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Un humaniste, une époque

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           Écrire contre l’oppression 

Dénoncer les horreurs du passé comme celle d’aujourd’hui 

Sans jamais renoncer au combat utile et indélébile 

Pour rendre hommage aux humanistes 

Mon appel pacifique pour ce prémunir des idéologies nuisible 

Toujours à la symphonie 

Pour garantir les valeurs démocratiques 

Défendre les innocents contre l’injustice 

Pour humaniser les peuples asservis 

Et vivre en harmonie 

Protéger la dignité 

Sans jamais renier l’équité 

Afin de rester fidèle à l’humanité 

 

 

 

        Introduction

Ce projet d’écriture qui me tient particulièrement à cœur me redonne de l’espoir pour ceux qui se lancent dans l’écriture afin de partager mes analyses. Exprimer mes sentiments sur l’humanité à travers l’écriture permet également de reconnaître et de perpétuer la mémoire de ceux qui ont consacré leur vie à une cause juste. Ce livre me donne l’opportunité de concrétiser mon projet qui reste une passion fondamentale. En utilisant mon écriture, je souhaite rendre hommage aux personnes qui ont perdu la vie dans une société parfois ignorante et influencée par l’obscurantisme, et qui ont traversé le monde. Mon écriture me permet aussi de me tourner vers mes passions secondaire la philosophie, la sociologie,la politique, le droit, la poésie, l’histoire particulièrement l’histoire du XXe siècle marqué par les deux guerres mondiales, les idéologies totalitaires et les guerres de décolonisation. La philosophie politique est une passion pour moi, en particulier à travers les écrits de Jean-Jacques Rousseau sur le contrat social et les valeurs telles que la liberté, l’égalité et la justice. Enfin Voltaire pour sa tolérance qu’il mettra en avant dans son œuvre Traité sur la tolérance publié en 1763. Cette œuvre sera d’actualité tout au long des siècles qui suivront les événements décrits dans ce livre, en particulier au cours du XXe siècle et également à notre époque face à l’intégrisme et aux mouvements réactionnaires.

 

Il est essentiel de rappeler le drame des intellectuels qui ont été assassinés pendant la décennie 90 par les intégristes. Pendant la guerre civile, Tahar Djaout, un intellectuel renommé, a été assassiné en 1993, faisant de lui l’un des

premiers intellectuels tués. Cette tragédie est effrayante pour l’Algérie qui possède une grande richesse intellectuelle à travers les écrivains tels que Assia Djebar, Mohamed Dib, Rachid Mimouni, Kateb Yacine ou encore Mouloud Mameri. L’intégrisme représente un danger majeur pour la société qui est en train de régresser et qui met en péril l’émancipation des femmes après une longue période de colonisation. Dans cette optique, l’intégrisme est un poison pour l’humanité, il anéantit l’humanisme et la dignité humaine, il est le symbole du fascisme et du nazisme. Je tiens à rendre hommage à Abdelkader Mesli pour son humanisme et son engagement inébranlable dans la résistance. Il a été imam de la grande mosquée de Paris et a joué un rôle crucial dans la sauvegarde de plusieurs dizaines d’enfants juifs durant la seconde guerre mondiale. En 2022 à l’occasion du centenaire de la mosquée, le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, déclare: « Mes illustres prédécesseurs ont gravé dans la mémoire nationale une certaine idée de l’humanisme. Le premier recteur de la Grande Mosquée de Paris, Kaddour Ben Ghabrit, a aidé à sauver, avec l’imam Abdelkader Mesli, des personnes juives de la barbarie nazie». Je tiens à souligner ma reconnaissance envers Jacques Paris de Bollardière qui, malgré son refus d’appliquer la torture pendant la guerre d’Algérie, sera emprisonné pendant un mois. En honorant cette action héroïque et symbolique, il ne renie pas la mémoire de Jean Moulin, qui a été torturé par la Gestapo en 1943. D’une manière générale, il ne salira pas la république en préservant les valeurs d’un peuple uni. Alors je dois à nouveau évoquer ses écrivains, journalistes intellectuelles femmes, hommes et enfants d’Algérie qui dans la décennie 90 ont payé de leur vie le fait d’écrire, d’exposer leurs idées ou tout simplement d’enseigner en langue française. Au moment où j’écris ce livre des enfants, des femmes et des hommes sont tués en Palestine, je voudrais en ce sens humaniser ses victimes innocentes et rendre leur dignité visible. Les valeurs démocratiques définies dans la

déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 pourraient au moins reconnaître leur visage altéré par les atrocités commises par une armée immorale. Assia Djebar disait dans son discours à l’académie française: « en 1950 le grand poète Aimé Césaire dans son discours sur le colonialisme avait montré avec le souffle puissant de sa parole comment les guerres coloniales en Afrique et en Asie on en fait « décivilisé et ensauvagé» dit il l’Europe.

 

Il serait utile de rappeler que depuis de nombreuse années en Palestine des enfants ont perdu l’usage de leur bras et de leur jambe durant les conflits opposant les civiles palestiniennes et l’armée israélienne. Il est important de souligner la destruction des écoles, des hôpitaux, des institutions, des mosquées, des églises (dont une qui date de 2000 ans) et des logements à Gaza, et surtout le déplacement de 493 000 femmes et filles palestiniennes sans aucune considération et en toute impunité. Où sont les féministes, les humanistes, les défenseurs des chrétiens d’Orients, des musulmans et des droits humains ? D’après les ONG et la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, l’enclave palestinienne a été le théâtre de plusieurs opérations militaires depuis juin 2007, avec un blocus terrestre, maritime et aérien. Peut-on aujourd’hui se montrer compatissant envers les Palestiniens qui réclament leur souveraineté, le respect de leur dignité et la prospérité, conformément à la norme universelle du respect de la dignité humaine ? Le regard des médias sur le conflit est préoccupant en comparaison avec les valeurs prônées par la société française. L’islam est abordé sans aucune connaissance du contenu du texte coranique ou de sa lecture. On parle de l’islam comme s’il s’agissait d’une révélation du 21e siècle. A la fin du XIXe siècle le message prônés par les intellectuels tunisiens et égyptiens est que « l’islam est d’abord un état d’esprit basé sur la concorde, le civisme, la politesse et le respect de l’autre ». Dès l’indépendance de la Tunisie en 1956, le président Bourguiba a promulgué le code du statut

personnel tunisien, qui confère aux femmes devenues indépendantes les droits les plus élémentaires. Il faudrait rappeler le long combat des femmes au Maghreb et dans le monde arabe. C’est notamment le cas de Tawhida Bencheikh qui fut la première femme médecin tunisienne du monde arabe ou encore Aldjia Noureddine Bennalègue qui fut la première femme médecin en Algérie. Dans les années 60 et 70, le monde arabe était ouvert d’une certaine manière à l’émancipation des femmes qui occupent une place importante dans la société et qui ont été méprisées par la misogynie et la domination coloniale.

 

Enfin la démocratie qui représente à mes yeux une place importante dans le monde pour préserver la dignité et la liberté d’un peuple. Les puissances étrangères et les conservateurs semblent négliger et mépriser la démocratie. Selon moi, la démocratie permet de sauvegarder les valeurs portés par la déclaration universelles des droits de l’homme qui sont bafoués dans de trop nombreuses États. En ce sens, le pouvoir politique doit se préoccuper du pouvoir d’achat, de la sécurité, de la santé et de la prospérité des citoyens. Ainsi la démocratie me permet de m’exprimer en tant qu’individu et citoyen du monde. Ayant très vite survolé ma réflexion qui porte sur le monde en évolution ou en régression, je décide de partager ma réflexion et mes mémoires.

 

 

      Écrire contre l’ignorance et l’obscurantisme

En 2012, le terroriste Mohammed Merah tue Imad Ibn Ziaten qui fut l’une des premières victime d’un terrible attentat. Mohammed Merah a t il penser un seul instant à la mère d’Imad qui sera endeuiller toute sa vie. Ainsi les attaques terroristes ont toujours ciblé les musulmans première victimes des attentats intégristes. Les intégristes tue au nom d’une idéologie totalitaire qu’ils vont admirer et vénérer. Il semble nécessaire d’indiquer que les terroristes qui ont perpétrer des attaques abjectes n’ont jamais été à la base des musulmans pratiquants. En effet, Khaled Kekal,Mohamed Merah, Salah Abdeslam ou encore Abaoud ou Coulibaly ont été condamnés pour des délits de droit commun tels que des vols, des vols à la voiture bélier, braquage,vol à main armée, violence volontaire, injure, agression, dégradation de biens publics et violence en réunion, consommation de cannabis et d’alcool tout ceci étant interdit par l’islam. À chaque attentat ou drame on évoque systématiquement l’islam mais lorsqu’il y a une attaque terroriste d’un catholique intégriste on n’évoque pas le christianisme comme cause de ce drame. En rappelant le drame d’enfants poignardé par un individu qui se revendique chrétien en 2023 à Annecy ou encore l’assassinat d’ yitzhak rabin en 1995 par un intégriste juif Yigal Amir son objectif étant de poursuivre la lutte entamée par le terroriste américano-israélien Goldstein contre le processus de paix, «au nom de Dieu ». Goldstein assassine 29 Palestiniens musulmans en prière et en blesse environ 125 autres dans une mosquée durant le ramadan avec une arme à feu automatique, avant d’être maîtrisé et battu à mort avec un extincteur. Sa mort et son acte sont régulièrement commémorés par une partie de l’extrême droite au cimetière de la colonie israélienne de Kiryat Arba où il est enterré. Parmi les 10 commandements formulés en dix lois morales que Dieu a données Moise on peut citer « tu ne tuera point » qui sera repris dans la législation pénale interdisant les homicides. Il serait utile de rappeler également la violence du Ku Klux Klan lié au terrorisme d’extrême-droite et au suprémacisme blanc. Il se fonde souvent sur une lecture raciste, xénophobe et intégriste de la Bible. En 1988, un attentat du cinéma Saint- Michel commis par un groupe de catholiques intégristes, protestant contre la projection de La Dernière tentation du Christ de Scorsese, fait 13 blessés.

