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#Réalisme

EXTRAIT DE “PERTURBANTE VISITE”

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Bonjour à toutes et tous 🙂 

Voici un extrait du début de ma nouvelle “Perturbante Visite” un thriller en huis clos teinté de mystère.

Le récit est disponible sur Fnac, Amzon, Decitre, Cultura et Furet du Nord en format physique 😉 

ENJOY !

Il ne lui fallut que six lattes. Six lattes pour fumer sa cigarette et laisser tomber quelques
cendres sur sa chemise qu’il balaya aussitôt d’un modeste revers de la main. Six lattes, un
temps record signifiant qu’il était de mauvais poil et qu’il n’avait pas envie d’être là.
Sous ses yeux encore mal réveillés se dressait un petit chalet en bois usé et rongé, il ne manquait plus
qu’un gros panneau devant avec marqué « insalubre ». Toutes les fenêtres étaient fermées.
Il cligna lourdement des yeux, téléportant son regard sur la droite en direction de la caravane
voisine, tellement voisine que son état en était identique. Cependant, lorsque l’on y regardait
de plus près, elle était assez éloignée du chalet. Une vieille femme d’une autre époque, voire
d’un autre millénaire, se trouvait devant. Affalée sur une chaise de camping prête à s’écrouler,
elle commença à tousser, encore et encore comme si son poumon était sur le point d’être
recraché. La toux se calma et lui permit de terminer la cigarette roulée qui avait provoqué
cette dernière.
Un autre clignement d’œil, une autre téléportation visuelle, cette fois-ci sur une
caravane dans un état que l’on pourrait presque qualifier de « correcte ». Un père lavant ses
trois jeunes enfants au tuyau d’arrosage, les bambins rigolant et s’amusant sous le coup de
karcher express. Il faut dire que le temps était plus qu’idéal pour ça, un soleil de plomb qui
ferait fondre l’acier, un soleil de plomb surplombant tout le camping résidentiel dans lequel il
se trouvait et qui avait déjà fait couler quelques litres de sueur sur son front. La chaleur suffocante, un camping aussi pourri que les habitations qui le décor, oui il n’avait vraiment pas envie d’être là.

Cela faisait vingt-deux ans que Martin officiait comme assistant social, autant dire la moitié
de sa vie. Durant toutes ces années de carrière il avait tout vu et tout entendu. Du simple
vieillard nécessitant une aide pour gérer son budget ; au père de famille se débattant avec la
justice pour avoir la garde de sa fille pour ensuite découvrir que ce dernier aimait lui rendre
des visites nocturnes dans sa chambre. Oui, en vingt-deux ans de carrière il avait tout vu et
tout entendu, ou presque. Il avait choisi cette profession car il voulait aider les gens,
maintenant il s’estimait heureux quand il arrivait à ne pas les mépriser ou avoir pitié d’eux.

MATHILDE

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Il est des années plus ou moins marquantes dans la vie d’un homme, des jours voire des semaines plus ou moins longues.

Regardez-les ! Rire, s’étirer la gueule à s’en perforer les panses !

Ridicule, bang, bang !

C’est bon, arrête, arrête.

Je m’appelle David Lynman et je suis graphiste pour une agence de pub, écrivain également à mes heures perdues, vraiment perdues puisque je n’ai publié qu’un ouvrage à la fin des années 80.

Un genre nouveau, un polar énigmatique dans lequel le lecteur devait déchiffrer le mystère final. J’en étais plutôt fier, l’œuvre avait su trouver son chemin vers une certaine notoriété et je m’étais fait un nom.

Au départ, je reçus bon nombre de courriers auxquels je répondais de façon toute aussi hermétique que mon ultime énigme. Je me prenais au jeu et m’amusais beaucoup. En pleine époque du Minitel, j’avais désiré moi aussi mon 3615 et cela arrondissait plutôt bien mes fins de mois. Tu parles, 60 francs de l’heure à l’époque, je me gavais comme un sagouin.

 

Mathilde

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