Sanglantes Origines – 1. Destinée de la magnifique Adeline Tabary est publié chez Forbidden Editions.
J’ai eu le plaisir de rencontrer Alexeï et Nastia il y a quelques années, à l’époque où Sanglantes Origines n’était encore qu’une nouvelle.
En ce temps déjà, je l’avais adorée. Et, autant vous dire qu’aujourd’hui c’est une vraie petite merveille qui s’est offerte à moi grâce au merveilleux talent d’Adeline. Elle a su sublimer cette histoire dans sa plus pure essence.
Ce premier tome vous emmène en Russie au XVIe siècle dans un village au bord d’une forêt sombre, dangereuse et emplie de mystères. Ce décor se marie très bien avec le côté fantastique et surnaturel propice aux créatures obscures.
On voyage entre présent et passé ce qui nous permets de comprendre les douleurs d’Anastasia et d’Alexeï.
Leur romance est compliquée et belle à la fois, leurs déchirures rajoutent encore plus d’émotions. J’ai adoré l’évolution d’Alexeï au fil de l’histoires, mais aussi l’impact que chacun d’eux à sur l’autre.
Adeline parvient à semer le trouble et à le maintenir jusqu’à la fin, au point que l’on ne sait plus qui sont les méchants et qui sont les gentils jusqu’à ce qu’elle nous offre le dénouement et celui-ci est juste incroyable et tellement saisissant.
Quant à l’épilogue, il m’a surprise et intriguée, mais il laisse surtout présager un tome 2 palpitant qui sera tout aussi exceptionnel. J’ai hâte de le découvrir.
En résumé, une petite merveille à dévorer sans modération, qui vous fera vibrer au gré de la plume envoûtante d’une auteure merveilleuse.
A vivre absolument !
💖💖💖💖💖
Résumé :
Ils croyaient que l’Amour saurait les réparer, mais certain destins sont trop brisés…
Russie, XVIe siècle. Dès son premier souffle, Alexei n’a connu que la douleur : une mère morte en couche, un père brisé, puis le vide. Élevé par son oncle, il grandit entre chaleur humaine et instincts sauvages.
Jusqu’à ce qu’il rencontre Anastasia. Belle, farouche, consumée par une soif de vengeance. Leur amour aurait pu les sauver. Mais les secrets, la peur et la rage détruisent tout.
Des années plus tard, elle revient affronter le monstre de son passé. Et pour cela, elle aura besoin de lui… et de sa meute.
Une romance tumultueuse dans un monde de crocs et de cendres, où l’on cherche à se venger autant qu’à se retrouver.
Si j’ai aimé le Tome 1, j’ai adoré ce Tome 2. J’ai été ravie de retrouver Joan et Nick ainsi que toute la bande. On démarre aussitôt aux côtés de Joan qui est la seule à se souvenir de l’autre version de la chronologie depuis qu’elle est parvenue à défaire le héros et à la réinitialiser.
Joan tente de reprendre le cour de sa vie, mais très rapidement elle est rattrapée et reprise en chasse. La chronologie place Nick sur sa route une fois de plus et il se retrouve embarqué malgré lui dans ces nouvelles péripéties.
J’aimais déjà Nick et Aaron dans le premier tome, et je les aime encore plus dans celui-ci 😍. Joan demeure une jeune femme un peu torturée, tiraillée entre sa part monstre et son côté humain.
Je n’en dévoilerai pas trop pour ne pas risquer le spoil, mais on découvre enfin qui est derrière tout cela. La vérité sur beaucoup de choses, mais aussi sur beaucoup de monde est dévoilée dans ce tome, et, surtout, on apprend enfin comment et pourquoi tout a commencé.
Il me tarde de savoir comment tout finira avec le Tome 3 !
En conclusion, un Tome 2 qui offre des révélations et qui se finit en vous laissant envie de découvrir la suite.
A lire absolument ! ❤❤❤❤❤
Résumé
Parfois, pour l’emporter, un monstre vaut mieux qu’un héros. N’oublie pas la règle d’or : personne ne doit savoir ce que tu es. Jamais tu ne dois parler des monstres à qui que ce soit.
Tout portait à croire que c’était impossible, et voilà que Joan y est parvenue. Elle a réussi à réinitialiser la chronologie, à sauver les Hunt et à vaincre le héros des contes de son enfance. Mais à quel prix ? Elle seule se souvient de ce qui s’est passé.