Au delà de ses événements le vivre ensemble demeure difficile mais réaliste et possible. De 711 à 1492 durant la période de l’Espagne musulmane, les musulmans acceptaient les églises des chrétiens et les synagogues des juifs. Ainsi la tolérance demeure une valeur prépondérante au sein de la société. Voltaire écrit dans son œuvre que « la tolérance est la liberté des autres et la seule vraie marque de l’humanité ». La pratique de l’islam authentique était cohérente au regard de l’interprétation du coran qui garanti le principe de non contrainte prévu à la sourate 2 verset 256. On impose pas l’islam, on adhère volontairement à l’islam qui pourrait nous permettre de nous épanouir. Ensuite l’islam protège l’intégrité physique des individus dans la sourate 17 verset 33 « Ne tuez point la vie que Dieu a rendu sacré ». Ainsi la peine de mort ne s’applique pas dans l’islam en vertu du droit à la vie puisque c’est Dieu qui juge les consciences des croyants. De plus, le prophète de l’islam dit « assiste l’opprimé et l’oppresseur » et la sourate 16 verset 90 énonce que « en réalité Dieu ordonne l’équité et le bien, la générosité envers les proches. Il interdit la turpitude, la mauvaise action et la rébellion ». Logiquement, la protection de la vie et le respect de la dignité humaine sont à la base de l’enseignement de la religion musulmane, en ce sens il s’agit de préserver la tolérance et l’épanouissement. À travers le fanatisme on remarque d’emblée l’embrigadement des jeunes vulnérable au discours intégriste. Tout ceci favorise le désordre complet qui vise à dégrader le progrès de la civilisation islamique.

Ceci met en avant la science et la philosophie omniprésente dans le savoir islamique mais également la lecture est essentielle et recommander par la sourate 96 du coran. Ainsi se sont des scientifiques arabo-musulmans qui ont participé à structurer les mathématiques dans le domaine de l’arithmétique, de l’algèbre et de la géométrie. Les autres disciplines développées sont la médecine, la botanique, la zoologie, l’agriculture, la physique, la chimie, l’optique, la géographie et l’astronomie. Parmi les savants musulmans on retrouve El Farabi, Avicenne, Avéroes et Ibn Arabi. On retrouve également les écrits des historiens musulmans comme Ibn Khaldoun et Ibn Saad historien du 8e siècle connut pour sa biographie du prophète Mohammed. Avéroes théologien, philosophe, médecin et juriste musulman parlait déjà à son époque au 12e siècle de la compatibilité de la révélation et de la raison humaine. Il incite les musulmans à pratiquer la philosophie qui ne contredit pas la loi divine qui appelle à étudier rationnellement les choses. Avéroes a été célèbre et admiré par les juifs d’Espagne qui ont répandu sa philosophie en Europe après leur expulsion en 1492. Avéroes a été aussi un médecin cherchant des traitements contre les maladies en publiant son livre De la médecine universelle en 1162. Il indique également que la médecine scientifique doit être réuni avec l’ensemble des traditions rassemblant les pratiques et les conseils du prophète concernant les soins. Jean Pic de la Mirandole influencé par les écrits d’Avéroes accorde une place importante à la dignité et aspire au progrès scientifique, intellectuel et social de l’être humain dans son livre Discours sur la dignité de l’homme publié en 1486.

J’aimerai rappeler que des intellectuels ou des artistes français comme Eva Vitray-Meyerovitch, le peintre Étienne Dinet et Louis Massignon se sont convertis à l’islam. Leurs écrits seraient d’une utilité pour mieux appréhender l’islam, contre des discours fallacieux qui se répandent de manière spectaculaire dans les médias et les réseaux sociaux.

Certains ont fait croire que l’islam interdisait la musique alors que la musique est présente dans le soufisme. Mais allons plus loin dans cette réflexion, durant la colonisation et les guerres de décolonisation, on compose des chants révolutionnaires, des hymnes nationales. Les mariages et les fêtes de circoncision ont fait appellent à des orchestres pour fêter ses événements. De surcroît, la musique traditionnelle au Maghreb est très écouter comme le malouf musique traditionnelle arabo-andalouse du temps de l’Espagne musulmane puis implanté au Maghreb ou encore la musique d’Abdelkrim Dali qui chante des chansons diffusé tous les ans à l’occasion de l’aid Al Kebir et l’aid el Firt à la télévision algérienne. Oum Kalthoum célèbre chanteuse égyptienne dans le monde arabe et à travers le monde demeure l’une des plus grandes musicienne arabe. Son père imam reconnaît en elle un talent exceptionnelle sur le chant. Elle vient chanter dans les grandes villes arabe et s’offre une popularité immense marquant l’une des figures de la musique arabe. Fadhéla dziria figure de la musique traditionnelle algérienne est au centre du chant algérois. Comme Oum kalthoum, Fadhéla dziria représente le symbole de la musique classique dans le monde arabe. Le grand philosophe El Ghazali dit que la musique n’est pas interdit par l’islam en ce sens qu’on ne peut pas interdire le chant d’un rossignol par exemple. Et le philosophe et théologien Al Farabi joué des instruments de musique influencé par la poésie. Cette réflexion sur la religion me semble fondamentale contre l’intégrisme et les mouvements réactionnaires qui rejette la démocratie et l’universalisme ainsi que les principes immuable de l’islam à savoir la bonté, la tolérance et le respect d’autrui.

Par conséquent, il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression. Dans cette optique, les peuples des Nations Unies ont proclamé leur fidélité dans les droits fondamentaux de l’homme dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleur conditions de vie dans une liberté plus grande. Contre l’ignorance, je préconise toujours l’instruction qui permet de consolider ses connaissances au delà de nos vertus et préserver une société démocratique. Nelson Mandela disait : « l’éducation est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde ». Nelson Mandela meurt en 2013 après un combat humaniste et consciencieux contre l’apartheid et la ségrégation qui lui valu 27 ans de prison et le prix Nobel de la paix en 1993, soit presque 20 ans avant sa mort.

La romancière Assia Djebar élu à l’académie française en 2005 raconte son enfance où « son père instituteur dans les années trente en pleine montagne algérienne, seul dans une école où ne parvenait même pas la route, scolarisait en français des garçonnets, en ajoutant des cours d’adulte pour des montagnards de son age les préparant ainsi à des métiers d’administration afin que leurs familles bénéficient de revenus convenable ».

Revenons brièvement à la cause palestinienne en citant le Général De Gaule en novembre 1967 : « Dans les territoires qu’occupe Israël, il organise l’occupation, cette occupation provoque une résistance qu’Israël appelle terrorisme ». Cette citation du Général De Gaulle occulté par les médias aujourd’hui montre la prise de conscience de ce conflit majeur qui dure depuis de nombreuses années et qui déshumanise les populations civiles palestiniennes qui réclame de vivre en paix et en harmonie. On constate par ailleurs l’échec de la politique américaine à travers la normalisation des pays arabe avec Israël. Il faudrait

également rappeler que Israël a été condamné 140 fois par les Nations Unis au regard du droit international notamment pour usage excessif de la force et non respect des résolutions adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies.

