour étudier aussi, par exemple.

Tu vas mettre un timer de 25 minutes (il existe des sites internet qui appliquent directement la méthode Pomodoro) durant lesquelles tu vas te concentrer sur ton travail (écriture, relecture, mailing, planification…), puis, au bout de ces 25 minutes, tu vas mettre un timer de 5 minutes durant lesquelles tu fais ce que tu veux, boire un café, scroller sur les réseaux sociaux, tout ce qui peut te distraire. Tu répètes ceci encore 3 fois et au bout de la quatrième période de travail de 25 minutes, tu t’octroies une pause plus longue de 15 à 30 minutes (je conseille minimum 20-25 minutes pour bien décompresser). 

Cette technique m’a été enseignée par une psychologue dans le cadre de mon TDAH. Elle est également efficace pour des personnes qui ont besoin de s’imposer un cadre pour mieux progresser dans leur travail.

J’espère que ce post t’aura été utile et qu’il t’aura donné envie d’en lire plus !

À très bientôt !

Love,

May.

Les différentes plateformes d’auto-édition

Tags : Autre , Éducatif

Cher lecteur, aujourd’hui, j’ai décidé de te partager les différentes fonctionnalités que proposent les 3 principales plateformes d’auto-édition en ligne. 

Je vais donc parler d’Amazon KDP, de Librinova et de BoD.

J’ai précédemment été auto-éditée via Amazon KDP et ai décidé d’arrêter pour le moment pour certaines raisons que je vais mentionner dans ce post.

La plateforme Amazon KDP est gratuite et très simple d’accès, tu peux même y accéder avec les identifiants de ton compte Amazon si tu en as déjà un. Il y a plusieurs onglets dont le premier nommé “bibliothèque” qui répertorie tous tes livres publiés, mais également un bouton “créer” qui te permet de créer une nouvelle œuvre. Tu peux alors choisir de créer un e-book, un livre broché ou un livre relié. Selon le format que tu auras choisi, il est conseillé d’importer ton manuscrit au format PDF ou WORD/LibreOffice. L’un des problèmes majeurs que j’ai rencontrés dans la création de mes livres via KDP est la maquette. Je trouve que le site est très mal fait quant à la création de sa maquette ou l’importation de celle-ci. Tu peux également choisir le type de papier, la couleur (crème ou blanc)… Une fois toutes les étapes suivies, tu peux commander une ou plusieurs épreuves de ton roman. Et c’est là que viennent mes deux autres problèmes avec KDP. Tout d’abord, les livres ne sont pas imprimés en France (principalement en Pologne ou en Italie), et de plus, même si tu as validé ton épreuve, car tout était imprimé correctement, il arrive qu’il y ait des problèmes d’impression par la suite lorsque tu commandes des exemplaires d’auteur ou qu’un client commande directement via Amazon. Je ne dis pas que KDP est une mauvaise plateforme et elle est certainement adaptée à beaucoup de personnes, car facile d’utilisation en grande majorité, mais les raisons mentionnées précédemment font que je ne publierai plus via cette plateforme.

Je vais maintenant te parler de Librinova — moins en détail, car je n’ai jamais publié via cette plateforme — qui, contrairement à KDP, a un partenariat avec une imprimerie à côté de Lille, dans le nord de la France. Librinova n’est pas qu’une plateforme d’auto-édition, c’est également un guide et un support pour les auteurs en auto-édition. Librinova publie fréquemment des articles pour t’aider dans ton métier d’auteur, mais propose également un service de correction de manuscrit, par exemple. Je me suis renseignée auprès d’auteurs ayant déjà publié via Librinova et la qualité des livres semble supérieur à celle des livres publiés par KDP sans erreurs d’impressions ou autre. Alors, si tu veux t’auto-éditer simplement, avec l’aide de professionnels et voir tes livres imprimés en France, Librinova est peut-être fait pour toi. (Attention, l’auto-édition via Librinova a un coût !)