A présent, Aaron, le monstre qu’elle avait fini par considérer comme un ami – si ce n’est pas plus -, est devenu son ennemi juré. Quant à Nick, le garçon qu’elle aimait en dépit de tout, il n’est plus qu’un adolescent ordinaire pour qui elle est une étrangère. Alors que la jeune fille s’était juré de ne plus jamais remettre les pieds dans le royaume des monstres, un tragique évènement va, contre tout attente, l’y contraindre.
Pire encore, Nick se retrouve obligé de fuir avec elle, tous deux étant pris en chasse par Aaron et les gardes de la Cour. Partout, le danger rôde. Si l’ancien héros est tout proche de découvrir ce que Joan lui a fait, la voyageuse temporelle, de son côté, apprend un terrible secret qui pourrait la mettre sur la piste de la femme à l’origine de tous ses problèmes. Pas une minute à perdre : il va falloir rassembler ses anciens alliés pour affronter le plus mortel des ennemis et sauver la chronologie elle-même.
C’est l’heure de découvrir mon retour sur “La légende des royaumes” publié aux Éditions Harlequin dans la collection Luna et qui contient 3 nouvelles : La chambre ensorcelée de Mercedes Lackey, La clé de Morgana de Rechel Lee, La magicienne de Catherine Asaro.
Avec ce recueil, j’ai découvert les plumes de ces trois auteures. Chacune d’elle vous emmène aux côtés d’héroïnes et de héros dans des univers emplis de magie, de passion, de devoir, de peur… Les trois sont plaisantes même si j’ai un petite préférence pour la première.
La chambre ensorcelée conte les aventures de Gwenhyver, une jeune noble, obligée de faire un mariage arrangé afin de protéger le royaume de son père. Elle fera face à son mari violent tout en savourant les précieux moments qu’elle passera aux côtés du Chevalier Atrémus dont elle est amoureuse depuis son enfance. Mais, lorsqu’il en va de sa vie et de la sécurité de son royaume, elle sera prête à tout et agira.
La clé de Morgania raconte comment Drussilla passe ses heures de travail à rêvasser. On oscille entre songe et réalité où l’opératrice de saisie se laisse emporter dans son rêve qui est alimenté par son fantasme pour l’ingénieur informaticien. Tout semble les pousser l’un vers l’autre.
La magicienne nous fait évoluer aux côtés d’Iris, une demoiselle qui se révèlera être bien plus puissante qu’elle ne le pense et surprendra tout le monde lorsqu’elle retrouvera l’héritier du royaume, présumé mort, et qui est devenu sourd, aveugle et muet depuis l’attaque qui a coûté la vie à ses parents. Dès cet instant, tout basculera pour eux puisqu’elle devra l’épouser pour régner avec lui.
Trois lecture agréables et facile à lire, bien que l’accroche ait été plus modérée pour le seconde en ce qui me concerne. Les personnages de la première retiennent bien l’attention, sans compter que j’ai bien aimé la chute finale et le système de magie de la troisième est plutôt bien recherché.
Une lecture agréable que je conseille.
***** Résumé : La chambre ensorcelée de Mercedes Lackey
Mariée de force au seigneur Britannie, Gwenhyver prépare un sortilège afin d’échapper à l’emprise de son cruel époux. Mais il lui faudra, pour réussir, accepter l’aide du valeureux Atrémus…
La Clé de Morgania de Rachel Lee
Pour sauver le royaume de son père, la princesse Drusilla doit retrouver la clé magique de Morgania. Au cours de sa quête, elle rencontre un mystérieux chevalier mais, persuadée de l’avoir déjà vue dans une autre vie, elle hésite à accepter son aide…
La magicienne de Catherine Asaro
Une apprentie magicienne, Iris entre en contact mental avec le prince héritier du Val d’Aron, que tout le monde croyait mort. Quand celui-ci est retrouvé aveugle, sourd et muet, elle entreprend de briser la malédiction qui l’a privé de ses sens…
Voici mon retour sur “L’Empire des Loups” de Jean-Christophe Grangé publié chez Albin Michel.
C’est un excellent thriller noir que j’ai savouré du premier au dernier mot. L’auteur nous plonge au cœur de Paris, dans la petite Turquie, qui contient tout un univers clandestin que personne ne soupçonne. JC Grangé nous enveloppe de mystère et nous dait glisser dans l’histoire où chaque détail attise notre curiosité et accentue notre avidité d’en savoir plus. L’intrigue est haletante et complexe, la tension est maintenue du début à la fin.
