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ToggleS’éprouver :
Ce que le censé prouve
N’est pas toujours
Ce que les sens éprouvent.
Faire couler l’ancre,
Comme le sang s’écoule.
Et jeter l’ancre,
Le temps que le temps s’écoule.
Qui dit que le temps s’écoule ?
Celui qui dit que les sens se prouvent.
Nous bougeons dans l’immobile,
Même le temps se fatigue.
Rien ne s’écoule,
Rien ne tourne,
Rien ne s’éprouve,
Rien ne s’ancre.
Tout se dévoile, Celui qui comprend, Celui qui apprend, Apprendre, c’est acquérir une connaissance, Les leçons de la vie gravent nos âmes, On ne peut enseigner La vie est le plus grand enseignant, Perdu sur cette terre, En trouvant nos repères Des sentiers de terre, En faire son cimetière ? Comme Icare et son père, Défier le Dieu solaire, J’ai du dédain pour mon dédain. À quoi sert de souffrir, Je demande aux Muses Les enfants ont des âmes de poètes. Je bois les larmes du saule Je dépose l’arme au sol D’éclairer cette dame sans col Je regarde ses seins Et moi l’âme folle Connaître le firmament, Silencieusement, Comme l’étreinte des amants. Qui tombe nue, Dans un torrent d’air Entre dans l’antre, De la terre La poussière des êtres, Pour tout connaître Les mythes sont des bêtises, Sachez que les mythes, Pas de mythe, Pas de meilleure, Sans mythe, La roue tourne Tourner en rond, Un cadran, sans contour, Une minute comme un an. Dormir sans sommeil, Manger sans faim, Pleurer sans chagrin, Danser sans mouvement, Écouter sans oreilles, Voir sans regarder, Dès l’heure du soleil levant, Désillusion, quand je suis devant. Dès qu’elle me parlera je ne ferai pas comme avant, J’ai les yeux bleus, comme le ciel en été. Une âme en peine Seul comme une forêt sans bêtes, Comme le ciel en été. Mais car je suis en vie. Le roman accuse. Alors elle pleure des chefs-d’œuvre. La nouvelle est suspectée. « J’ai un alibi » La bibliothèque témoigne, Le lecteur juge, il donne le verdict. Et la poésie est jugée coupable, Une fleur trop vite fanée. Je suis donc je pense, Elle est un fil que l’on tend. Une douleur, un espoir, Bon ou mauvais fût-il, Peindre avec les mots, Des couleurs qui chantent, En noir et blanc, Des palettes monotones Chaque nouvelle page Comme une nouvelle aventure. Le matin a chassé la nuit, Bientôt son bleu fera rougir de colère, Un souvenir flou de mes rêves, Ou peut-être l’inverse, À mille lieux, Le soleil quand la nuit dort est Sur son char, Les anges au ciel : La nuit est issue de l’ombre. Le reflet de la lune sur l’étang. Les mystères se fuient des yeux, Entre la veille et le lendemain. Dans les sentiers obscur. « J’adore Pâques parce que c’est le seul jour de l’année où les chocolats, ils sont gratuits » Après un sourire, Sous le masque des sourires, Si seulement je connaissais, La vérité est cruelle, La vérité c’est le pire des mensonges. C’est en cherchant que je me perds. Le savoir est amer, Beaucoup de déceptions, Toujours nuancées. La destiné en cépée. Je me perd dans les jeux, Mon cœur à l’heure du minuit, Quand on me demande si ca va Je ne me demande jamais ça à moi-même. Je ne crois ni aux enfers ni au paradis, Je ne crois plus en l’homme, Le Christ a racheter nos péchés, je me souviens Il me les a revendus au prix fort. Je regarde en moi-même, quand je sort. Entouré, je me sens encore plus seul, J’attends mon heure. Patient. Je me pose des questions existentielles, Je ferme les yeux, je vois le néant, Je ne crois plus qu’en la création, Alors je créer Sur le noir du malheur Comme le cancre que je suis. Elle se montre au soleil et se cache dans l’ombre. Je devine son regard, Noire comme une boule de suie. Elle me rend beau et laid. L’incarnerais-je en enfer ? L’emporterais-je au paradis ? Elle sera avec moi-même dans le néant, Terre promise, Face à moi, elle remporte cette partie d’hombre. Vouloir guérir, Que mon futur soit souvenir, Décliner et m’épanouir, Il y a plus d’éternels, Est terre, Les terres de miel, Aimer la vie Car l’amour est éternel
Faites-vous du sang d’ancre,
Hissez les voiles.
Le temps aigri :
Même sous le soleil.
Le temps aigri,
Même sous le sommeil.
Les temps des écrits,
Me tiennes en éveil
Même sous les secondes.