Je voudrais rappeler que les palestiniens ont soutenu la France lors des attentats de janvier 2015 notamment avec des images d’enfants palestiniens qui défilent avec des drapeaux français et les pancarte je suis Charlie mais aussi avec la présence de Mahmoud Abbas à la marche républicaine. L’arrestation arbitraire et sans fondement légale d’enfants et de femmes en Palestine est une honte et un déni de justice. En ce sens, la démocratie semble inexistante voire bafoué par les autorités israélienne. On peut le constater à travers les manifestions et les mobilisations du peuple israélien durant plusieurs mois pour la démocratie mais aussi par l’expulsion forcé de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri,condamné à 4 mois de détention administrative par la justice militaire israélienne, procédé qui constitue un « crime de guerre», selon le Haut- Commissariat de l’ONU. Ainsi cette procédure, qui vise à expulser les palestiniens de Jérusalem, comme l’expulsion des 750 000 palestiniens déplacée de force en 1948, est qualifiée de déportation par Amnesty international. Je m’exprime sur un sujet important à mes yeux au regard de la déclaration universelle des droits de l’homme auquel je suis très attaché et de la paix universelle. Nous pouvons être de confession juive et désapprouver la politique israélienne sans minimiser les souffrances des uns et des autres. Le mouvement Naturei Karta est un groupe juif ultra orthodoxe qui rejette la politique israélienne et soutient la Palestine.

 

 

 

En juillet 2009, des membres américains de Neturei Karta se rendent à Gaza, pour rencontrer le haut responsable du Hamas, Ismaël Haniyeh, ils ont déclaré : « C’est votre terre, elle est occupée de manière illégitime et injuste par des

 

gens qui l’ont volée, kidnappée au nom du judaïsme et de l’identité juive». En 1994, le rabbin Moshe Hirsch, membre de Neturei Karta, est nommé ministre des Affaires juives du gouvernement palestinien par Yasser Arafat. En France des collectifs de juives dé-coloniaux luttent contre le racisme, l’apartheid et l’occupation en Palestine. En 2022 un rassemblement à Jérusalem-est occupé d’israéliens ultras nationalistes a eu lieu criant « mort au arabe » et «Shireen est morte ! », en référence à la journaliste d’Al Jazeera Shireen Abu Akleh, tuée par des soldats israéliens, illustrant le mépris et la haine qui découle d’une occupation jugé illégitime et illégale par les Nations Unis. L’activiste palestinienne Aida Saidawi a été violemment agressé et aspergé de gaz poivré. L’instauration d’un État palestinien indépendant au coté d’un État israélien demeure indispensable afin d’assurer la sécurité des palestiniens et des israéliens. Dans cette optique, mon analyse permet de mieux comprendre l’origine du conflit et d’apporter des solutions concrète et efficace. Durant la période de décolonisation on voit émerger des mouvements nationalistes qualifié aussi de groupe terroriste. En réalité ses mouvements nationalistes souhaitent obtenir leurs indépendances conformément au principe fondamentale du droit des peuples à disposer d’eux même. Il convient de revenir à ceux principe fondamentale pour la Palestine comme étant un État libre, indépendant et souverain reconnu par la communauté internationale et membre des Nations Unies. La coexistence de deux États implique la restitution des terres palestiniennes dans l’optique d’un affermissement de la paix civile. Pour Jean Jacques Rousseau la paix ne s’oppose pas seulement à la guerre mais aussi à la servitude et le recours à la répression violente. Clairement, je désapprouve toutes les actions violente de quelque manière que ce soit et par qui que ce soit notamment en les dénonçant et en encourageant la pacification.

 

Durant la guerre d’Algérie, le général Jacques Paris De Bollardière condamne publiquement l’usage de la torture. Il écrira plus tard « Je pense avec un respect infini à ceux de mes frères, arabes ou français, qui sont morts comme le Christ, aux mains de leurs semblables, flagellés, torturés, défigurés par le mépris des hommes ». Il s’engage dans un combat pacifique et lucide pour la dignité humaine en écrivant plus tard : « La guerre n’est qu’une dangereuse maladie d’une humanité infantile qui cherche douloureusement sa voie. La torture, ce dialogue dans l’horreur, n’est que l’envers affreux de la communication fraternelle. Elle dégrade celui qui l’inflige plus encore que celui qui la subit. Céder à la violence et à la torture, c’est, par impuissance à croire en l’homme, renoncer à construire un monde plus humain». Du 22 au 23 septembre 1961, des attentats visent notamment le domicile de ses parents, celui de Laurent Schwartz militant contre la torture, membre du comité Maurice Audin et signataire du Manifeste des 121 et la librairie de l’hebdomadaire anticolonialiste Témoignage chrétien. Avec son épouse Simone De Bollardière ils militeront pour la paix, la dignité humaine pour une cause humaniste et universelle. En ce sens, lutter contre l’obscurantisme demeure indispensable pour préserver la démocratie et l’émancipation des peuples.

 

          Écrire pour dénoncer

La lutte contre l’intégrisme demeure un long combat contre toutes les idéologies qui approuve la barbarie. L’intégrisme n’est pas un phénomène nouveau, deux siècles après le christianisme né Tertullien à Carthage en 155 après Jésus- Christ, étant païens il se converti au christianisme. Il écrit de nombreux ouvrages et exprime son intolérance et sa misogynie envers les femmes notamment dans son œuvre

« Du voile des vierges ». Tertullien diabolise les femmes en les enfermant et en les réduisant à la dépendance voire l’aliénation. On est loin de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne rédigé en 1791 par Olympe de Gouges femme de lettres française et pionnière du féminisme.

En Tunisie Habib Bourguiba dénonce la condition des femmes dès l’indépendance en 1956 et souhaite réellement les décoloniser. Le combattant suprême « El moujahid el Akbal » comme on le surnomme sera le libérateur de la femme opprimé à travers des réformes tout en s’appuyant sur le coran. Ainsi il réalise le rêve des intellectuels tunisiens qui avant lui ont dénoncé l’infériorité de la femme comme Abdelaziz Thaalbi dans l’Esprit libéral du coran ou encore Tahar Haddad dont les écrits à la fin des années 20 ont heurté les gardiens de la tradition. De nombreux intellectuels et penseur arabe ont été au cœur du féminisme, ce fut le cas de Amine Qasim penseur égyptien. Il est l’une des grandes figure de la Nahda, mouvement intellectuelle et progressiste arabe qui émerge à la fin du XIXe siècle. Il publie deux ouvrages Tahir Al mar’a (La libération de la femme) et Al mar’a al jadida (La femme nouvelle) publié en 1899 et 1900. Il met en avant le droit musulman qui établi l’égalité entre les hommes et les femmes. Ainsi il préconise l’éducation des femmes, leurs instructions comme étant nécessaire et indispensable dans une société musulmane qui octroient des droits élémentaires que n’avaient pas les femmes autrefois tel que le droit à l’héritage. Il recommande aux femmes la lecture, l’écriture et de notions de sciences naturelles et morales, d’histoire, de géographie, de philosophe, d’éducation religieuse et un goût artistique c’est tout le développement intellectuelle de la civilisation islamique à partir du VIIe siècle. Il défend également l’indépendance matérielle et financière des femmes afin de s’émanciper de la tyrannie masculine. Il rétabli ainsi la vérité sur le texte coranique, en ce sens il plaide pour ses évolutions dans la mesure où les traditions qu’il critique ne sont pas selon lui religieuse et donc n’ont pas à être sacré. À travers cette réflexion aussi mature de ses intellectuels lucide on constate le progrès grandissant au 20e siècle jusqu’à l’émergence de l’intégrisme cruelle et inhumain provenant de l’Arabie saoudite qui prône la domination masculine à travers le wahhabisme comme doctrine et idéologie. Le fondateur du wahhabisme Ibn Abdelwaheb interdit le pèlerinage autour de la tombe du prophète et détruit la tombe de Zaid Ibn Al Khatab un des compagnon du prophète. Cette profanation et les interdits qui découle de cette idéologie comme celle de Tertulien sera régulièrement repris par les talibans et les intégristes de tous bord. Tous les préjugés qui circule sur les médias et les réseaux sociaux n’ont aucun sens et sont très ridicule. C’est notamment sur les taches ménagères effectué au sein du foyer qui fait débat. Le devoir d’assistance impose de toute manière que les taches ménagères puisse être effectué par les deux époux. En ce sens, le mari doit aider son épouse dans l’ensemble des taches au sein du foyer. Durant le VIIe siècle Jabir Ibn Abdillah compagnon du prophète avait inviter le prophète à manger chez lui pour cela il aida son épouse à préparer le repas. Par ailleurs, il convient de dénoncer les relations privilégiées entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite qui ont conclu une alliance militaire et économique au détriment des valeurs universelles et du bien commun. Les États-Unis n’ont pratiquement jamais représenter la démocratie notamment à travers leur intervention en Irak tuant des millions de personnes dont un millions d’enfants. Ceci semble contradictoire avec les valeurs universelles et occidentales dont les États Unis se porte garant ou plutôt en réalité les compromettre. L’article 2 paragraphe 7 de la charte des Nations Unies garanti le principe de non ingérence, « rien n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ».

 

C’est cette politique d’intervention dont le maintien des dictatures fut une stratégie qui entrave l’avènement de la démocratie et entraîne une guerre civile.

