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Lorsque mon bébé
A perdu la vie.
Mes larmes n’ont cessé de glisser
Le long de mes joues rougies.
J’ai erré comme une âme en peine,
À l’affût d’une réponse seine.
Or, le silence a retenti
Plus puissant que jamais.
Mon cœur, déjà en bouilli
Davantage s’effritait
De ces restes de lambeaux
D’amour si chauds
Parsemés
Pour l’éternité
Au gré des vents.
Mon ange que je t’aime,
Tu sais.
Même poussière que tu sèmes
Vrai.
Poussière d’ange remontera
De ses ailes blanches
Et au ciel me sourira.
Attend-moi dans les hauteurs célestes,
Pour sûr, sache-le, je ne te délaisse.
Le bleu est notre couleur primaire, celle de notre planète. C’est la couleur première, quand la Terre n’était encore qu’océans. Quand il se colore discrètement de jaune, le bleu devient sapin, teinte de l’hiver. Quand il vire au blanc, il est couleur de la montagne, de la neige fraîche, de la neige éternelle. Lorsqu’il se fait rosé, le bleu est celui de l’aube et du crépuscule. Il est la flamme à sa source. Symbole de froideur, il est alors la plus brûlante des couleurs chaudes.
Il réunit ciel et mer, quand l’un se reflète dans l’autre, et que les deux deviennent, sous le soleil, turquoise. Il est, à l’horizon, le bleu de Prusse, l’indigo, le marine ou le bleu-gris qui signe l’approche de l’orage.
Teinté de noir, il emplit la nuit quand la lumière du monde s’est retirée.
Quand nous nous l’approprions, le bleu devient symbole politique. Il est la puissance, la couleur des armées de Clovis, celle du bleu roi dont se drape Louis XIV, celle du sang des Nobles et de leurs armoiries.
Mais le bleu sait aussi être révolutionnaire. C’est celui de notre drapeau tricolore, qui, avec le rouge est aussi le symbole de la ville de Paris. C’est la clarté, la liberté qu’entre-aperçoit le prisonnier claquemuré à la Bastille.
Le bleu est parfois guerrier. Il est le « bleu horizon » des costumes de la première guerre mondiale, celui de « la ligne bleue des Vosges ». C’est ce bleu qui dessine nos frontières.
Puis, cette couleur redevient celle de la paix, de l’Europe, de son drapeau, tel un ciel étoilé. C’est la couleur de l’Organisation des Nations Unies.
Le bleu nous égalise. C’est celui des jeans que nous portons tous, la couleur du labeur, du bleu de travail des ouvriers, notre entrée dans la modernité.
Ce bleu qui nous vêt est aussi le miroir de nos états d’âme. Ce sont des bleus de souffrance, sur nos peaux et dans nos êtres, qui nous marquent corps et esprit. Quand il se fait musique et nous accompagne dans nos tristesses et nos désespoirs, le bleu s’internationalise pour devenir le blues.
Le bleu est porteur de multiples sens et d’une longue histoire. Il désigne pourtant aussi le débutant, le novice. Associé aux bas, il se fait, sous la plume de Molière, intellectuel au point d’en être ridicule.
Il est couleur du rêve, du nuage qui se dissipe, de l’espoir, le bleu de l’encre des mots qui disent nos maux, le bleu des feuilles dont Colette faisait usage pour éviter le trac de la page blanche. Il est la signature des chefs d’œuvre de Klein, singuliers dans leurs similarités. Il devient alors matière, et le support de nos émotions picturales. Il est le symbole virginal des madones de Giotto.
Si le bleu nous parle, nous enchante, nous touche, il est aussi celui de notre colère, lorsque notre visage en prend la couleur.
Il dénonce notre peur, quand nous en devenons bleus. Il est la couleur du froid, quand le sang ne circule plus dans nos extrémités, couleur de la mort, quand la vie se retire de nos corps.
Mais le bleu sait aussi être profondément joyeux. C’est la couleur et la douceur des yeux amusés de ma grand-mère. C’est celle de la Grèce et de ses îles, celle de l’azur infini, celle de la turquoise, de la marine, de la vague qui nous emporte et nous emmène, nous fait glisser, voguer vers d’autres rivages, tantôt dense et profond, tantôt reflet ou transparence.
Sur la peau des figues, des prunes, des mûres que nous cueillons à même les arbres, sur les pétales des bleuets, des lilas et des iris bleus, s’invitent toutes ses nuances. Le bleu réjouit alors nos papilles, nos perceptions olfactives autant que visuelles, et nous rend heureux.
Un adjectif de quatre lettres, une syllabe, retranscrivent une infinité de sensations et de sentiments, racontent une longue histoire qui nous accompagne et nous construit.
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