Le temps des violons,
Chuchotent chaque ondes.
Le temps est violent,
Quand le tonnerre gronde.
À passé son âge .
Le temps qu’on s’amuse,
À tourné la page.
Le temps est une buse,
Enfermé dans une cage.
Âpre prendre :
Tutoie les profondeurs.
Joue en apesanteur.
Comprendre, c’est intégrer son essence.
Bien plus que les mots sur une page.
Seulement ce que l’on sait,
Ce que l’on a compris, en réalité,
toujours se tait.
et la mort, son ultime leçon.
Jupe Pie Terre :
La magie opère,
Et ce qui va de pair.
Longés de murs en pierres.
Enfer sa misère !
Dans un dédale de calcaire.
Et partir par les airs !Le pain et le vin que Dieu donnait :
Un crayon pour mon dessin,
Du pain chaud au levain
Et du vin italien.
Si personne me comprends ?
À quoi sert de courir,
L’univers est si grand !
Pourquoi plus rien ne m’amuse.
Cœur endurci par Méduse,
Mon âme meurtrie s’y refuse.
Les poètes ont des âmes d’enfants.
Mes paroles sont muettes,
Mes silences sont bruyants.Le sol se tisse :
Que sa liqueur me saoul
Demande à la luciole
Qui dort sur les lames du sol
Elle a le cœur seinDes ailes aimant :
Comprendre les éléments.
Soigneusement,
Dangereusement.
La lumière de feu,
De la nue,
Et un courant d’éclairs.
Jusque dans le ventre
Et fait naître,
Le bois du hêtre,
L’élève et le maître,
Des ailes aimant.Le royaume sans mythe :
Disent ce qui méprisent.
Les mythes sont ridicules,
Disent les incrédules.
Ont toujours le mérite,
De bâtir des empires,
Et transforment le pollen en cire
Pas de rite,
Pas de mérite,
Pas de titre.
Pas de pire.
Par ailleurs
Il faut le dire,
Tout devient vraiment Faux.La roue tchin :
Soit disant
La routine
Me séduisant
Une pensée au vigneron,
Encore un goutte de vin,
Une histoire sans fin.
Me tourne autour,
Comme les corbeaux et les vautours
Je compte les tours,
L’ennuie m’accablant,
Je résiste en baillant,
Je regarde les passants
Me réveiller sans rêve.
Avaler ma fierté.
Rire sans raison.
M’arrêter en courant.
C’est entendre sans pareil.
C’est peu être espérer.Tousse ce vent :
Désireux de prendre ce que la vie me vend.
Dès truqués, me desservant,
Déchiré. C’est éprouvant.
Des fois et même bien trop souvent,
Des pacotilles, du vent.
Dès à présent, dorénavant,
Décision prise je lui dirai que c’est trop décevant.
Des mensonges et des leurres, ça c’était avant.
Désormais je crée moi-même en rêvant.Le cœur à vide :
Triste comme si je n’étais
Qu’un oiseau sans ailes.
J’avance dans la vie sans elle.
Toujours à moitié pleine.
Les yeux dans le vide,
Inspiré par Ovide.
Et on s’embête
Oh oui on s’ennuie
Comme un ciel sans nuit.
Plus une étoile dans les yeux,
Triste comme si je n’étais
Qu’un oiseau sans vie.
Je n’écris pas par envie,
Sans écouter mes envies,
Comme Ovide l’écrivit :
« À tous les amoureux, la solitude est dangereuse.»L’affaire du crime de l’éthique (mari de la vérité) :
Les mots récusent,
La police d’écriture dévoile les preuves.
La vérité est veuve.
Les journaux se meuvent
Autour de l’affaire, aujourd’hui les rimes
Sont les armes du crime !
La vérité s’accable,
Elle crie «La poésie est coupable !
Et le mobile est abject.»
Se défend la poésie
« Comme chaque soir ivre,
Je lisais des livres »
Le marque-page s’éloigne,
Il a quelque chose à cacher…
Il sait très bien à quel chapitre le crime s’est passé.
La sanction sera stricte !
Le marque-page est complice !
Il sera remplacé par des post-it !
Elle finira en cabane à livre avec les fables,
Pour le meurtre de l’éthique.
Comme la loi l’indique.Qu’est-ce qu’une pensée ?
Une vapeur qui vient puis s’écarte,
Juste un château et Descartes.
Chaque plaie que je panse.
Entre bref et longtemps,
Coupé par les Moires,
Un souvenir, une mémoire,
Une douceur, une histoire.
Chaque pensée est futile,
L’homme qui la eut,
Elle finira perdue.Lézard triste :
Un stylo comme pinceau
Et de la magie comme tableau.
Des peintures biens vivantes
Pour des natures mortes.
D’écrire les couleurs,
Des cris de douleurs.