D’un côté, nous suivons Anna Heymes, femme de Laurent Heymes, un haut fonctionnaire parisien. Elle est tourmentée par des hallucinations terrifiantes et commence à avoir des doutes sur sa vie, sa mémoire, son entourage… Elle finit par être persuadée d’être manipulée par son mari, le médecin, les forces de police…
De l’autre côté, on suit un jeune Capitaine, Paul Nerteaux, qui enquête sur les meurtres odieux de trois jeunes femmes turques clandestines. En quête de vérité, ce jeune capitaine comprend qu’il va avoir besoin d’un vieux loup de mer qui sache évoluer dans ces eaux troubles. Il va donc chercher un ancien flic à la retraite : Schiffer, qui ne possède pas la meilleure des réputations, mais qui détient ses entrée dans la petite Turquie.
Ces évènements ne semblent pas liés entre eux, mais la trame complexe qui se tisse va nous permettre de reconstituer le puzzle qui va tout lier. JC Grangé mène tout cela avec brio, le suspens est constant et les rebondissements ingénieux. Le cocktail est réussi : du sang, des complots, des manipulations, de la drogue… le tout sur fond de politique et de mafia.
Petit à petit, les personnages vont montrer leurs vrais visages. Tout un univers se révèle à nos yeux des bas-fonds de Paris jusqu’à l’Anatolie. Tout a commencé avec la peur, tout finira avec elle.
Un excellent thriller à savourer.
*****
Résumé :
Femme d’un haut fonctionnaire parisien, Anna souffre d’amnésie, d’hallucinations terrifiantes. Une psychiatre lui révèle qu’elle a subi une opération de chirurgie esthétique importante. Quand, où, pourquoi, de cela Anna ne se souvient pas…
Dans le Xe arrondissement de Paris, deux policiers sont chargés d’élucider les meurtres particulièrement horrible de trois Turques qui travaillaient dans les ateliers clandestins. L’un est un jeune inspecteur quasi débutant, l’autre un vieux routier du district, arraché à sa retraite.
Au cœur de l’enquête, “les loups gris”, une organisation turques d’extrême droite, mêlée à tous les trafics, des tueurs impitoyables. Leur piste va croiser celle d’Anna qui, petit à petit, retrouve son passé dans les lambeaux de sa mémoire.
Un chassé croisé sanglant, plein de bruits et de fureur, où proies et prédateurs, manipulés et manipulateurs se confondent dans les décors funèbres d’un Paris secret et d’un Istanbul de terreur, jusqu’au confins perdus de l’Anatolie.
Un thriller “à la Grangé” qui combine polar scientifique, polar classique et suspense politique dans un cocktail de terreur époustouflant.
*****
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Comment la personne peut-elle espérer s’accomplir ?
L’accomplissement de la personne, un vaste sujet. Un sujet qui mérite que nous nous penchions un instant dessus. Un sujet qui, depuis le périple d’Ulysse pour rejoindre Ithaque, passionne les hommes. L’accomplissement de la personne, n’est-ce pas au fond un périple personnel vers son Ithaque intérieur, un voyage vers son moi profond ?
Un moi ipséitaire que l’on tente de découvrir ou de redécouvrir. Un moi qui donne un sens à l’existence, une conquête du « je » et du « tu ». L’accomplissement personnel, c’est un moi en dehors de moi, tout en étant en dedans de soi. C’est un moi qui a du sens.
Alors ici, la question se pose : Comment la personne peut-elle espérer s’accomplir ?
Nous y répondrons en étudiant l’accomplissement dans le pour soi et le pour autrui. Nous le verrons dans le domaine privé et le domaine public, dans ce que Hannah Arendt appelait la « vita contemplativa » et la « vita activa »¹.
I. L’accomplissement dans le pour soi
Au cours de cette première partie, nous allons nous attarder sur les moyens dont la personne dispose pour espérer s’accomplir dans le pour soi. Nous allons entrer dans le monde de la vita
contemplativa.
Cette vita contemplativa, bien que contemplative est avant tout une vie d’actions intérieures.
Le « pour soi » est ici un prélude au « pour l’autre ». Or, comment espérer s’accomplir sans se
connaître ou sans connaître le monde qui nous entoure ? De prime abord en prenant le recul, le
retrait nécessaire à l’introspection, la contemplation et l’étude.
Ce temps de facto privé, est le temps du loisir dans son antique acception d’activité ne servant pas à pourvoir à la nécessité du quotidien. Ce temps de vie est un moment pour l’élévation intellectuelle et morale. Par la skholé, comme jadis les grecs nommaient l’étude, l’homme peut avoir l’espoir de s’accomplir dans sa res cogitans.