 

 

 

De l’empire coloniale britannique à l’empire coloniale français quand la colonisation justifie l’oppression et la domination impérialiste. Cette violence aujourd’hui s’exprime d’une autre façon notamment à travers l’occupation des puissances étrangères au sein des pays considérés comme non démocratique. Les valeurs universelles semble être une fois de plus, une fois de trop mépriser par des violations grave et répétés du droit international. La France entretient des relations très privilégiées avec de nombreuses États qui approuve la peine de mort et n’hésite pas à l’appliquer sous toutes ses formes. Dans cette optique, je voudrais citer le préambule de la constitution du 4 octobre 1958 : « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004. En vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d’outre-mer qui manifestent la volonté d’y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l’idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité et conçues en vue de leur évolution démocratique ». Il est essentiel de préserver les valeurs démocratiques portés par la constitution française de la Ve république qui semble être négligé.

Passionné par l’histoire coloniale en Algérie, je voudrais rendre hommage à Frantz Fanon pour son dévouement pour la dignité humaine et la liberté des peuples opprimés. Il sera psychiatre à l’hôpital de Blida et sera fortement impliqué dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie où la fraternité humaine est sa valeur prépondérante. Il écrit les Damnés de la Terre publié en 1961 dans lequel il dénonce le traitement infligés des algériens soumis au statut de l’indigénat. Dans ce livre marquant on trouve le combat d’un peuple opprimé, il dresse le portrait de dizaine de personnes victimes de la guerre, du colonialisme, de la torture, des conditions de vie, du déshonneur. En ce sens, le racisme et toutes les formes de discriminations nuit fortement aux idées des lumières. Je ne pourrais que rendre un hommage universelle à celles et ceux qui sont victimes de ses traitements inhumains et dégradants pour avoir été simplement un être humain. Il convient de dénoncer avec instance les crimes contre l’humanité commis en Europe au cours du 20e siècle tels que la déportation, les camps de concentration et les violences de masse. Ainsi l’occident n’a jamais été un exemple de démocratie à travers l’émergence des idéologies totalitaires, de l’esclavage et de l’antisémitisme avec l’affaire Dreyfus à la fin du XIXe siècle dont les conséquences fut nombreuses. Encore aujourd’hui les crimes contre l’humanité sont encore d’actualité, il serait fondamentale de les dénoncer pour ne pas oublier les victimes du passé. En 1942 durant le régime de Vichy, le roi du Maroc Mohamed V déclarait : « je n’approuve pas du tout les nouvelles lois anti-juives et je refuse de m’associer à une mesure que je désapprouve ».

Par ailleurs, il y a une stratégie qui consiste à légitimer les crimes barbares commis par des assassins c’est celle de l’absence de discernement au moment des faits. Je trouve cette stratégie abjecte qui favorise le laxisme judiciaire et en conséquence l’accumulation des crimes et délits commis sur le territoire de la république. On est encore loin de l’application des articles de lois contenu dans le code civil et le code pénal français.

Dénoncer est pour moi fondamentale, tous les actes répréhensible dont on a été témoins ou victime sont le résultat d’une absence d’instruction, d’éducation des parents, de la non application des lois et pire encore de l’ignorance des lois. De plus, le code de déontologie n’est plus respectés dans aucun secteur d’activité. En ce sens, les actes déviants, le harcèlement, les violences, les menaces, les injures à caractère raciste, homophobe ou sexiste ne sont plus condamnés ou seulement à des peines dérisoire ce qui illustre des sociétés anarchiques et déplorable. Si déjà les dirigeants politiques font l’objet d’une condamnation, eux qui sont les représentants des nations font honte au peuple seule source du pouvoir. On parle également de l’État qui dispose du monopole de la violence légitime mais à condition qu’il respecte les lois nationales et internationales relatives aux droits de d’hommes et aux libertés fondamentales. Ainsi il est nécessaire de tenir compte des revendications d’un peuple sans la présence d’une puissance étrangère puisqu’on impose pas la démocratie, on adhère volontairement à la démocratie si tenter qu’elle soit réellement instaurer après plusieurs années de violence et d’oppression de l’ancien régime.

La citoyenneté dont certains ont été privé autrefois demeure fondamentale dans une démocratie. Il faut noter que le 7 octobre 1940 le décret Crémieux est abroger privant les juives d’Algérie de leur nationalité et citoyenneté française. Le débat sur être français refait surface au détriment d’un débat plus important que celui-ci comme le pouvoir d’achat ou l’inflation. Durant mes années à la faculté de droit, j’ai pu étudier en sciences politiques la citoyenneté française, ainsi dans la logique des révolutionnaires être français c’est proclamer son attachement à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. Cette attachement demeure un processus déterminant dans l’intégration de notre pays au plan politique et juridique. Il convient alors de dénoncer l’hypocrisie dont certains manifestent leur idéologies réactionnaires ou sectaires.

Je voudrais évoquer la persécution des rohingyas et des ouïghours ou encore des chrétiens d’orients et tous les minorités persécutés. Ceux qui prétendent être défenseurs des ses minorités ne se sont jamais mobilisés pour les défendre. C’est un silence médiatique nuisible qui est indigne et condamnable qui traverse le monde alors que les victimes du passés semble être effacé. Le traitement infligé à ses minorités est immonde et cruelle, certains États occidentaux préfère avoir des relations privilégiées avec leurs bourreaux.

En réalité les mouvements intégristes, sectaires réactionnaires, ultra nationalistes et médiatiques exprime leur mépris à l’égard d’une catégorie de la population ou des peuples opprimés. La critique des banlieues comme étant des zones de non droit comme si la campagne était épargner montre le mépris des quartiers populaires et de leur habitants en les stigmatisant. Les crimes et délits sont commis par des personnes de toutes origines, de toutes nationalités, de toute classe sociales, de toute professions et de toutes convictions politiques ou religieuses. En ce sens, les banlieues sont habités par des français à part entière et demeure pour certains des personnes « issue de l’immigration » alors que depuis la fin de la seconde guerre mondiale les gouvernants français ont fait appelle à cette immigration. Cette immigration venu durant la période des trente glorieuse était simplement une main-d’œuvre pour la France sans penser qu’ils allaient s’installer avec leur famille. Alors comment anticiper leur intégration dans une société telle que celle-ci ? Il se sont intégrés dans la société naturellement comme les immigrations venu précédemment, en proclament leur fidélité aux valeurs démocratiques. Mais aussi par l’engagement des musulmans morts pour la France durant les deux guerres mondiales pour témoigner leur affection. Ensuite l’immigration s’est intensifié avec l’explosion démographique, les guerres civiles, l’occupation des puissances étrangères, les persécutions et les régimes autoritaire dont le développement humain est faible avec une absence d’amélioration de la qualité de vie individuelle et sociale de la personne et un chômage de masse. Il convient de rappeler les causes de l’immigration et de les analyser afin de trouver des solutions concrète au lieu de les considérer comme une menace puisque les français voyage et partage même à l’étranger leur séjour montrant les pays issue de ses immigrés. On montre du doigt systématiquement les personnes de banlieue comme cause d’insécurité alors que des enfants de personnalité politique ou médiatique commettent des délits grave mettant en péril la vie et la sécurité de jeunes enfants innocents. Je pourrais également rappeler la dissolution des groupuscules d’extrême droite qui font référence au nazisme ou au fascisme dans le territoire de la république. Comment peut-on tolérer dans les médias et les réseaux sociaux la haine qui s’est développée à travers une admiration des royalistes, de la colonisation, de l’intégrisme, du régime de vichy et de l’héritage Napoléonienne au regard de la constitution de la Ve république. On ne peut pas glorifier ses idéologies, ses personnes du XIXe et XXe siècle ou de l’ancien régime et se dire républicain.

Dans les années 60 et 70 des ratonnades ont lieu à Paris et à Marseille, cette violence se manifeste dans le territoire de la république, donc c’est de l’insécurité et il n’est jamais dénoncer, pire encore certains ont de la complaisance. Ses groupuscules d’extrême droite sont des groupes terroristes projetant des attentats contre des élues, des mosquées, des militants antifascistes ou des personnes racisées. En avril 2023, des membres de la Division Martel ont participé à l’agression raciste devant le lycée Victor Hugo à Paris.

Selon Le Parisien, les agresseurs ont frappé des personnes devant le lycée en proférant des insultes racistes. Le 15 mars 2019, les attentats de Christchurch sont commis contre deux mosquées de la ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, fessant 51 morts et 49 blessés. Je voudrais rappeler que l’auteur de cette attentat était partisans de l’extrême droite et de la thèse du grand remplacement ce qui le conduit à commettre cette acte barbare. Il s’agit de la tuerie la plus meurtrière commise spécifiquement contre des musulmans dans un pays occidentale. Le mois suivant, un homme attaque une synagogue à Poway, accusant les Juifs d’orchestrer un « génocide blanc ». Les cibles des terroristes d’extrême- droite sont généralement des personnalités politiques ou des personnes non blanches, souvent de confession musulmane en France, ainsi que des personnes de confession juive. Un homme arrêté en France avait l’intention de commettre un attentat de masse à l’explosif affirmant vouloir viser « plusieurs personnes de chaque minorité, musulmans, juifs, noirs, homosexuels et francs- maçons ». On est loin de l’application de l’article 225-1 du code pénal qui dispose que « Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur perte d’autonomie, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur qualité de lanceur d’alerte, de facilitateur ou de personne en lien avec un lanceur d’alerte au sens, respectivement, du I de l’article 6 et des 1 et 2° del’article 6-1 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, de leur capacité à s’exprimer dans une langue autre que le français, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée ». Alors dénoncer me permet aussi de ne jamais ignorer la souffrance des autres, dans cette perspective l’humanisme occupe une place importante au sein de l’humanité.

