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Oser être soi

21 - 29 minutes de temps de lectureMode de lecture

Osez être vous-même : Le chemin de l’authenticité révélé

Fatigué(e) des promesses de “bonheur parfait” et des injonctions à toujours être positif ?
Ce livre est pour vous.

Découvrez un guide franc et authentique qui démystifie les recettes miracles du développement personnel. Oubliez la formule magique pour être vous-même ; elle n’existe pas. Mais il existe un chemin, le vôtre, pour vous accepter pleinement et révéler votre véritable potentiel.

À travers mon propre parcours – j’ai moi aussi vécu un chaos où mes repères s’étaient envolés – je vous offre les clés pour :

– Accueillir toutes vos facettes, y compris vos “défauts”, et les transformer en atouts.
– Libérer vos émotions sans culpabilité, et comprendre leur pouvoir.
– Découvrir une créativité qui ne se limite pas à l’art, mais qui se trouve dans chaque aspect de votre quotidien.
– Rebâtir votre confiance en vous, non pas en vous forçant à changer, mais en vous connaissant et en vous respectant tel(le) que vous êtes.

Ce livre n’est pas une solution toute faite, mais une invitation à l’introspection profonde. Il vous poussera à vous poser les bonnes questions, à explorer vos zones d’ombre avec bienveillance et à transformer votre vie en acceptant votre singularité.

Osez être vous-même, sans faux-semblants. Le voyage est exigeant, mais la liberté d’être enfin soi est à portée de main.

🌱CHAPITRE 1

Y a t’il une formule magique pour être soi ? 

Vous cherchez la formule magique pour être vous-même ? L’astuce secrète, le raccourci qui va tout changer ? Je dois vous le dire : elle n’existe pas. C’est peut-être la première grande vérité à accepter. 

Ce livre ne vous donnera pas de solution toute faite, mais il vous offrira des clés pour découvrir votre propre chemin vers l’authenticité. Car chacun de nous est unique, façonné par un vécu singulier.

Avant même d’oser être soi, une question essentielle s’impose : quelle est la confiance que nous nous accordons ? Car sans une certaine confiance en soi, il est difficile de s’autoriser à être pleinement qui l’on est.

Alors, comment trouve-t-on ce chemin si particulier ? Comment bâtit-on cette confiance indispensable ? 

Pour ma part, c’est à l’âge de vingt ans que cette question a surgi en moi : qui étais-je ? Ma vie était alors sens dessus dessous. 

Mes projets venaient d’être anéantis, ma famille avait explosé, et l’existence que je connaissais n’était plus. Je me sentais complètement perdue. Au début, j’ai tenté d’avancer sans écouter mes douleurs. Mais j’étais totalement désorientée, mes repères envolés. Chaque nouveau pas se heurtait à un mur, comme si tout ce que je voulais dans la vie était devenu inaccessible.

J’ai alors compris que je ne maîtrisais pas tout de ma destinée. Ce fut le moment le plus bouleversant de ma vie. En silence, j’ai commencé à me poser des questions profondes sur moi-même, sur mon identité. Pourquoi tout s’écroulait-il autour de moi ? Qu’avais-je fait pour que ma route bifurque à ce point ?

J’ai d’abord sombré dans la culpabilité, alors même que cette situation n’était pas de mon fait. J’avais subi les conséquences des mauvais choix de mes parents. Je me sentais prise pour cible, comme si, pour certains, on m’avait jeté le mauvais œil.

Avec le temps, j’ai compris que tout ceci n’avait rien à voir. Ma vie a changé de cap pour me mettre sur un autre chemin, bien loin de celle que je pensais être.

Maîtriser mon avenir était devenu impossible pour moi. Comme si la destinée me plaçait à un endroit précis sans me demander mon avis. Mon cœur n’a pas accepté cette situation. Ma tête pensait que je devais survivre quoi qu’il arrive. Je ne rentrerai pas dans les détails de ce que j’ai vécu, je préfère le garder pour moi. J’ai juste envie de vous révéler que parfois, nous ne maîtrisons pas tout, hélas…

Certaines personnes choisissent tout dans leur vie et voient tout se mettre en place. Je ne fais pas partie de ces gens. Plus j’ai des projets qui me tiennent à cœur, plus je me sens poussée vers d’autres horizons. 