Maintenant, place à BoD. BoD est une plateforme d’auto-édition du même genre que Librinova. Les livres sont pour leur part imprimés en Allemagne, sinon, le fonctionnement est quasi identique à Librinova et les coûts également. À noter que BoD propose également des services tels que la correction ou la relecture du manuscrit. Je me suis renseigné auprès d’auteurs et l’impression par BoD semble être de qualité égale à celle par Librinova.

J’espère que ce post t’a été utile et qu’il répond aux questions que tu avais sur l’auto-édition via une plateforme en ligne.

N’hésite pas à me contacter si tu as des questions et à laisser un petit commentaire bienveillant !

À très bientôt,

Love,

May.

Mettre en place une routine d’écriture

Tags : Autre , Éducatif

Cher lecteur, aujourd’hui, j’ai décidé de te partager une méthode (parmi tant d’autres) pour mettre en place une routine d’écriture pour un projet roman. 

Une routine d’écriture, ça sert à quoi ? Principalement à prendre l’habitude d’écrire et se dégager du temps, mais également à optimiser son temps d’écriture.

La première étape qui boost et motive, c’est celle de la planification de ses journées. En planifiant chacune de ses tâches et activités, on trouve plus facilement des créneaux pour écrire (même 20 minutes peuvent être bénéfiques !).

Une fois ton plan d’attaque défini, tu peux passer à la deuxième étape, le mindmaping / brainstorming. Mais, qu’est-ce que c’est ? C’est le fait de noter toutes les idées qui te passent par la tête, des plus abstraites aux plus concrètes.

Une fois toutes tes idées notées, tu peux passer au worldbuilding. C’est une version plus concrète et organisée du brainstorming. Tu vas détailler ton univers, tes personnages, tes lieux… Pour cela, tu peux t’aider de fiches personnages, lieux, te renseigner sur des religions et systèmes politiques déjà existants…

Ton worldbuilding est complet ? Parfait ! Tu peux passer à l’étape du chapitrage superficiel. Quésaco ? C’est le fait d’organiser ses chapitres sans rentrer dans les détails, tu agences dans les grandes lignes chaque chapitre pour te repérer et mieux te familiariser avec tes personnages, lieux, scènes…

Une fois la phase de chapitrage superficiel terminée, tu peux passer (c’est optionnel, mais cela peut réellement aider à agencer ses chapitres) à l’étape du chapitrage détaillé. C’est-à-dire que tu vas détailler du mieux que tu le peux chaque chapitre, chaque scène, tu peux même noter des idées de dialogues, de description, tout ce qui peut t’aider à rédiger ton chapitre plus tard.

Tu as traversé chaque étape avec brio ? Super ! Vient maintenant l’étape de l’écriture. Lance-toi dans ton premier jet sans regarder en arrière !

Ton premier jet est terminé ? Félicitations ! Maintenant commence une étape quelque peu fastidieuse, mais nécessaire et importante. Celle de la relecture, réécriture, bêta-lecture, correction orthographique et grammaticale. Mais, qu’est-ce que ça veut dire tout ça ? Dans mon cas, ce qui vient en premier, c’est la première relecture et réécriture pour gommer les premières incohérences et fautes. Ensuite, vient l’étape de la bêta-lecture. C’est-à-dire que tu vas recourir à un bêta-lecteur (professionnel ou non, à toi de choisir) qui va te donner tous les axes d’amélioration de ton manuscrit. Dans mon cas, après la bêta-lecture vient une nouvelle réécriture, une nouvelle relecture et une nouvelle réécriture pour finir par la relecture finale. (Tu peux recourir à plusieurs bêta-lecteurs et faire autant de relecture/réécriture que nécessaire !)

Ton texte est abouti ? Tu as fini ta réécriture ? Bravo ! Maintenant, plusieurs options s’offrent à toi : tu peux décider d’envoyer ton manuscrit à des maisons d’édition pour le soumettre à leur comité de lecture, ou bien, tu peux décider de t’auto-éditer ! 