Gisèle Halimi célèbre avocate avait choisis la cause des femmes, en consacrant une grande partie de sa vie à la défense de la dignité de la femme. En 1960, elle défend Djamila Boupacha militante du FLN accusée d’avoir déposé une bombe dans un snack-bar d’Alger, avant d’être torturée et violée, en détention par des soldats français. Pour dénoncer les sévices dont elle a été victime, l’écrivaine et philosophe Simone De Beauvoir coécrit avec Gisèle Halimi Djamila Boupacha. Picasso peindra le portrait de Djamila Boupacha qui sera en couverture de ce livre en faveur de la militante, ceci va l’épargner de la peine de mort qui sera aboli presque 20 ans plus tard par Robert Badinter en 1981. C’est cette même peine de mort qui sera utiliser pour exécuter en 1957 Fernand Iveton militant communiste et anticolonialiste français qui soutient l’indépendance de l’Algérie et fut le seul européen guillotiné durant la guerre d’Algérie. Ainsi la solution pour mettre fin à la guerre d’Algérie c’était l’autodétermination donc l’indépendance.

Presque 30 ans plus tard les femmes seront les premières victimes de l’intégrisme djihadiste en Algérie déshonorant leur lutte pour la liberté et l’indépendance durant la guerre d’Algérie.

Je voudrais brièvement évoquer en ce sens les femmes iraniennes et afghanes persécuté et soumise à la doctrine des l’ayatollahs et des talibans admiré comme une divinité créant un véritable culte de la personnalité. Rappelons que l’Iran et l’Afghanistan n’ont jamais imposé le voile auparavant comme le montre des images des années 1950, 1960 et 1970. L’islam n’impose pas le voile se sont les hommes qui l’on imposer à travers la doctrine intégriste et la monopolisation de l’interprétation du coran par des hommes ignorants et dénué d’humanité comme les dirigeants israéliens sur les populations civiles palestinienne.

Comme l’explique si bien Malek Chebel anthropologue et spécialiste de l’islam le voile n’a jamais était une obligation si bien que depuis le VIIe siècle les femmes n’ont jamais été contrainte de le porter. De ce point de vue, il est indéniable de dire qu’il ne fait pas partie des 5 piliers de l’islam. Au XIXe siècle ont sollicite les intellectuels tunisiens et égyptiens ainsi que les féministes arabes pour réaffirmer que le voile n’est pas une obligation coranique mais un usage recommandé, qu’il a été imposé par la seule puissance du wahhabisme. Il s’agit de respecter le libre choix des femmes de la même manière que celui des hommes qui ont le libre choix de porter le qamis ce vêtement traditionnelle.

Ahmad Massoud fils du résistant Ahmed Massoud combattant farouche contre l’occupation et les invasions en particulier de l’union soviétique et des talibans, plaide pour une liberté et une véritable démocratie contre l’oppression en Afghanistan. Sa longue lutte légitime afin de rendre la dignité de son peuple en particulier celui des femmes demeure essentielle. Reprenant la résistance de son père il déclare : « après l’effondrement du gouvernement afghan et le retrait irresponsable des troupes américaines, le pays est aux mains du terrorisme taliban. Les droits des femmes sont niés et l’Afghanistan est devenu une véritable prison pour ses citoyens ». En hommage à son père il ajoute « c’était un visionnaire. Il avait une vision qui manque cruellement à notre pays depuis une vingtaine d’années. Il a réussi à sauver son pays de deux régimes totalitaires, les Soviétiques et les talibans, qui sont une autre forme d’extrémisme ». Par conséquent, nous devons être tous unis contre toutes les formes d’oppression et de soumission dont sont victimes des minorités dans le monde. Alors soyons réellement des républicains et des humanistes contre l’oppression et la domination par la connaissance et le respect réciproque.

Enfin, je voudrais dénoncer l’assassinat de Mouloud Feraoun qui fut tué par l’OAS le 15 mars 1962, 3 jours avant les accords d’évian. Cette écrivain né dans un milieu pauvre parviendra à devenir instituteur et sera impliqué dans les centres sociaux crée à l’initiative de Gerrmaine Tillon en 1960. Mouloud Feraoun écrit dans son livre le Fils du pauvre publié en 1950 : « il savait depuis sa naissance qu’il ne devait pas être riche. Cela est il nécessaire pour vivre et mourir ». Humaniste éclairé il dit à propos de son livre : « j’ai écrit Le Fils du pauvre pendant les années sombres de la guerre, à la lumière d’une lampe à pétrole. J’y ai mis le meilleur de mon être ». Il demeure l’un des plus grand écrivain algérien du 20e siècle, assassiné par le terrorisme barbare qui refera surface sous une autre forme pratiquement 30 ans plus tard notamment avec l’assassinat de Tahar Djaout écrivain et humaniste algérien. Mouloud Feraoun était enseignant, il aimait le contact avec de jeunes esprit, dans ce sens je voudrais rendre hommage à tous les enseignants assassinés dont la profession est la transmission du savoir et des valeurs républicaines. La lâcheté des actes barbares ne sont que le fruit de l’ignorance et de l’obscurantisme. Il est fondamentale de les dénoncer d’où qu’elle provienne, l’ignorance et l’obscurantisme circule dans les régions du monde au delà de l’occident et de l’orient. On a fait croire que l’intégrisme et le terrorisme est issu du monde arabe alors qu’il est partout même dans les sociétés moderne et ouvert au progrès. Certains ont dénoncer les violences dont subissent les peuples opprimés ou persécutés dans le monde mais ses violences sont parfois reproduit par l’ignorance et la lâcheté des hommes réduit au même rang que les oppresseurs qui commettent ses atrocités.

Pour ma part, j’ai étudier davantage des œuvres qui tourne autour de la colonisation et de la philosophie politique.

L’historien Charles André Julien qui prendra conscience du fait colonial et notamment à la dépossession des terres algérienne en publiant durant la guerre d’Algérie des articles en faveur de l’indépendance de l’Afrique du nord. Il se lie d’amitié avec Jean Jaures peu avant sa mort hélas en 1914. Jean Jaures qui fut assassiné par un étudiant ultra nationaliste qui ne sera jamais condamné par la justice française attestant la lame de fond de l’intolérance, de l’obscurantisme et de la barbarie en ce début du 20e siècle. La laïcité s’est imposé à l’église catholique en France par les anticléricaux notamment à travers la neutralité des agents du service public dans les institutions. On le constate à travers les débats houleux à l’assemblée nationale sur les lois de Jules ferry et la loi de 1905 entre les défenseurs de l’église et les défenseur de la laïcité qui va marqué la IIIe république. La laïcité garanti la liberté de conscience et la liberté religieuse qui découle de la séparation de l’église et de l’État. Au sein même de l’assemblée nationale les hommes d’église exprime leur désapprobation à la loi de 1905. Aristide Briand va jouer un rôle important à travers un consensus entre la république laïque et une partie du clergé français malgré l’opposition du Vatican. Jean Jaurès sera un fervent défenseur de la laïcité en disant que : « l‘éducation laïque, rationnelle et scientifique du peuple est un besoin essentiel, une nécessité vitale de la République ». Depuis la loi de 1905 des propositions délirante vise à entraver la liberté religieuse notamment à travers l’interdiction des signes religieux dans l’espace public. Ceci ne peut voir le jour dans une démocratie et dans un État membre du conseil de l’Europe qui a signé la convention européenne des droits de l’homme qui garanti dans son article 9 la liberté religieuse.

En l’occurrence seul Attaturk a été capable d’interdire le voile et le fez dans l’espace public dans le cadre d’une vision extrémiste de la laïcité et de surcroît par un régime autocratique. En réalité, lorsque la République turque a été fondé en 1923 par Mustapha Kemal Attaturk qui impose la laïcité qui se conçoit comme la soumission de la sphère religieuse au pouvoir politique. La laïcité telle qu’elle a été conçut en France proclame la séparation de l’église et de l’État et garanti la liberté de conscience et de religion dans le cadre d’un régime démocratique. La liberté de culte est ainsi garanti sans discrimination afin de pratiquer sa religion. La loi de 1905 dans son article 1er reconnaît la liberté religieuse : « La République assure la liberté de conscience et respecte toutes les croyances. Elle garantit le libre exercice des cultes pourvu qu’elle ne trouble pas l’ordre public ».