Depuis que mon chemin a dévié de la trajectoire pour laquelle j’avais bossé comme une dingue, j’ai vécu avec une sorte de faille énorme. Je l’ai même dessinée pour l’intégrer dans les jeux de cartes que j’ai créés, et l’ai nommée « ruine ». Un trou béant immense, comme un séisme violent séparant deux plaques sismiques. Cette souffrance m’a habitée pendant des années. J’ai alors commencé à travailler sur moi pour cicatriser. De là est née mon envie de mieux me comprendre et de libérer mon véritable potentiel. J’ai commencé à me poser des questions existentielles :

À quoi je sers ? Si je ne peux pas faire ce que je veux, pourquoi suis-je poussée à réaliser quelque chose que je ne veux pas ?

C’était violent. Mes vingt ans ne datent pas d’hier ; c’était la fin des années quatre-vingt-dix. À l’époque, le développement personnel, la loi d’attraction, la loi de Murphy n’étaient pas à la mode comme aujourd’hui. J’ai dû me dépatouiller seule. Je me suis tournée vers mes ressources personnelles, utilisant mon intuition, mon instinct et mon hypersensibilité. 

C’est ainsi que, aidée par des jeux de cartes, j’ai commencé à décoder mes émotions et celles des autres. J’utilisais alors un oracle pour ensuite créer mes propres jeux : j’avais ce besoin d’avoir un outil qui me ressemble. J’ai découvert que j’avais un don, celui de prédire certaines situations en fonction du décodage émotionnel de la personne face à moi.

Le destin me jouait un sale tour. Il me permettait de voir comment aider les autres à atteindre leurs objectifs en fonction de leur vécu et de leurs émotions. Cocasse, quand on découvre comment la vie a tourné. J’ai eu du mal à encaisser cette ironie. La formule « le cordonnier est toujours le plus mal chaussé » me collait superbement bien. La colère animait quotidiennement mon cœur. À l’époque, je ne m’étais pas encore lancée professionnellement dans le développement personnel. J’avais surtout besoin de comprendre, de ME comprendre. C’en était même vital.

De mon expérience, je peux vous révéler une évidence : il n’y a pas une seule formule magique pour « être soi », mais une multitude. Tout dépend de votre personnalité, de votre vécu. Méfiez-vous des personnes qui vous proposent des méthodes toutes faites, car elles n’existent pas. Ce qui vaut pour l’un ne vaut pas forcément pour l’autre. C’est en tout cas ce que j’ai compris dans mon cheminement vers la compréhension de soi. Nous sommes tous uniques, et ce que nous recherchons l’est également.

Le développement personnel ou le travail sur soi ne veut pas dire être toujours dans la pensée positive en permanence ou dans la loi d’attraction. 

Ces méthodes peuvent fonctionner pour certaines personnes mais pas pour toutes. Ne culpabilisez pas de ne pas attirer à vous cette fameuse énergie positive qui solutionnera tout dans votre vie. Il est normal de vivre des hauts et des bas. Il est naturel d’être négatif, en colère voire même pessimiste. Ce sont des émotions légitimes.

Est-ce que vos pensées sont limitées ? Non ! Est-ce que vos croyances sont trop ancrées ? Non !

Les freins, les peurs sont naturels. Ces instincts sont importants, c’est ce qui vous permet d’être en alerte en cas de danger.

Devez-vous obligatoirement dépasser vos zones de confort ? Non plus.

« Être soi », c’est apprendre à vivre avec vous-même. Découvrir qui vous êtes : vos limites, vos émotions, votre caractère, vos rêves, votre éducation…

Être soi n’est pas s’obliger à devenir quelqu’un d’autre. Transformer sa vie, d’accord, mais pas à l’encontre de qui vous êtes réellement.

J’avais envie de remettre l’église au milieu du village.

Ce que j’ai appris avec les années, c’est avant tout de respecter ce que vous êtes. Ensuite, de l’accepter. Accueillez vos défauts, vos qualités, vos erreurs, vos réussites. La première chose pour commencer à se remettre en question est de faire le bilan de votre vie, de vos actions, avec un regard éclairé, honnête et franc. Évitez de vous complaire dans vos mensonges ; assumez toutes vos facettes. Ce premier pas est le plus important : avoir une autocritique sans œillères, sans faux-semblants. Dans cette étape, soyez exigeant avec vous-même. Le but n’est pas de vous plaindre ou de vous victimiser, bien au contraire. Épluchez, détaillez vos actions et analysez les réactions qu’elles engendrent dans votre vie. Peut-être y a-t-il un mécanisme qui vous a échappé. Si c’est le cas, ce sera le premier indice à comprendre et à transformer.