En effet, Sénèque nous interpelle sur le fait que « le loisir sans étude est une mort de l’âme – une pierre tombale pour l’homme »². Cesser de se cultiver revient à cesser d’être au monde, cela est la première étape du sabotage de l’accomplissement de l’homme. La personne a le devoir de s’enrichir intellectuellement et moralement, car sans entretien de sa raison l’âme se meurt.
Si l’on cesse d’être au monde, c’est la fin du « pouvoir être ». Et de facto on annule le champ des possibilités qu’offrent la contemplation et l’introspection.
Contemplation qui permet à l’artiste, à l’explorateur et à l’homme en général de fixer ces parenthèses extatiques qui octroient la possibilité d’être dans l’accomplissement pour soi. Par la contemplation, Paul Cézanne a pu s’accomplir en figeant son regard, en figeant son moi dans le massif de la Sainte Victoire ; tout comme Eric Tabarly, qui en plongeant son regard dans l’horizon du rivage, ira voir par delà les Colonnes d’Hercules.
Enfin l’introspection, cette retraite nécessaire de soi en soi-même, offre de se recentrer sur son être dans son être, pour que s’opère l’aléthéia, le dévoilement de soi, pour entrer en « aperture » comme le dirait Ricoeur. « Aperture » qui ouvre la voie de l’accomplissement dans le pour autrui.
II. L’accomplissement dans le pour autrui
Je vous invite à poursuivre notre analyse des moyens dont dispose la personne pour espérer s’accomplir en nous penchant sur l’accomplissement dans le pour autrui, et dans la vita activa, la vie dite publique.
L’homme étant un animal politique selon l’aristotélicienne formule, il peut tenter de s’accomplir en trouvant sa place, son utilité dans la polis.L’homme n’est pas une machine, un outil. C’est pourquoi, cette utilité ne doit pas être comprise au travers du prisme de l’utilitaire, elle doit être regardée sous l’angle de la responsabilité, de la préoccupation pour autrui.
Nous entendons tous, ça et là, certaines personnes, à un moment donné de leur vie s’interroger sur le sens de leur emploi, de leur rôle social : « À quoi je sers ? » « Qui suis-je ? »
Ces interrogations légitimes se posent de plus en plus dans notre société moderne où la technicisation du travail (notre rôle dans la polis) tend à déshumaniser nos interactions.
Qui, du chef opérateur sur une hotline, ou de la puéricultrice est dans l’utilitaire ?
Qui, de la vendeuse de prêt-à-porter régie par la pression du chiffre ou du conseiller funéraire devant être attentif à l’autre, est dans la responsabilité ?
Il va de soi qu’un conseiller funéraire saura donner du sens à sa place dans la cité. Je ne suis pas sûr qu’un chef opérateur s’accomplisse dans un emploi si technique que le sens, l’éthique et la morale semblent être antagonistes à cet emploi purement utilitaire.
Pour espérer rejoindre son Ithaque personnel, l’homme doit agir en responsabilité et dans la préoccupation pour son altérité. Surtout si cette dernière est un enfant ou un jeune adolescent.
C’est pourquoi la paideia, la transmission, me paraît être capitale dans l’accomplissement de la personne.
En effet, éduquer, instruire c’est donner des connaissances, des sagesses et du soi à la personne que l’on a en face de soi. N’est-ce pas une preuve d’accomplissement pour un père ou pour un instituteur que de voir le fils ou l’élève évoluer selon les préceptes transmis ?
C’est dans cette transmission que le chef opérateur précédemment évoqué, peut espérer s’accomplir.
Parmi les moyens que possède la personne pour espérer s’accomplir, il y a également l’aide, le secours, la charité. C’est par cet acte de désintéressement que l’homme, abruti par le non-sens que lui propose la société moderne, devenue une bien piètre tragi-comédie indigne d’Eschylles, retrouvera du sens à ce pourquoi il est là. Je parle ici de désintéressement car, comme aurait pu le dire le philosophe et théologien espagnol Juan Luis Vives, ce que Dieu donne à chaque personne cela ne lui est pas donné à lui seul. Il ne peut donc pas y avoir de véritable piété sans aide ou bienfaisance mutuelle³.
Cela me fait dire que la charité désintéressée, c’est donner à Dieu par l’entremise du nécessiteux.
En effet, l’aide c’est se rapprocher de Dieu en se rapprochant de l’homme. Le secours est une préoccupation pour autrui faisant sortir l’homme de la banalité de son quotidien⁴. Et en cela, la
personne peut espérer s’accomplir.
