LA PRESSION
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Tout auteur y a déjà été confronté.
La pression d’achever son récit pour pouvoir l’envoyer à un appel à manuscrits, ou celle de simplement vouloir le finir pour arriver au bout du chemin et avoir ce sentiment d’achèvement bien mérité après tout le mal que l’on s’est donné.
Cette pression peut être aussi bénéfique que contre-productive.
Elle nous motive à écrire même lorsque l’on n’en a pas envie, et ça, c’est positif.
Là où elle devient négative, c’est si elle nous fait bâcler le travail pour lequel on a tant sué. Ce n’est, hélas, pas donné à tous les auteurs de savoir écrire vite et bien.
Le truc, c’est qu’il faut se dire que si on loupe un appel à manuscrits, tant pis : d’autres suivront.
Oui, on veut achever son texte pour « en être débarrassé », se reposer ou directement passer à un autre. Mais quitte à s’être autant donné pour celui-ci, autant qu’il s’approche le plus possible de la perfection. La satisfaction n’en sera que plus grande et valorisante.
Il y a aussi la pression de la page blanche, à laquelle je reconnais être très peu soumis, mais j’ai de l’empathie pour ces auteurs qui passent des heures devant leur PC sans rien écrire. L’angoisse de faire du surplace, de n’arriver à rien, peut être très pesante psychologiquement.
Bref, cette pression, c’est comme une douleur chronique : il faut apprendre à vivre et avancer avec. À ne jamais oublier que l’écriture est avant tout une passion, pas une obligation — et ce serait dommage qu’elle le devienne 😉
Et il y a ceux, comme moi, qui se mettent la pression comme lecteurs.
Vouloir avancer dans sa lecture chaque jour car, oui, elle est géniale, mais aussi pour ne pas perdre le fil de l’histoire en espaçant sa lecture de trop de jours.