Peut-on changer son caractère ou sa personnalité ? Pas forcément, mais vous pouvez évoluer. Si vous comprenez vos actions et vos réactions, vous apprendrez à connaître parfaitement vos mécanismes de fonctionnement. Bien plus que de se laisser vivoter ou d’accepter que la destinée vous mène à tel ou tel endroit : si vous avez la clé pour vous comprendre, votre vie se transformera. Elle ne sera pas parfaite, elle ne vous évitera pas les épreuves, non. Mais elle vous aidera à comprendre chacune de vos émotions. Savoir, c’est la connaissance, paraît-il. Alors, découvrez-vous.

À ce moment-là de votre lecture, vous allez sans doute vous dire : « Non, mais elle se moque de nous ! Elle a écrit précédemment que sa vie avait pris un autre chemin pour aller vers sa « destinée », et là, elle nous dit de mieux nous connaître. What ? Ahaha ! » Oui, oui, j’assume. J’ai cru au début qu’il y avait une forme de destinée. 

Mais avec le temps, en travaillant sur moi, j’ai compris que j’avais un mécanisme d’action qui m’avait éloignée de mon objectif. Si à l’époque j’avais eu les clés que j’ai aujourd’hui, j’aurais pu renverser la situation. Alors non, je ne regrette pas ce qui s’est passé. Je suis heureuse de comprendre aujourd’hui que j’aurais pu faire autrement. J’ai simplement fini par accepter d’être celle que je suis, avec mes failles, mes défauts et mes erreurs.

Des personnes peuvent vous mettre des bâtons dans les roues, mais à vous de ne pas vous laisser faire et de ne pas accepter tout passivement. Ensuite, soit vous vous battez pour y arriver, soit vous lâchez prise. Les deux solutions sont bonnes. Derrière chaque porte qui se ferme, une nouvelle s’ouvre. Donc, quelle que soit votre décision, votre route vous mènera quelque part. Peut-être pas là où vous vouliez en premier lieu, mais peut-être sur un chemin qui vous plaira davantage. Soignez votre cœur et votre ego pour faire le choix que vous devez assumer.

Oser être soi, c’est toutes ces petites choses à intégrer. Vous devez construire votre philosophie de vie et suivre le fil de cette trame ; vos projets pourront alors être alignés avec qui vous êtes au plus profond de vous.

Est-ce simple ? Pas forcément ! Tout dépend avec quoi vous vous débattez.

Votre éducation vous a conditionné. Vous fonctionnez souvent comme vos parents et votre famille en général. Peut-être que ce conditionnement ne vous ressemble pas. Si vous vous sentez différent, si vous avez la sensation que vous n’arriverez jamais à être à la hauteur pour vos proches, alors comprenez que vous êtes simplement différent. Au lieu de rechercher la bénédiction des vôtres, apprenez à créer votre propre philosophie de vie, que ça plaise ou non à vos proches. Vous avez le droit d’être différent. Vous avez le droit de vivre la vie qui vous ressemble.

 

🌻Exercice pratique : 

Prenez un carnet et un stylo, décrivez votre « Moi » actuel en listant trois à cinq de vos comportements que vous souhaitez voir évoluer. 

Imaginez l’évolution qui vous semble juste si vous pouviez oser être vous même, sans aucune contrainte, sans aucune limite. 

Décrivez trois aspects qui vous serrez essentiels pour y arriver.

Exemple : Être plus serein, plus affirmé, plus créatifs, moins anxieux…

Le tout premier pas que vous pourriez faire, cette semaine, serait de prendre cinq minutes pour vous détendre, sans vous juger.

🌱CHAPITRE 2 : 

Être soi, Être vrai…

J’adore aborder ce sujet : « être soi, être vrai ». Souvent, face à cette idée, beaucoup me répondent : « Mais je suis déjà honnête avec moi-même ! Pourquoi ne le serais-je pas ? » J’ai toujours un petit sourire en coin quand j’entends cette phrase. Non, je plaisante… quoi que !