Ce post a été écrit en toute bienveillance et dans le but de faire un résumé de la routine d’écriture que j’ai adoptée pour Ça a toujours été toi. Si tu as des questions, l’espace commentaire est à toi ! Si j’ai commis un impair, n’hésite pas à me le faire savoir, avec gentillesse bien sûr !

À très bientôt,

Love,

May.

Le monde de Gigi

LE MONDE DE GIGI : ” Avec Le Monde de Gigi, William Maurer signe une œuvre qui ne ressemble à aucune autre ” (Fresh Mag Paris)

Bonjour,

Je m’appelle William Maurer,  j’ai 32 ans, je suis écrivain et je viens de m’inscrire sur ce nouveau réseau social dédié à la littérature pour soutenir ce que je considère comme une très belle initiative. Comme je me lance également dans la communication et la promotion de mes livres et que je veux me familiariser avec les réseaux sociaux, je vous présente mon second livre : “Le monde de Gigi”, un conte philosophique moderne léger et tragi-comique. 

Voici le résumé : 

Un pigeon et un chat nouent une amitié insolite à Paris, accusés de bouleverser l’équilibre naturel entre proie et prédateur. L’affaire est portée devant les tribunaux avec Gigi, une jeune fille précoce, comme avocate. Coupables ou innocents ? La question se complexifie lorsque les végétaux et les forces célestes s’en mêlent et qu’un ange nommé Hermès est appelé à témoigner…

Vous pouvez lire le premier chapitre sur mon site d’auteur : williammaurer.fr dans la rubrique “Textes” ainsi que l’interview que j’ai donnée dans l’émission “Paroles d’écrivain”  tout en bas de ce lien : ” https://williammaurer.fr/medias-interviews-articles/ “

N’hésitez pas à me laisser des commentaires, je les lirai et y répondrai avec grand plaisir ! 

Bonne littérature ! 

Être Homme

Être Homme n’est qu’un tissu de conditions et de modalités. Nous sommes des hommes, parce que nous sommes dans ce monde, sur cette terre qui permet à l’âme humaine grâce aux impressions compréhensives du monde qui l’entoure, d’être humain.

Je ne suis pas sûr que des hommes, sur une autre planète avec un tout autre tissu de conditions et de modalités, puissent être encore considérés, comme des hommes.
Seront-ils confrontés aux mêmes impressions compréhensives ? Ces impressions entraînent une certaine compréhension et connaissance du monde environnant.

Nous sommes des hommes par notre environnement, en relation avec ce dernier. Cet environnement donné permet l’émergence de l’être humain.

Est-ce que des êtres humains évoluant dans un environnement autre que le nôtre seront dans deux ou trois générations encore des hommes ? Seront-ils autre chose ?

La Terre, n’est pas une prison elle est la condition sine qua non de notre humanité. Elle a une durée de vie, comme l’Homme qui d’une manière ou d’une autre s’éteindra. Il est illusoire de penser l’Homme, ailleurs que sur la Terre.

Florian Marek.

L’argent ne fait pas le bonheur

Le bonheur c’est, se départir du jugement, des passions qui troublent l’âme, tout en acceptant son destin. Ne se préoccuper que de ce qui dépend de soi, savoir s’estimer à sa juste valeur ni plus, ni moins. C’est également vivre dans le présent sans espoir pour demain. Mais aussi, vivre selon sa et la nature, le tout dans la constance de la vertu. Le bonheur c’est, le contentement de l’âme.

L’argent ne fait pas le bonheur, au contraire ceux qui mettent le bonheur dans l’argent finissent par tomber dans la passion de l’amour de la richesse. Mettre le bonheur dans l’argent, c’est prendre le risque de vivre dans un état de frustration permanente. Il n’y en aura jamais assez ! Et le jour où celui-ci n’est plus disponible, la dépression s’installe. L’argent pour pallier à la nécessité, oui. Mais pas pour être heureux.  Courir après lui, c’est devenir son esclave.

Vénale vanité !

L’eudaimonia ne s’achète pas !

Florian Marek.