Cette préoccupation non-banale me mène à vous parler des deux derniers moyens pour espèrer
s’accomplir, l’amour et l’acte de foi.
Nous avons vu que, par une préoccupation non-banale, la personne sortait de la banalité de son quotidien. C’est par cette sortie de la banalité ordinaire que la personne peut trouver les moyens de son accomplissement⁴. Parlons de l’amour maintenant, comme moyen d’espérer s’accomplir.
L’amour revêt d’abord un partie égoïque, voir dans l’autre un autre moi-même bien que l’autre soit
un étranger. Cependant, l’amour c’est aussi prendre la responsabilité d’une personne, qui à partir du
moment où cette personne est aimée, cesse d’être une chose parmi les choses mondaines. Elle cesse d’être réifiée pour devenir sujet.
Par l’expression des sentiments, et donc par la sortie de son moi, pour aller vers le toi s’opère la
subjectivité de la personne qui reçoit cet amour. L’amour devient alors une préoccupation non-
banale : une autre personne que moi-même compte dans ma vie. Cette personne est importante pour moi comme je suis important pour elle. Ce qui me confère une responsabilité pour un autre que moi, pour un être libre d’être ou de ne plus être dans ma mondanéité. C’est une responsabilité pour ce qui n’est pas de mon fait tel que pouvait le dire Emmanuel Levinas⁵.
L’amour est avant tout une éthique, il nous fait prendre conscience de l’autre en tant qu’être, nous
permettant donc d’être pour autrui.
Ainsi, c’est dans l’amour fondateur de bien des amitiés, de nombreuses romances, que notre
vendeuse en prêt-à-porter pourra, dans cette responsabilité, dans cette préoccupation non-banale, espérer s’accomplir. Elle cessera donc d’être dans l’utilitaire, pour être dans l’être. Tissera-t-elle de solides relations amicales ? Fondera-t-elle un foyer ?
S’accomplira-t-elle en offrant à un autre la vie ?
Ici, je voudrais poser une dernière question :
Et si pour espérer s’accomplir, la personne devait poser un acte de Foi ? Acte de Foi, qui est une éthique de la Foi. Éthique alliant l’amour désintéressé pour Dieu et l’amour en responsabilité pour l’autre, une action qui sort l’être de la banalité.
En effet, c’est par cet amour désintéressé pour Dieu que peut s’opérer l’ouverture. Laquelle fondera l’espoir de s’accomplir en Dieu. Pour illustrer mon propos, je voudrais vous parler d’une religieuse polonaise , qui devenue aveugle à 22 ans, parcourut l’Europe occidentale pour s’enquérir des techniques de communication pour aveugle déjà bien développées en France et en Allemagne. Mère Roza Czacka fondera par la suite la « Société pour le soin des aveugles » à Varsovie et adaptera l’alphabet Braille à la langue Polonaise.
La Bienheureuse n’hésitera pas, au péril de sa vie, à utiliser son couvent pour cacher des Résistants pendant l’annexion de la Pologne par les nazis. Mère Roza Czacka ne s’est-elle pas ici accomplie ? N’a-t-on pas ici un bel exemple de l’espoir d’accomplissement par un acte de Foi ? Acte d’une existence tournée vers Dieu, en ouverture sur le
monde pour autrui.
Nonobstant tout ce que nous venons de dire, la personne devra prendre en considération son caractère mortel. Marquée par une temporalité définie, elle devra par conséquent se hâter d’être et de vivre pour espérer s’accomplir.
Conclusion :
Nous avons vu que pour espérer s’accomplir, la personne pouvait dans un premier temps se chercher, étudier, être dans la contemplation pour devenir une ouverture et être au monde. Puis, nous nous sommes attardés sur le fait que pour espérer découvrir son Ithaque personnel l’homme devait être pour autrui.
En comprenant le paramètre temporel de son existence la personne sera de facto dans l’être.
C’est par cette compréhension de sa finitude terrestre, qui lui permettra une conscience introspective de soi et d’agir éthiquement dans la préoccupation pour autrui, l’amour, la foi et la raison et en trouvant le sens de son existence que la personne peut espérer s’accomplir. Car comme l’aurait dit Zénon de Kition : « l’homme conquiert le monde en se conquérant lui-même ».
Florian Marek
Bibliographie :
¹. Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, trad . Georges Fradier, coll. Biblio Essais, éd. Le Livre de poche, 2023.