Moi aussi, je pensais être vraie. En réalité, je ne l’étais pas du tout. Comme tout le monde, j’avais des zones d’ombre que j’aimais occulter. Je ne le faisais pas exprès, je n’en avais absolument pas conscience.

J’ai tenté de transformer mes défauts pour m’améliorer. Seulement, à l’époque, je ne pensais pas qu’accepter mes faiblesses telles qu’elles étaient pouvait m’aider. J’ai compris que je n’avais pas à changer mes défauts, mais plutôt à les utiliser au moment opportun. Car ces failles pouvaient m’être utiles. Quand vous avez conscience de vos qualités et de vos défauts, il ne tient qu’à vous de les utiliser correctement pour vous exprimer au plus juste et construire la vie que vous souhaitez. Votre tempérament est une véritable boîte à outils que vous pouvez maîtriser et utiliser en fonction des situations. C’est cela, être maître de soi. 

Se connaître parfaitement est votre meilleur atout, et c’est ainsi que vous gagnerez en confiance en vous.

Vos actions déclenchent toujours une réaction. À vous de les assumer quoi qu’il arrive. Si vous êtes en équilibre avec vos pensées et vos actions, alors vous serez en confiance. Ce sera votre zone de confort personnel, celle qui vous permettra d’avoir tous vos atouts à disposition dans votre quotidien. C’est dans cet équilibre que vous pourrez véritablement lâcher prise sur le stress, les angoisses et les anxiétés qui vous habitent.

Respectez qui vous êtes sans faux-semblants.

Car il est tellement plus simple de se voiler la face, de se mentir à soi-même. Être dans le déni peut paraître confortable, mais au contraire, c’est ce qui vous déstabilisera le plus. Votre inconscient regorge de tout ce que vous préférez omettre. Cette situation est déjà votre plus gros mensonge.

Ne pas affronter ses émotions, passer au-dessus, se détourner du problème en disant : « Moi ? Tout va bien ! T’inquiète, j’ai vécu pire. » Mensonge ! Non, tout ne va pas bien.

Vivre ses émotions, les accepter, ne veut pas dire que vous êtes faible. Pleurer, hurler sont des réactions émotionnelles naturelles. Il est important d’exprimer ce que vous ressentez au moment où vous le vivez. Si ce n’est pas le cas, dites-vous que vos émotions reviendront un jour ou l’autre en mode “tsunami”, au moment où vous vous y attendrez le moins. Vous risquez de vous noyer dans vos douleurs.

Nombreuses sont les personnes qui pensent avoir surmonté des chocs émotionnels et qui se retrouvent un jour face à une situation similaire. À ce moment-là, le traumatisme se réveillera, ainsi que toutes les émotions que vous avez refusé d’assumer. Vous serez alors complètement bouleversé(e)s.

S’écrouler n’est pas une faiblesse. Et quand bien même ce le serait, où serait le problème ? Si vous êtes conscient de vos points faibles, vous deviendrez plus fort. Vous saurez s’il faut vous protéger de votre famille, de vos amis… Vous pourrez également discerner si vous avez besoin de prendre du recul, de dormir, de pleurer, de hurler…

Toute émotion que vous n’exprimez pas verbalement ressortira par un moyen ou un autre. Tout garder en vous peut provoquer de gros dégâts sur votre corps physique et sur votre santé mentale. Ne minimisez pas ce que vous vivez. Acceptez la réalité le plus rapidement possible, même si vous avez mal. Prenez le temps de panser vos blessures.

Accepter ses défauts, c’est accueillir le fait d’être : menteur, manipulateur, colérique, mou, hypocrite, non courageux… ce ne sont que des exemples.

Vous aimez mentir ? C’est ok. Vous avez tendance à manipuler, à vous victimiser ? C’est ok aussi… Accueillez toutes les parts de votre caractère et de votre personnalité. Il n’y a aucune honte à avoir. De plus, cette démarche ne concerne que vous. C’est votre travail personnel.

Une fois vos défauts établis, demandez-vous : pourquoi êtes-vous ainsi ? Y a-t-il une raison précise pour que vous vous comportiez ainsi ?

Quelques exemples plus précis :

La colère peut être une réaction utile pour vous défendre face à un trop-plein d’autorité, ou l’envie de vous imposer sans pouvoir le faire. À force d’encaisser, vous n’avez pas d’autre choix que d’utiliser la colère pour vous sortir de ce sentiment d’inconfort.