Pour finir, je dénoncerai la profanation des cimetières qui font l’horreur de l’actualité et dont les morts sont encore martyrisé dans un monde marqué par la haine et l’ignorance. L’atteinte au respect dû aux morts c’est l’ignominie absolue. En ce sens, le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence en vertu de l’article 16-1-1 du code civil. Profaner des tombes est une manière de déshumaniser une seconde fois des individus qui composent l’humanité. En 1996, la sépulture de l’écrivain algérien Rachid Mimouni est profané par les intégristes du FIS témoignant la lame de fond de la barbarie djihadiste à la fin du 20ème siècle en Algérie où la modernité et le progrès était à la base de la société algérienne.

Assia djebar publie la Femme sans sépulture, en fessant ressurgir une héroïne oubliée de la guerre d’Algérie Zoulikha Oudai. Elle monte au maquis au printemps 1957 et elle est portée disparue deux ans plus tard, après son arrestation par l’armée française. Elle est torturé durant 10 jours en présence des citoyens pour les terroriser. Ligotée, menottée et accrochée à un véhicule militaire, puis traînée le long de la route. Ensuite elle a été jetée d’un hélicoptère, le mardi 25 octobre 1957, son corps n’est retrouvé qu’en 1984 quand un agriculteur déclare se souvenir de l’avoir enterré. Femme exceptionnelle, dans sa condition de mère, d’amante, d’amie, d’opposante politique, dans son engagement absolu et douloureux, dans sa démarche de liberté qui cimente sa vie depuis l’enfance et qui ne l’a jamais quittée, sa présence rayonne à jamais au-dessus de Césarée.

Même avec impuissance dénoncer c’est se mobiliser par des moyens pacifiques qui illustre notre bonté et nos valeurs dans ce monde afin de garder une bonne image de sois contre la barbarie qui a traversé l’humanité. Alors renoncer à la violence c’est sacraliser la vie pour préserver la paix inestimable afin de promouvoir la fraternité des peuples. Pour cela, je plaide pour l’abolition universelle de la peine de mort et la démocratie universelle contre toutes les formes de traitements inhumains et dégradants. Je plaide pour préserver les libertés individuelles sous le fondement de l’article 3 de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Nul ne doit être soumis à une autorité illégal et antidémocratique pour ne pas aggraver l’oppression subit par un peuple désarmé et asservis. Nul ne doit subir des traitements inhumains et dégradants pour sa différence avec les autres. Comme le racisme , l’homophobie est un fléau qui conduit à des crimes barbares et ignorés. Il faut noter que durant la seconde guerre mondiale non seulement des juifs ont été déportée dans les camps d’extermination mais on retrouve également des homosexuels et des handicapés victimes de la barbarie nazi.

 

 

      Écrire pour le plaisir et par. utilité

Ce livre me permet d’écrire pour le plaisir, de m’exprimer, de dénoncer par nécessité pour récuser toute forme d’intolérance à travers une réflexion, des analyses pour comprendre nos sociétés contemporaine. En Algérie, Ali Yahia Abdenour avocat et militant des droits de l’homme a consacré une grande partie de sa vie à défendre la dignité des autres et la démocratie. Son combat fut long mais pleine d’espoir pour les droits fondamentaux de la personne humaine. Au delà de son engagement, il met en avant les souffrances des gens leurs dignité, leurs conditions de vie et économique, leurs droits et leurs absence d’épanouissement. Dans son livre Algérie : Raisons et déraison d’une guerre il dit : « La notion des droits de l’homme n’est pas une création de l’occident, mais une valeur démocratique à portée universelle, valable pour tous les hommes, toutes les femmes et toutes les sociétés. Il sont les mêmes partout, fruit d’un combat collectif millénaire, et furent découverts, formulés et arrachés dans les luttes contre les pouvoirs politiques afin que l’homme ne soit plus un loup pour l’homme ».

Il faut noter que les droits de l’homme sont des droits fondamentaux c’est à dire des droits extra patrimoniaux qui sont des prérogatives inhérent à l’être humain et inviolable. Il sont reconnus aux êtres humains par essence à l’humanité.

Ma passion pour l’écriture demeure essentielle pour faire appel à la raison par simple utilité ou tout simplement par le plaisir d’écrire afin de développer une réflexion enrichissante pour décrédibiliser des groupes inculte et ignorant. Assia Djebar qui fut la première femme musulmane et maghrébine à être élu à l’académie française dit que :      « l’écriture m’est devenue activité souvent nocturne, en tout cas permanente, une quête presque à perdre souffle…

J’écris par passion d’« ijtihad », c’est-à-dire de recherche tendue vers quoi, vers soi d’abord». Assia djebar dans son livre Loin de médine publié en 1991 en pleine guerre civile algérienne défini l’ijtihad de la façon suivante : effort intellectuel pour la recherche de la vérité venant du mot djihad signifiant lutte intérieur recommandée à tout croyant. Alors écrire demeure le seul moyen pour réaliser ses rêves, ses ambitions ou pour éprouver pleine satisfaction. Ainsi écrire pour dénoncer peut sembler dérisoire mais nécessaire pour garder une trace mémorielle. C’est notamment le cas des violences conjugales ou des violences infantile où la dénonciation a été faible voire occulté. Simone De Beauvoir dénonçait les violences conjugales avec acharnement en tant que violence patriarcale. Pendant longtemps les violences conjugales comme les violences infantiles ont été des violences banalisés et tolérés. Les lois visant à lutter contre les violences conjugales ont été rare et dérisoire, encore aujourd’hui les violences faites aux femmes sont admis et accepté, le nombre de féminicide étant toujours en augmentation. N’oublions pas qu’en France, les femmes ont obtenu tardivement le droit de vote en 1944, le droit à l’avortement en 1975, le droit d’ouvrir un compte bancaire sans le consentement du mari en 1965, la reconnaissance de l’autonomie juridique de la femme marié en 1985, l’autorité parentale qui assure la codirection de la famille en 1970, puisque le mari disposait de la puissance paternelle et maritale en vertu de l’ancien article 213 du code civil qui disposait que « la femme doit obéissance à son mari ». Par ailleurs, il faudra attendre les années 2000 pour que le viol soit réellement criminaliser au sens de l’article 222-22 du code pénal. Cette article intègre également le viol conjugale un phénomène qui existe mais qui n’est pas récent. Encore aujourd’hui dans le monde le viol est puni d’une peine délictuelle ce qui montre que le crime de viol n’est pas suffisamment réprimer, certains y font même l’apologie.

La condition des femmes étaient très préoccupant après des luttes interminable pour la justice, la liberté et l’égalité. De la même manière les violences infantiles sont particulièrement omniprésente notamment au cours du XIXe et XXe siècle. La comtesse de Ségur célèbre écrivaine connut pour ses œuvres telles que les Malheurs de Sophie et les Petites Filles Modèles reflète son enfance marqué par les châtiments corporels dont elle a été victime. Elle a été maltraité par sa mère qui la prive de nourriture et d’eau, la punit en l’enfermant dans sa chambre et l’humilie en public en la frappant cruellement. La comtesse de Ségur préconise certes une éducation stricte mais basé sur la confiance, le respect mutuel, la réparation et le pardon tout en condamnant les sévices corporels dont sont victimes les enfants. Le regard porte particulièrement sur les traumatismes d’une enfance troublé par les violences et les humiliations mais ses violences sont dénoncés au profit d’une éducation basé sur la clémence et la morale.

Aujourd’hui les lois ont évolué vers le bon sens, puisque l’autorité parentale s’exerce sans violence physique ou psychologique en vertu de l’article 371-1 du code civil. Le respect des parents est également fondamentale au sens de l’article 371 du code civil en vertu duquel « l’enfant, à tout âge, doit honneur et respect à ses père et mère ». Ainsi l’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant.

Il serait utile de rappeler qu’en Algérie coloniale des enfants exercer des activités dégradants par contrainte financière notamment en cirant les chaussures d’européens sur la place publique alors qu’on défendaient les lois de Jules Ferry nécessaire mais non civilisatrice. Certains enfants colonisés ne pouvaient même pas se procurés des chaussures afin d’étudier dans de bonne conditions.

Mohamed Dib écrivain algérien publie son livre l’Incendie en 1954 durant la guerre d’Algérie. Il retrace les conditions de vie des algériens, de l’enfance malheureuse, de la misère des villes et des campagnes sous la colonisation française, des grèves des ouvriers agricoles et des revendications nationalistes. L’empire coloniale français impose une législation discriminatoire et construit des écoles, des hôpitaux, cependant ces privilèges ne touchent qu’une minorité de la population. Ensuite les terres les plus productifs sont confisquées aux Algériens pour être distribuées à des colons européens. D’ailleurs, en Algérie coloniale on désigner les populations autochtones de musulmans indigènes alors qu’on enseignait nos ancêtres les gaulois. Alors se sont les musulmans à cette époque qui prouve leur humanité contre les colonisateurs à tout le moins barbares sois disant pour propager leur civilisation.