₂. Sénèque, Lettres à Lucilius, éd. Edition Intégrale, 2022, Lettre n° LXXXII.
₃. Juan Luis Vives, El socorro de los pobres, langue espagnole, coll. Clásicos del pensamiento, éd.
Tecnos Editorial SA, 2007.
₄. Martin Heidegger, Être et Temps, trad. François Vezin coll. Tel, éd. Gallimard, 1968.
⁵. Emmanuel Levinas, Ethique et Infini, coll. Biblio Essais, éd. Le Livre de poche, p.91.
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📚Avis lecture – Les mendiants des mers, Tome 1 : Le sceau de Ran📚
C’est un roman de fantasy pour adultes. Le mystère et les légendes d’une ancienne race oubliée m’ont donné envie de découvrir cet univers.
On plonge directement aux côtés de Rol dont la vie tourne rapidement à la catastrophe. Il se retrouve chez Michal Psellos, un être sombre et malfaisant. Il y fait la connaissance de Rowen, une tueuse implacable, à la fois magnifique et énigmatique, que le maître des lieux utilise comme un jouet. La jeune femme ne laisse pas Rol indifférent, bien évidemment. Durant tout son séjour à Ascari, Psellos passe son temps à jouer avec eux jusqu’à ce que Rol et Rowen finissent par découvrir le terrible secret qui les lient…
Sur la seconde partie du livre, nous continuons de suivre Rol qui poursuit son évolution et qui retrouve la mer 💜.Car oui, c’est un marin avant tout… Sa vie n’en est pas plus calme pour autant, le sang continue de couler…
Dans ce premier volume, l’univers se met en place. Très rapidement, on comprend que Rol est bien différent. Après tout, il a été marqué du Sceau de Ran… Sa particularité se manifeste progressivement au fil du temps, celle-ci pouvant être accentuée par le cadeau de Psellos (empoisonné ou non, je ne l’ai pas encore déterminé…).
En résumé, malgré les termes techniques maritimes que je ne maîtrise pas (je n’ai absolument pas le pied marin 😝), j’ai apprécié mes péripéties de Rol qu’elles aient été terribles, joyeuses, renversantes, sanglantes, éblouissantes…
Ce premier volume se lit facilement. La fin nous laisse une très belle porte ouverte avec de nombreuses questions. Comment va continuer à évoluer Rol ? Quel choix fera-t-il ? Rowen réussira-t-elle sa quête ?
J’espère vraiment retrouver Gallico et Allias dans le second volume 💖, ce sont deux personnages que j’aime beaucoup.
Bref, une lecture qui pourrait vous tenter 😉.
*****
Résumé :
Dans un monde abandonné par son créateur a autrefois existé une race très ancienne, “Ceux d’Avant”, doués de pouvoir que l’humanité peut à peine imaginer. Selon certaines légendes, ils furent les derniers des anges. D’autres prétendent qu’ils étaient des démons. Rol Cortishane a grandi dans un petit village de pêcheurs isolé sans savoir quelle était au juste sa place dans le monde. Mais le sang de cette race depuis longtemps oubliée coule dans ses veines et va décider de sa destinéée. Marqué du Sceau de Ran, accusé de sorcellerie et de magie noire, Rol doit fuir son village et trouver refuge dans la Tour du mage Michal Psellos, un personnage sombre et effrayant qui règne en maître. Là, il sera formé pour devenir assassin, sous la direction de la séduisante mais trouble Rowen. Psellos utilise cette dernière comme un jouet, ce que Rol a beaucoup de mail à supporter.
Car la rencontre de Rol et Rowen n’est pas due au hasard, et tous deux vont bientôt découvrir le secret qu’ils partagent sur leur passé. Ce secret les conduira à prendre leur destin en main, un destin qu’ils devront tracer dans le sang…
Science fiction post-apocalyptique publié au début des années 70, chef-d’œuvre de la littérature française qui réunit toutes les notions du genre.
J’avais découvert ce livre dans le cadre de ma scolarité au lycée, il y a environ 25 ans. D’ailleurs, merci à ma prof de français de seconde sans qui je n’aurais sûrement jamais lu cette merveille. Adolescente, je l’avais beaucoup apprécié. Aujourd’hui, l’envie de le redécouvrir en tant qu’adulte m’a poussée à le relire et je l’ai autant aimé, si pas plus qu’à l’époque.