Essayez de trouver vos raisons. Êtes-vous né ainsi ? Ou l’êtes-vous devenu par l’entourage familial, sociétal, professionnel… Il est important de comprendre pourquoi vous vous comportez ainsi.

Si vous n’avez pas envie de décortiquer le pourquoi du comment, alors respectez-vous. Je vous donne simplement quelques pistes de travail pour mieux comprendre vos mécanismes d’action. Rien ne vous oblige à plonger dans tous ces questionnements intérieurs.

Je crois qu’il est essentiel de se connaître et d’être plus fort pour affronter les déceptions et les obstacles. Être vous-même ne vous empêchera jamais d’affronter les épreuves de la vie.

J’aime être prête à tout affronter. Même si j’ai mal, même si je m’effondre, je suis certaine qu’il y a toujours un autre chemin derrière chaque moment difficile. L’espoir est toujours présent quelque part dans mon cœur. Je peux m’éteindre et me rallumer aussi vite, tel le Phénix. Des renaissances, j’en ai vécues plusieurs. « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. » C’est exact. Vous serez malgré tout amoché(e)s par les coups reçus. Autant se relever, n’est-ce pas ?

Je vous conseille de prendre avec vous un carnet pour y noter tout ce qui vous vient à l’esprit lorsque vous pensez à vos défauts :

 — Est-ce que cela vous rend faible ?

 — Est-ce que cela vous agace ?

 — Pourquoi n’arrivez-vous pas à accepter pleinement qui vous êtes ?

Pour se comprendre, il faut s’interroger. Ce n’est que mon avis bien entendu. J’ai souvent constaté que lorsque vous vous posez les bonnes questions, vous obtenez les réponses qui vous sont essentielles pour avancer.

Puiser en vous pour plonger dans vos « mauvais » côtés est épuisant. Vos émotions vont être secouées, alors prenez le temps de laisser ce que vous ressentez s’exprimer. Soyez tolérant avec vous-même. Pensez à vous avant tout. Surtout si vous débutez un travail sur vous. L’air de rien, cela demande de l’énergie, du courage. Faire surgir vos émotions profondes bouscule. Je ne le dirai jamais suffisamment.

Pour conclure cette partie du livre : demandez-vous pourquoi vous souhaitez « oser être vous-même » ? Que recherchez-vous ? Concrètement, vous ne pouvez être personne d’autre que vous. Êtes-vous certain que ce que vous cherchez n’est pas déjà en vous ?

Je vous l’avais dit, j’adore que vous réfléchissiez à vos démarches. Je décortique toujours chacune des émotions. C’est ma spécialité.

 

🌻Exercice pratique :

Mon Passé, Mon Présent, Mon Pont

Prenez votre carnet : 

— Décrivez 3 à 5 choses que vous avez laissées derrière vous (une habitude, une relation, une vision de vous même…) 

— Décrivez 3 à 5 aspects de la personne que vous êtes aujourd’hui même si cela vous semble encore flou ou difficile à accepter. 

Quelles nouvelles perspectives vous viennent en y pensant. 

Maintenant construisez un pont en réfléchissant à la dindon dont les expériences de votre passé ont contribué à devenir la personne que vous êtes aujourd’hui 

Identifiez une force que vous tirez de votre passé et qui vous aide aujourd’hui.

🌱CHAPITRE 3 : 

Découvrir sa créativité

Quand je dis aux gens qu’ils sont créatifs, la première réaction est toujours la même : « Je ne suis pas doué(e) dans le domaine artistique. » Cette réponse me fait toujours sourire. (Rassurez-vous, pas mon sourire sadique, promis !) Tout le monde s’imagine que le mot « créatif » symbolise toujours les milieux artistiques. Sauf que c’est faux.

La créativité est partout dans votre quotidien. Avoir une idée, c’est être dans la créativité. Imaginez également le nombre de pensées que vous pouvez avoir dans votre journée, des pensées créatives. Mettre un enfant au monde est créatif. Créer n’importe quel projet, cuisiner, jardiner… Tout ce qui est de l’ordre de la nouveauté est en lien avec cette fameuse créativité.

Vous l’avez compris : lorsque quelqu’un vous dit que vous êtes créatif, c’est que vous l’êtes.