Ce désir de paix et d’harmonie implique indépendamment de la stabilité, de l’empathie et la pérennité de ce désir.

Albert Memmi célèbre écrivain juif humaniste qui vécu en pays musulman et à la fois sous protectorat français en Tunisie écrit dans L’homme dominé : « Il suffirait de rappeler, à n’importe qui, que l’humiliation, la souffrance et la révolte, sont à des degrés divers, sous des formes diverses, le lot de la très grande majorité d’entre nous, pour qu’il comprenne exactement de quoi il s’agit ». Il dénonce la condition du colonisé, du racisme banalisé jusqu’à obtenir des droits imprescriptibles et inaliénables qui seront reconnu plus tard malgré une considération tardive et des affrontements qui provoque des blessures mémorielles.

Ainsi il analyse d’emblée se rapport de domination entre colonisateur et colonisé pour franchir la voie de l’émancipation totale. La dépendance et l’aliénation d’un peuple poussent se peuple à l’exil, à la misère et au déracinement. Kateb Yacine considéré la langue française comme le butin de guerre des algériens. Son combat fut celui des humanistes contre tous les abus et les formes d’oppression, en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes, au respect de la langue et de la culture berbère. Il est témoin du massacre de Sétif le 8 mai 1945 dont quatorze membres de sa famille sont tués. Il fut arrêté et détenu durant deux mois, c’est à ce moment qu’il prend part à la cause nationale. Il dira à ce sujet : « Je suis né quand j’avais seize ans, le 8 mai 1945. Puis, je fus tué fictivement, les yeux ouverts, auprès de vrais cadavres et loin de ma mère qui s’est enfuie pour se cacher, sans retour, dans une cellule d’hôpital psychiatrique. Elle vivait dans une parenthèse, qui, jamais plus, ne s’ouvrira. Ma mère, lumière voilée, perdue dans l’infini de son silence ». Le 8 mai 1945 va conduire presque 10 ans plus tard au déclenchement de l’insurrection armée du FLN Front de libération national qui marque la Toussaint rouge et la révolution algérienne du 1er novembre 1954. Mouloud Mammeri fondateur de la littérature algérienne écrira dans une lettre qu’il adressa à Jean Sénac le 30 novembre 1956 : « Voici plus d’un an que je n’écris plus rien, parce que plus rien ne me paraît valoir la peine d’être écrit, plus rien que la grande tragédie, les larmes, le sang des innocents (tous les innocents qui paient la faute du seul grand coupable, le colonialisme, qui est ici votre second péché originel) et aussi bien sûr, l’enthousiasme, l’espoir têtu, tout ce qui dans les douleurs de l’enfantement sortira (et, j’espère sortira bientôt), d’irrémédiablement bon de cette terre ».

Écrire c’est dénoncer mais aussi surmonter ses horreurs et ses événements tragiques dans le but de diffuser la connaissance et la morale universelle à travers des œuvres immortelles. La bêtise humaine qui a traversé le monde semble renaître un idéal commun pleine de sagesse et de plénitude. Écrire me permet de rendre visible ses peuples dédaigner, il est pour moi fondamentale de s’exprimer librement sur un sujet aussi important que celui-ci.

Certaines personnalités médiatiques sacralise la liberté d’expression mais refuse d’évoquer la cause palestinienne, l’indépendance des femmes, le refus de l’oppression, la liberté religieuse, le principe de non discrimination, les persécutions et les divergences d’opinions. Je voudrais ainsi rappeler que la liberté est défini à l’article 4 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ».

Dans cette optique, toute injure et propos même à connotation péjoratif doit être banni du débat publique. Mon écriture demeure essentielle à travers un devoir de mémoire comme un devoir civique, je dirais même un devoir humaniste pour toutes les générations à venir comme celle d’aujourd’hui. Écrire pour dénoncer est fondamentale mais proposer des solutions concrète, utile et efficace c’est encore mieux. Alors certains écrit pour résister, pour aimer ou pour ne jamais oublier dans un monde encore en perdition. L’écriture demeure une passion mais également un devoir contre l’ignorance et les crimes odieux. Retraçant le monde au delà d’une époque, ce livre permet de garder les traces d’une réflexion pleine de lucidité pour honorer l’humanité. S’imprégner de valeurs humaniste me semble essentielle pour faire appelle à la raison humaine.

         

          Une réflexion lucide sur la disparition de l’humanisme

Durant le XXe siècle, sœur Emmanuel enseignante et religieuse né au début du siècle s’engage dans une cause humanitaire. Surnommée «la petite fille des pauvres » et révoltée contre la misère et l’injustice deviendra pionnière de l’humanitaire notamment en Égypte où elle s’illustre au Caire afin de venir en aide aux enfants les plus démunis et les plus nécessiteux. Elle partira à travers le monde pour défendre la dignité humaine à travers une lutte d’une simplicité hors pair. Cette lutte deviendra un devoir humaniste comme celui de Théodore Monod biologiste, écologiste et humaniste, militant engagé notamment contre le nucléaire, antimilitariste, défenseur des droits de l’homme et des animaux. Il a été partisans pour la non- violence et pour la paix, allant jusqu’à jeûner plusieurs jours de suite devant les institutions militaires pour faire entendre son message.

Source de lumière, l’humanisme contribue à l’épanouissement des personnes, au delà de nos origines ou nos convictions religieuses. Il faut dépasser tous ses éléments qui composent notre identité pour rappeler notre humanité. Comment rester indifférent à l’oppression des peuples assujettis à une autorité illégitime et dépravé. Il faut se réapproprier le discours humaniste contre les écrits offensant et les discours dévoyer. La Tunisie a été l’un des premiers pays du Maghreb et du Moyen-Orient à abolir l’esclavage le 23 janvier 1846 par le bey de Tunis Ahmad Ibn Mustafa avant même la France qui abolira l’esclavage le 27 avril 1848 par décret sous l’impulsion de Victor Schoelcher. Montesquieu dans l’esprit des lois critique la traite des noirs et expose ironiquement les arguments des esclavagistes en montrant leur absurdité et leur inhumanité.

En 1934, le célèbre poète tunisien Abou El Kacem Chebbi compose un poème contre le colonialisme français. Il écrit : «Ô tyran oppresseur… Ami de la nuit, ennemi de la vie… Tu t’es moqué d’un peuple impuissant, Alors que ta main est maculée de son sang ». Ce poème sera repris par une chanson de la musicienne Latifa Arfaoui pour dénoncer l’occupation d’Israël en Palestine et devient un slogan universelle contre les régimes autoritaires. Abou El Kacem Chebbi écrit dans son poème la volonté de vivre : « Lorsqu’un jour, le peuple aspire à vivre, le destin se doit de répondre, les ténèbres se dissiperont et les chaînes se briseront ». Ses deux premiers vers seront intégrés à la fin de l’hymne national tunisien, plus de 20 ans après sa mort. Emporté par la maladie Abou El Kacem Chebbi exprime ses souffrances et ses sentiments dans ses poèmes dans une société coloniale qui l’enferme dans la solitude. Ce refus de l’oppression et ce désir d’épanouissement sont au fondement de l’humanisme. En Palestine, en plus des civiles tués, des dizaines de journalistes sont tués par des frappes israéliennes, rester indifférent n’est pas une preuve d’humanisme. Tous les moyens d’existences sont anéanti pour la population palestinienne contraint à l’exil, mais où partir dans un pays étranger qui ne leur convient pas vivant une fois de plus dans les camps de réfugiés souvent insalubre. Le peuple palestinien est empêché de vivre dignement puisqu’ils sont tués sous les bombes qui les vise délibérément et les conduit à l’exil. L’ancien président américain Jimmy Carter dénonce l’occupation israélienne en soulignant que : « Quand Israël occupe une grande partie de la Cisjordanie, relie par des routes quelque deux cents colonies, mais interdit aux palestiniens de les utiliser ou même, souvent, de les traverser, ce sont des formes de ségrégation ou d’apartheid, pires que ce qu’on a jadis connu en Afrique du Sud ». Au regard de la pensé humaniste on y voit un obstacle médiatique qui rendi nsensible et invisible les populations civiles palestiniennes. Le christianisme qui est défendu par la droite française et la droite dure semble oublier ou avoir un double discours en ne dénonçant jamais les églises bombardé à Gaza. Il faut rappeler que le gouvernement d’extrême droite israélienne est composé de suprémaciste. C’est la politique d’oppression qui prédomine comme en témoigne des images et des vidéos qui se moque des populations civiles palestinienne à Gaza. Sans nourriture, sans électricité, sans logement, la population palestinienne est contraint au déracinement ou à périr sous les décombres. Il faut noter que les autorités israélienne contrôle la bande de Gaza puisque les palestiniens sont dépendant des autorités.