J’ai été ravie de retrouver Emmanuel et ses amis d’enfance (petit faible pour Peyssou d’ailleurs 😉 que j’ai encore malgré les années). Le début du livre nous remonte dans l’enfance d’Emmanuel et c’est important, car sans cela, nous ne pourrions comprendre ce qui a forgé ce personnage exceptionnel auquel je me suis énormément attachée encore une fois, mais aussi les lien qui les unissent. Emmanuel est un homme charismatique, un brin manipulateur, mais très inspirant également. D’ailleurs, tous les personnages que l’on rencontre, quels qu’ils soient, sont profonds et superbement bien construits. Vous vous attacherez à tous les Malevilliens et même d’autres, mais je n’en dirai pas plus, car je ne voudrais pas trop en dévoiler 😉 .
Robert Merle fait bien plus que nous plonger dans l’histoire de cette petite bande de survivants qui tente de s’organiser et de survivre dans une campagne ravagée après le cataclysme qui a détruit le monde (enfin, on l’imagine. Car pour le reste du monde nous n’en saurons pas plus). L’auteur dissèque les rapports humains, ouvre de nombreuses questions sur la condition humaine, la sécurité, la spiritualité, l’organisation sociale des survivants… mais aussi sur la condition de la femme.
Une jolie pépite qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout afin de connaître ce qu’il adviendra de chacun des personnages, qu’on les aime ou non, d’ailleurs. Car, ce qui est aussi remarquable, c’est que l’on veut savoir ce qu’il adviendra de chacun d’eux, même des plus antipathiques.
Bref, une pépite à lire absolument !
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Résumé :
Une guerre atomique dévaste la planète, et dans la France détruite un groupe de survivants s’organise en communauté sédentaire derrière les remparts d’une forteresse. Le groupe arrivera-t-il à surmonter les dangers qui naissent chaque jour de sa situation, de l’indiscipline de ses membres, de leurs différences idéologiques, et surtout des bandes armées qui convoitent leurs réserves et leur nid crénelé ?
Il conte l’histoire d’une jeune Sino-Britannique, nommée Joan, qui découvre ce qu’elle est : un monstre qui vole le temps aux humains pour voyager à travers les époques, mais aussi ce qu’est Nick, son amour de vacances : un héros. Et, le héros tue les monstres. Pourtant, malgré le fossé qui les sépare, tout semble vouloir les rapprocher.
Afin de sauver leur famille du carnage auquel elle a survécu avec Aaron, l’héritier déchu de la famille Olivier, ils se lancent dans une quête quasi impossible. Durant leur périple, on apprend ce que sont réellement les différentes familles de monstres, mais aussi qui est ce fameux héros.
Plusieurs personnages m’ont marquée : Aaron se révèle bien plus attachant qu’il n’y paraît, quant à Tom, il m’a touché en plein cœur lorsque j’ai découvert qui il était, ainsi que ses motivations. Et, pour Nick, j’ai fini le cœur brisé 😭.
La seconde moitié du roman, avec ses rebondissements et les révélations, est magistrale, et la fin de ce tome est poignante ! En effet, cette partie m’a littéralement prise aux tripes par ce qui s’y dévoile et comment ce tome se clôture (oui, j’ai eu la larmichette pour plusieurs passages, mais aussi à la fin 😥).
En conclusion, si la lecture de la première moitié a été un peu longue, j’ai totalement dévoré la seconde et j’ai été fauchée par la fin de ce tome !
A lire, je recommande !
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Résumé :
Pour Joan Chang-Hunt, les vacances s’annoncent idylliques. Elle est bien décidée à savourer tranquillement son séjour dans la famille un peu farfelue de sa mère à Londres. Elle adore son petit boulot au manoir de Holland House, où elle se rapproche peu à peu d’un autre passionné d’histoire, Nick. Mais rien de tout cela n’est en fait un hasard : quand, une nuit, un terrible drame se produit, l’été de la jeune fille vire au cauchemar.
Les Hunt ne sont pas simplement de grands excentriques, ce sont des créatures dotées de pouvoirs cachés aussi fascinants que terrifiants – l’un des douze clans qui règnent en secret sur la capitale. Le tueur de monstre des contes de son enfance n’est pas qu’un mythe, il existe bel et bien, et ne reculera devant rien pour abattre ceux qu’elle aime. Pire encore : c’est Nick, le garçon auquel elle a commencé à s’attacher. Pour sauver les siens d’une mort certaine, Joan va donc devoir s’allier avec l’héritier d’un clan ennemi, Aaron Olivier. Mais surtout, il va lui falloir accepter sa véritable nature.
Ma vie à l’infini est le premier roman d’Adeline Tabary publié à Heaven Dream Editions.
