Poésie
Silence radio

« Habile est le mari qui garde le silence, car le silence angoisse les femmes. »
Suzanne Necker
– Allo ?
– …
Qui est l’inventeur du silence qui est d’or ?
Soudain, une envie de lui mettre un coup de pied
Au derrière et de le mettre dehors.
Je tourne en rond dans ma cage dorée.
- Allo ?
- …
Feux d’artifices
Puis Tchernobyl
Dans ma tête se mêlent. Complices ?
Ou pas, ils ne me laissent pas tranquilles.
C’est une torture
Vicieuse et qui dure.
Je passe du coq à l’âne
Entre tourmente inquiète
Et délires qui rouspètent.
Je sens que me gagne la folie
La seule chose qui me ferait envie
Et qui, sans nul doute, m’apaiserait
C’est de voir ce silence tordu
Se rompre et alors, j’oserais
Peu importe la situation me mettre à nue
Au sens figuré comme au sens premier.
Ta parole est bien plus sacrée
À mes yeux d’amoureuse folle
Que ton silence qui me colle
À la peau comme une sangsue.
- Allo ?
- Je suis là
La radio crépite… de joie
Moi aussi.
Quelle douce folie.
Il suffit d’un mot,
C’est comme la mécanique,
Et ça repart, illico presto.
On oublie le silence, on fait attention… Pas de clic ?
On a peur du off.
On le trouve bof
Mais il est si sournois…
On souffle, un bon coup. Toi, Moi.
Non pas chut !
Je déteste le silence…
L.G.
(image : https://pixabay.com/fr/illustrations/imagination-conte-de-f%C3%A9es-cr%C3%A9ativit%C3%A9-5153670/)
(projet en cours “La folie douce”)
Voyages

J’ai fait mille voyages, avec toi.
Tes fuites,
Tes silences
Me parlent.
Alors je te rejoins,
N’importe où,
Même pas essoufflée
Et je cherche même ton fantôme
Pour m’embrasser.
Je rage contre le vent
Qui me repousse,
Contre la neige
Qui efface tes pas,
Contre la pluie
Qui me donne envie de danser
Pour retrouver le soleil.
Mais j’avance,
Toujours,
Vers toi.
Je voyage partout,
C’est magique.
Ai-je des bottes de sept lieues ?
Ai-je le pouvoir de me téléporter ?
J’use mes sandales,
Puis mes pieds nus.
Voyager,
C’est être toujours avec toi,
Dans le silence
Comme dans l’absence,
Tenir ta main,
Devenir ton ombre,
Marcher dans l’empreinte de tes pas.
J’observe ce monde,
ces lieux,
Découverts dans ma quête de voyageuse.
Je t’y devine,
Je caresse l’écorce d’un arbre,
Baigne mes pieds dans une rivière
Et les pose sur un chemin de galets
Que peut-être tu as aussi emprunté.
Tout me parle de toi,
Ça murmure ton souffle,
Ton sourire,
Ton regard posé,
Ton corps, son énergie encore dans le sillage
De cette vie pleine, éphémère et si belle.
Tes yeux brillaient surement.
Au coin de mes yeux, déjà une larme.
Je suis prête à parcourir le monde…
L’univers…
Pour te retrouver.
L.G.
(image :
)
(Projet en cours “La folie douce”)