Des pays arabe riche comme l’Arabie Saoudite, les Émirats arabe unis, le Qatar ou encore le Koweït semble préférer avoir des relations avec leur bourreaux. En regardant les images insoutenable de ses atrocités on voit également des animaux de compagnie retrouvé sous les décombres et grièvement blesser, cela étrangement n’offusque quasiment personne. Comment des autorités dont les descendants ont été victimes d’un crime odieux durant la seconde guerre mondiale puisse commettent de telle actes barbares et éprouvé du mépris ? On t-ils oublier les victimes du passé et le combat d’Abdelkader Mesli contre le nazisme durant le régime de Vichy. D’une certaine manière c’est déshonorer les victimes d’un génocide le plus barbare de l’histoire de l’humanité. Abdelkader Mesli fut un résistant exemplaire, avec Kadour Benghabrit il sauve des centaines de personnes juives en délivrant de faux certificats de confessions musulmane afin de les épargner des camps de la mort. Le 5 juillet 1944, il est dénoncé, arrêté par la gestapo avec son ami Roger Valroff et déporté au camps de concentration de Dachau. Il est accusé d’avoir organisé « la réception, l’hébergement et le logement des indigènes nord-africains évadés des camps ou prisonniers du département » ainsi que d’avoir fabriqué de « faux papiers ». A Dachau, on lui attribue le matricule numéro 94020, il est torturé mais ne dénonce ni les familles juives qu’il avait caché ni ses complices. Le 24 mai 1945 il est libéré mais très affaibli physiquement, il ne pesait alors plus que 30 kg. On lui délivre une carte de déporté résistant, dont le numéro d’identification est le 1.001.005269. Il reprend son activité d’imam à la mosquée de Bobigny et meurt en 1961.

Mohammed Helmy médecin égyptien installé à Berlin en 1922 soigne et vient en aide aux juives durant la seconde guerre mondiale. Il sauve Anna Boros une amie juive ainsi que sa famille de la déportation. Anna Boros adresse une lettre dans les années 50 aux autorités allemandes au sujet de Mohammed Helmy, elle écrit dans cette lettre : « La Gestapo savait que le Dr Helmy était notre médecin de famille et qu’il possédait une cabane à Berlin-Buch. Mais il s’est toujours arrangé pour éluder leurs questions. Lorsque cela arrivait, il m’emmenait chez des amis pour quelques jours. Il me faisait alors passer pour sa cousine de Dresde. Une fois le danger passé, je réintégrais ma cabane… Le Dr Helmy a agi ainsi par pure générosité, celle venue du plus profond du cœur. Je lui en serai éternellement reconnaissante… ». En mars 2013, le mémorial de la Shoah à Jérusalem (Yad Vashem) a remis à titre posthume la médaille et le certificat de «Juste parmi les nations» à Mohamed Helmy.

J’écris pour reconnaître la vérité sur les victimes des conflits qui ont marqué l’humanité. Ses victimes sont toujours innocente en portant le poids des blessures mémorielles. Le 7 février 1962, Delphine Renard le visage mutilé est victime d’un attentat de l’OAS visant André Malraux ministre d’État. Le visage de cette petite fille fera la une de Paris match mais surtout cette image témoigne de l’acte barbare de l’OAS qui commettent aveuglément des actes inqualifiable envers une petite fille innocente. En 1962 après l’indépendance de l’Algérie les harkis sont abandonnés par l’armée française et sont parquée dans des camps ce qui témoigne du manque de reconnaissance des dirigeants politiques français et des conséquences dramatiques de la colonisation. Dans les camps les enfants de harkis qui ont été plongé dans le conflit comme les femmes victimes de la guerre se sentent parfois étrangers et éprouve parfois des remords et préfère comme certains d’entre eux rester en Algérie leur pays natal. Écrire me permet aussi de revenir sur tous ses événements marquants qui ont heurté ma conscience. Écrire me permet aussi de ne jamais oublier les victimes de ses événements et d’une certaine manière leurs redonner vie. Il est légitime d’exprimer notre désapprobation et de dénoncer toutes les formes d’oppression qui ont traversé l’humanité et marqué la conscience humaine.

Durant la guerre en ex-Yougoslavie les crimes odieux du passé ressurgissent à travers le nettoyage ethnique menée par les dirigeants serbes. Des populations entières ont été chassées du territoire et déplacé de force, comme les Musulmans en Bosnie orientale. Les méthodes adoptés au cours de ce nettoyage ethnique en Bosnie sont les suivants : « le meurtre de civils, le viol, la torture, la destruction de biens civils, publics et culturels, le pillage et le déplacement forcé de populations civiles ». Le tribunal pénal pour l’ex Yougoslavie a condamné plusieurs dirigeants serbes pour avoirs aux motifs politiques, raciaux et religieux transférer de force et déporter des bosniaques majoritairement des musulmans constituant un crime contre l’humanité. Le massacre de Sbrebrenica fait également partie intégrante de la campagne de nettoyage ethnique qui a été considéré comme un crime de génocide. Le crime de génocide est caractérisé par l’intention spécifique de détruire, en tout ou partie, un groupe national, ethnique, racial, ou religieux par meurtre de ses membres ou par d’autre moyens tels que l’atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ; soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ; mesure à entraver les naissances au sein du groupe ; ou transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe. Les différentes formes de crimes contre l’humanité sont énumérées dans le statut de Rome qui établi la Cour pénal international. Parmi les éléments constitutifs de crimes contre l’humanité figure « les meurtres, viols, emprisonnements, disparitions forcées, réduction en esclavage, notamment celle des femmes et des enfants, esclavage sexuel, torture, apartheid et déportation ». Ses conflits illustre l’origine des guerres qui tourne autour de l’ultra nationalisme et l’ignorance qui poussent les dirigeants politiques à commettent les atrocités du passé et les oublie par l’horreur de l’obscurantisme.

D’autre part, les crimes débute avec les menaces de mort et les idéologies totalitaires qui se propage. Le respect de la loi est essentielle et mettre hors d’état de nuire les personnes qui transgressent la législation est nécessaire. Les anti-humanistes sont les personnes qui représentent une menace extrême quelque soit leur idéologie. Le refus de condamner les atrocités commise par une personne, une armée, un État, un groupe d’individu c’est approuver leur cruauté. L’influence des discours extrémiste conduit des personnes endoctriné à commettre des crimes de plus en plus barbare. Le journaliste Fausto Giudice a recensé plus de deux cents maghrébins victimes de crimes racistes et plusieurs centaines d’autres agressés entre 1971 et 1991. Pendant plusieurs mois de l’année 1973, des meurtres de Maghrébins vont être commis dans tout le sud de la France suite au meurtre d’un conducteur de bus par un immigré. Cette chasse à l’homme va engendrer le 12 décembre 1973 l’attentat du Consulat algérien revendiqué par le Club Charles Martel qui fait quatre morts et plusieurs dizaines de blessés. Des dizaines de maghrébins essentiellement des algériens furent tués ou blessés lors de crimes racistes au cours de cette année 1973. En 1975 des attentats eurent lieu, et va coûter la vie à des Algériens, détruisant entre autres des locaux de l’Amicale des Algériens, contre le siège d’Air Algérie à Marseille, ou détruisant l’Ambassade d’Algérie à Paris, lors de l’attentat revendiqué par le Club Charles Martel. En 1980, le club Charles Martel revendique un attentat contre le Consulat d’Algérie à Aubervilliers. Le 1er mai 1995, un militant d’extrême droite jette Brahim Bouraam un jeune marocain dans la seine. Par conséquent l’insécurité peut parfaitement émaner de parties d’extrême droite sois disant sauveur du peuple. Il faut attendre 1990 pour que la loi Gayssot qui vise à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe soit adopté. Des tags racistes sont retrouvé dans les mures et les lieux de culte en France illustrant une fois de plus la haine qui se développe dans le territoire de la république. En décembre 2022, le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale se dit « préoccupé » par « la persistance et l’ampleur des discours à caractère raciste et discriminatoire en France, notamment dans les médias et sur internet. Toutes les formes de racismes sont condamnables de quelque manière que ce soit et par qui que ce soit. Les discriminations sont le fruit de l’ignorance et de l’obscurantisme qui perdure au delà des frontières et des époques.

        

                               Le désir d’écrire

La satisfaction d’écrire pour captiver l’humanité

Contre l’humiliation des peuples opprimés

Et rendre hommage aux individus éclairé

Mon désir ardent d’écrire sur la vie humaine

Pour pérenniser la littérature passionnelle

En consacrant sa vie aux valeurs républicaines

Les horreurs des temps passé

Ressurgissent aujourd’hui dans ma conscience troublé

Et écrire me permet de les dénoncer

         

 

                       Une époque cruelle

Les victimes du passé semble être abandonner

Tout au long d’une époque endeuillé

À travers une histoire marqué par la brutalité

Dénoncer les tortionnaires du passé

Sans jamais les oublier

Pour éviter de les retrouver

Les crimes et les délits ignorés Par les bêtises de la télé

Pour déshonorer les combats du passé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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