Pas besoin de faire une école d’art ou d’avoir du talent pour vous créer une belle vie. Même dans les pires moments, il y a toujours cette petite flamme prête à prendre pour vous pousser à voir le chemin qui est le vôtre.

Vous avez des richesses inexploitées qui dorment au fond de vous. Personne ne vous apprend à être créatif, à puiser en vous pour développer cette confiance que vous oubliez régulièrement.

Connaître son potentiel, c’est puiser au plus profond de soi. Se découvrir, c’est également savoir de quoi vous êtes capable. Comment le savoir ? En essayant, bien entendu. Pourquoi faire autrement ?

Vous n’avez pas besoin que qui que ce soit vous dise de quoi vous êtes capable. Vous pouvez le découvrir par vous-même.

Vous avez du potentiel. Tout le monde en a. Même si, pendant des années, on vous a rabâché le contraire. Même si vous n’étiez pas bon à l’école. Même si vos parents répétaient sans cesse que vous n’y arriveriez jamais. Écoutez ce qu’il y a dans votre cœur. Vivez vos projets ; s’ils ne fonctionnent pas, ce n’est rien. Vous en recommencerez un autre.

Cessez d’avoir peur de vivre.

Cessez de croire que vous êtes incapable de réussir.

D’ailleurs, qu’est-ce que la réussite ?

Est-ce le résultat ? Ou le parcours ?

Dans cette quête de soi, la réussite se trouve souvent dans la richesse du parcours et la découverte de vos capacités.

À l’heure où tout le monde parle de hauts potentiels, j’ai envie de dire : vous avez du potentiel. Chaque personne en a. Le tout est de ne pas se limiter, ni de s’interdire d’essayer.

Comment voulez-vous savoir ce qui est fait pour vous ?

Votre éducation, l’école, la famille, la société ne vous présentent souvent qu’une petite palette de possibilités… En réalité, vos possibilités sont illimitées. Ne laissez personne vous déstabiliser.

Reprenez confiance en qui vous êtes. Si vous n’êtes pas doué dans un domaine, essayez-en un autre. Rien de plus simple.

C’est dans la créativité de vos pensées que se trouve une partie de votre potentiel. Tout ce que vous avez envie de réaliser, faites-le ; c’est ce qui vous permettra de découvrir les tréfonds de votre potentiel.

Quand je pense que certaines personnes n’ont jamais découvert ce dont elles sont capables, mon cœur se serre. Je ne m’imagine pas un seul moment sans continuer à découvrir ce dont je suis capable.

Bien entendu, tout le monde n’est pas ainsi. Je le respecte. Donc, si vous souhaitez en savoir plus chez vous, n’hésitez pas, lancez-vous. Si ce n’est pas votre cas, c’est également ok ! Ne vous forcez en rien.

Cette quête de travail sur soi doit être un choix de votre part. Les raisons vous appartiennent. À chacun sa méthode ; le principal est que ça vous ressemble. Au plus vous serez à l’aise dans vos choix, au plus votre quête sera agréable.

Découvrir votre potentiel et votre créativité va vous exalter. Prenez le temps d’accueillir cette émotion ; vous pourriez ressentir un sentiment d’extrême puissance. Rassurez-vous, cette sensation passera vite.

Puiser dans la créativité, c’est ce que je fais continuellement. Cet exercice est celui qui m’amuse le plus. Aller puiser en moi, le plus loin possible pour pouvoir avancer, me découvrir, me révéler.

Avec le temps, j’ai découvert des facettes de moi que je n’aurais jamais soupçonnées, surtout si ma vie avait tourné autrement. J’ai trouvé la force de me renouveler en permanence. Affronter le chaos pour mieux me relever par la suite. Tel un phénix, j’ai appris à renaître de mes cendres. Échec après échec, je me suis relevée, comme si en moi l’espoir ne s’éteignait jamais. Même lorsque j’ai vacillé dans le noir le plus complet, j’ai toujours eu cette petite mèche qui restait allumée dans un coin de mon âme.

Il m’arrive de m’écrouler. Dans ces moments-là, c’est difficile, douloureux. Je suis comme vous. Alors j’enclenche le mode survie, ce qui me permet de plonger dans ma créativité pour y puiser mon potentiel. Celui que je n’aurais jamais soupçonné si je n’avais pas vécu toutes mes défaites.