Tracées sur des feuilles d’automne,
Au rythme du monotone.
Comme une nouveau cépage.
Chaque nouvelle ratures
Et le dernier point
Comme une histoire sans fin.Le mat se teint
Il murmure sa douce mélodie.
La couleur du ciel se teinte,
Le ciel et le soleil en étreinte.
Les vagues écumeuses de la mer.
Mes yeux endormis s’ouvrent,
La vie ensevelie se découvre.
Il est temps que je me lève.
L’odeur du café dans cette tasse,
Le rêve, par la réalité se remplace.
Sous les effets de l’ivresse,
Après un sommeil de promesses,
Âpre est le soleil de sagesse.Douce heure de douze heures :
Le soleil à son milieu.
Le grand Astre à son midi
Entre le début et l’infini.
Sans pareil sur un fil doré,
En équilibre.
Et qui libre,
Du tôt au tard.
Il est clair
Et éclair.
Uriel,
Raphaël,
Raguel,
Michael,
Sariel,
Phanuel et
Gabriel.La nuée de la nuit :
Elle porte son tissu de nombres,
Car les étoiles content le temps,
Comme le rythme compte les temps.
Cette femme de son corps s’étant,
Son regard si jeune s’éteint.
Mon cœur à jeun se teint.
Les bruits se chuchotent entre eux.
La jeunesse dans les rêves des vieux,
Et la vieillesse dans les braises du feu.
Une chanson sans refrain.
La nuit passe son chemin,
Doucement et sans chagrin.
Entre le passé et le futur.
Qu’est ce que la nuit murmure ?
La venue du jour, bien sûr !Pas que
Que lui dire ?
Lui mentir ?
A vrai dire,
Se dissimule le pire.
Une douce illusion d’un jour,
Sous le sourire de l’amour.
Seulement l’ombre de la vérité.
Rien n’est gratuit, tout est donné.
Rien n’est offert, tout se paie.
Au prix de mes prunelles.
En effet tôt ou tard,
Tout se paie même les regards.
Je ne me connais qu’en songe.
Je ne me connais ni moi-même ni les autres.
Ni le seigneur, ni ses apôtres
Aux creux des mots et des vers.
Comme des vagues,
Tout reste vague.
Comme l’écume de la mer
Des questions sans cesse éternelles
Des réponses toujours nouvelles.
Et de nouvelles questions.
Tout le monde a des opinions,
Sur les textes de la chanson.
Car les avis sont faits pour changer.
La vérité n’a pas de contraire,
Ni de retour en arrière.
La vie est un brouillard épais,
Un jeu de cap et d’épée.
On gagne les guerres pas les paix,
Pour oublier mon « je ».
La vie c’est nous contre nous,
Qui finira à genoux ?Rê créer :
Du Midi au midi.
Je dis que ça va.
Je me contente d’écrire des poèmes.
Ni même à la vie.
Je ne crois plus en Dieu.
Pour une bouchée de pain.
La vie m’a jetée un sort.
Je rêve de la mort, quand je dors.
Que six j’étais seul
Je suis mon médecin et mon patient.
Le réponses se valent toutes entre elles.
J’ouvre les yeux, je vois le néant.
En l’action à réaction.
Avec un tableau une craie
Le visage du bonheur.Sombre :
Toujours sans couleur, sans odeur, sombre.
Seule ou en surnombre.
Elle me suit toujours,
De nuit comme de jour.
Et son mutisme bavard.
Elle se multiplie comme du pain.
Et se cache dans les nocturnes de Chopin.
Toujours là où je suis.
Et je suis là où elle est.
À mon corps elle est scellée,
J’aimerais m’en échapper grâce à un cheval ailé.
Noué avec des chaînes en fer.
Même où le soleil irradie !
Au-delà des frontières de Canaan.
Pour le peuple de Moïse.
Dans le livre des nombres.
Elle me suivra outre-tombe.
Mon nombre.Pourrir juste pour rire
Par le gai rire.
Vouloir courir,
Vers mon derniers soupir.
Accepter à l’âge de venir.
Que ma tortue soit sans pire,
Que parole soit sans dire,
Que mon bonheur soit sans jouir.
Ne jamais naître toujours mourir,
Ne jamais être toujours vivre.
Toujours revenir,
Toujours partir.
Vite entré,
Vite sortir,
Vite enterré,
Vite finir.Les éthers
Dans un éternel,
Que dans deux éternels.
Ni elle
Ni moi,
Ne m’émois
Ni le chaud
Ni le froid.
Ne valent pas
Les toiles du ciel.
Le début n’en fini pas,
La fin déjà,
Arrive à grands pas.
Comme la mort
Et la mort
Comme l’amour
Comme la mort
Pas une étincelle
Comme le corps