Votre potentiel est illimité, la créativité l’est encore plus. Dites-vous que vos rêves, vos projets… le sont tout autant. Si ce que vous désirez le plus ne se réalise pas, dites-vous qu’il est possible d’avoir d’autres rêves. Au plus vous en avez, au plus vous pourrez les réaliser.

Travaillez sur vous. Apprenez à vous poser les bonnes questions. N’hésitez pas à explorer des chemins inexplorés.

Je sais que vous allez me demander comment faire pour découvrir votre créativité.

En réalité, c’est très simple. Il vous faut prendre conscience de qui vous êtes. Découvrir vos limites.

Pourquoi vous sentez-vous limité ?

Est-ce vous qui vous freinez ?

Ou vous a-t-on rabaissé dans vos envies ?

Essayez déjà de découvrir vos blocages. Ce serait un nouveau pas vers votre réalisation.

La prise de conscience de vos possibilités est importante. Je vous préviens, cette quête vous suivra toute votre vie. Vous évoluez, et à chaque nouvelle étape, de nouvelles capacités s’inviteront à vous. C’est ce que j’aime dans cette recherche de découverte de soi : les possibilités infinies qui s’offrent à vous.

Franchir cette étape, c’est un pas de plus vers la confiance en vous.

Le début de l’éveil, c’est le début de la compréhension de votre inconscient.

« Votre quête de découverte libérera votre potentiel. »

 

🌻Exercice pratique : 

Notez sur votre carnet : 

— Vos 3 forces inattendues, identifiez 3 de vos qualités ou vos trois talents sans les minimiser.

🌱 CHAPITRE 4 : Zone de confort ?

“L’équilibre pour atteindre votre épanouissement”

Oser être soi, c’est se libérer d’un carcan qui n’est pas le vôtre. Il s’agit de dépasser ce que je nomme la « zone grise » dans laquelle vous évoluez. Bienvenue dans cet espace où vous êtes peut-être enfermé—e, pensant qu’il s’agit de votre zone de confort. Un lieu où vous vivez sans réelle satisfaction.

Vous allez vous dire : « Mais que me raconte-t-elle ? Une zone grise ? Et la zone de confort, alors ? »

Dans ce chapitre, je vais vous parler de trois zones émotionnelles :

 — La zone grise

 — La zone de confort

 — La zone à risque

Je vous en dis plus maintenant, vous comprendrez rapidement. Promis.

Comme je suis gentille, je vais vous aider en vous posant quelques questions :

 — Vous sentez-vous à part ?

 — Avez-vous l’impression que personne ne vous comprend ?

 — Agissez-vous à cause des pressions de votre entourage ?

 — Avez-vous peur d’évoluer dans le domaine qui vous attire réellement ?

Si ces questions vous parlent, je vous annonce que vous êtes bel et bien en zone grise.

Qu’est-ce que la zone grise, me direz-vous ? C’est votre zone de survie, la sphère dans laquelle vous ne vous sentez pas en équilibre.

Imaginez que c’est la saison de l’automne et que sur votre chemin se trouve une multitude de feuilles glissantes. La zone grise, c’est exactement cela : un terrain instable et à déblayer pour avancer. C’est la zone émotionnelle que chacun essaie de soulager comme il le peut. Cette zone n’est en rien une zone de confort, bien au contraire.

La zone de confort, comme son nom l’indique, doit être confortable. Vous devez vous y sentir en sécurité, indépendant—e. C’est également dans cette zone que vous allez pouvoir recharger vos batteries en toute quiétude.

Revenons à la zone grise avant d’aller plus loin. Être émotionnellement bloqué dans cet espace vous rend bien plus fragile que vous ne l’imaginez. Imaginez que vous êtes prisonnier, enchaîné par des liens solides.

À chaque mouvement, une douleur insupportable vous oblige à rester immobile, vous épuisant inévitablement. Vous y perdez petit à petit votre énergie vitale. C’est exactement ce qu’est la zone grise. Elle vous retient fermement par vos peurs, vos blocages, la toxicité de vos relations… vous empêchant d’avancer, vous forçant à rester à votre place, ce qui vous épuise au fur et à mesure. Souvent, ces entraves agissent sur vous de manière inconsciente, rendant d’autant plus difficile d’en prendre la pleine mesure.

La seule façon d’y échapper serait de vous libérer de vos chaînes. Si vous n’y arrivez pas, vous vivrez des émotions frustrantes, angoissantes, mêlées de colère, de désillusions…

Sortir de cette zone, c’est faire un saut dans le vide. Aller vers l’inconnu. C’est ce que la majorité des personnes appellent « quitter sa zone de confort ». Or, vous vous leurrez : vous n’êtes pas dans une zone sécurisée. Ce sont simplement les chaînes qui vous retiennent, en vous berçant d’illusions. Alors, quittez sans regret cette zone qui vous étouffe chaque jour un petit peu plus.

Avancez un pas devant l’autre. Prenez conscience de ce qui vous bloque afin de vous en libérer rapidement.

Un petit rappel utile : personne n’a le droit de décider de votre avenir à votre place. Pensez à vous avant tout. C’est peut-être égocentrique, voire même individualiste, mais pour être sûr—e de vous, vous n’avez pas le choix.

L’avis des autres peut être intéressant s’il s’agit de critiques constructives pour vous aider à évoluer vers votre but, et non vous démolir. Vous n’avez qu’une seule vie, alors profitez-en au maximum pour vous réaliser. Personne ne mérite votre soumission et encore moins votre dévouement. Vous devez être libre de vos choix, en pleine conscience.

Vous libérer de cette pression qui vous étouffe un peu plus chaque jour n’est pas le plus simple. Le premier pas est déjà de prendre conscience que vous êtes libre de vivre la vie que vous souhaitez. Une fois que vous aurez réalisé qu’un autre chemin vous attend, vous vous sentirez déjà un peu mieux. Ensuite, le pas le plus difficile est celui de la désobéissance ou de l’affrontement tout dépend de votre situation. 

Si votre entourage vous met la pression, comprenez que vous devez vous en libérer. « Se libérer » ne veut pas dire tout quitter du jour au lendemain, ni effacer les personnes de votre vie, entendons-nous bien. Vous devez sentir que vous avez le contrôle sur vos choix et sur votre vie, pour apprendre à vous affirmer face à votre entourage. Cette prise de conscience vous aidera à aborder chaque étape de votre vie bien plus facilement. Vos choix, vos décisions, vous amèneront alors sur des chemins heureux. Bienvenue dans votre zone de confort.

Parlons de la « zone à risque » maintenant. L’étape ultime, celle de la prise de risque comme son nom l’indique. Il s’agit de quitter votre zone de confort pour réaliser vos plus grands rêves. Ayant trouvé l’équilibre, vous pouvez maintenant foncer tête baissée vers ce que votre cœur vous dicte, sans retenue.

Vous allez me dire : « Bon d’accord, super, mais où se trouve le risque dans cette démarche ? » J’y viens. Ne vous impatientez pas.

J’ai nommé cette zone « risque » précisément parce que beaucoup de personnes décident de se lancer directement de la zone grise à la zone à risque, pensant à tort être dans une zone de confort initiale. C’est un peu comme sauter en parachute sans vous être entraîné(e) avant. Si vous ne savez pas activer votre parachute, vous risquez de vous faire mal. Bien sûr, vous avez une chance de réussir, mais c’est une méthode très hasardeuse avec un faible taux de réussite. 

C’est dommage, car si vous aviez compris qu’il ne fallait pas brûler les étapes, vous auriez eu bien plus de chances de succès.

Je vous laisse méditer sur ces zones émotionnelles.

Récapitulatif :

 — Zone grise : frustrations, mal-être, doutes, blocages…

 — Zone de confort : équilibre, liberté, indépendance, épanouissement.

 — Zone à risque : Satisfaction, euphorie…

Alors, quelle zone préférez-vous ?

 

🌻Exercice pratique :

— Pensez à un aspect de votre vie que vous considérez comme imparfait à vos yeux. Un aspect qui vous rend anxieux. ( Votre zone grise) Au lieu de juger cet aspect tentez de le comprendre en notant ce qu’il vous apporte ou ce qu’il vous a appris. 

— Notez maintenant une vérité que vous vous êtes longtemps cachés. (Le coucher sur votre carnet peut-être libérateur).

« Bientôt la suite sera publiée, en attendant n’hésite pas à me laisser un commentaire pour me soutenir ⬇️ »

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