Je connais depuis longtemps la plume d’Adeline qui est incroyable, et ce fût un vrai bonheur de la retrouver. La première vie de Maxime ne m’était pas inconnue et j’attendais avec impatience de la relire et, avec elle, découvrir les autres et retrouver Max, Lex, et la jolie Mathilde 💜💜💜. Et autant vous dire que Ma vie à l’infini est une vraie pépite, un régal que j’ai dévoré sans modération.
Les personnages sont profonds et attachants. On les retrouve au fil des cinq vies de Maxime avec leurs personnalités qui restent les mêmes. Au fil des recommencements, Adeline nous montre comment un choix, une action, un petit détail peut tout changer. Comment un grain de sable peut enrayer la machine, comment un intonation de voix peut tout faire basculer…
Adeline nous expose avec brio, d’une plume qui fait écho à votre âme et votre cœur, une réflexion sur la vie et tout ce qui peut la colorer dans toutes les nuances de gris, car rien n’est jamais tout blanc ou tout noir. A la question que l’on s’est tous posé au moins une fois dans notre vie : “Et si j’avais fait ci, ou choisi ça…”, Adeline nous offre un aperçu des possibilités avec les différentes vies de Maxime qui implique toujours le même trio, des âmes sœurs qui sont vouées à évoluer ensemble.
Les émotions, les rebondissements, les surprises sont au rendez-vous et vous tiennent en haleine du début à la fin. Aucune vie ne ressemble à une autre, mais toutes résonnent au plus profond de nous car elles sont offertes avec justesse. Une telle justesse, qu’elle fait écho à votre propre vie, à vos propres remises en question, vos émotions, vos doutes, vos certitudes…
Une expérience littéraire hors norme offerte par une auteure à la plume envoûtante et au talent exceptionnel. Et, la fin est un vrai coup de maître de l’auteure, elle est d’une justesse incroyable et parfaite.
En résumé : Foncez, à l’infini !
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Résumé :
Que feriez-vous si votre existence n’était qu’un éternel recommencement ? Vos choix seraient-ils différents ?
Je m’appelle Maxime, et ce matin, je me dirige vers un entretien d’embauche qui pourrait s’avérer crucial pour mon avenir. Je ne m’attendais pas à croiser la belle Mathilde, l’hôtesse d’accueil timide. Cette rencontre pourrait bouleverser ma vie, l’illuminer. Amour, succès professionnel, tout semble enfin me sourire. Mais le bonheur est éphémère et le rêve peut rapidement se muer en cauchemar.
Que serais-je devenu si j’avais su ? Aurais-je pris d’autres décisions, emprunté un chemin différent ? Et si le destin m’offrait une nouvelle chance, un véritable recommencement ?
Ce tome 1 est un vrai coup de cœur que j’ai dévoré. Les chapitres s’enchaînent en lien soit avec Cyra soit avec Akos. Deux personnages que tout oppose, puisque Akos fait partie d’une des familles aisées de Thuvé, les Kereseth, tandis que Cyra est la sœur du dirigeant de leurs ennemis les Shotet, Ryzek Noavek.
Les Shotet et les Thuvétistes sont deux peuples qui occupent la même planète dirigée par Thuvé. Ces derniers sont décrits comme une nation de pacifistes tandis que les Shotet comme des guerriers sauvages. Ce sont surtout deux peuples dont les coutumes et les rites les opposent en tout point.
Je me suis très rapidement attachée à Akos et Cyra, même s’ils sont aux antipodes l’un de l’autre au début et que rien ne permettait de voir leur chemin se croiser jusqu’à ce qu’Akos soit amené au manoir des Noavek.
Ryzek est l’un des personnages que j’ai adoré détester, tout comme Vas. Il y en a également plein d’autres que j’ai beaucoup aimé : Aoseh, Teka, Cisi, Jorek, Ori… Quant à Sifa, je ne sais pas encore si je dois l’aimer ou la détester. Elle est à la fois fascinante et mystérieuse, mais surtout difficile à cerner.
Je n’en dévoilerai pas trop pour ne pas risquer le spoil, mais l’évolution des personnages et de leurs relations est un point que j’ai vraiment adoré dans cette histoire. Sans compter les secrets qui semblent présents dans les deux camps.
Cyra est une héroïne comme je les aime. Considérée comme dangereuse et menaçante (ce qu’elle est), sa personnalité est bien plus complexe et attachante que le donne les apparences. Quant à Akos, il est doux et chaleureux, mais se révèle bien plus sombre que Cyra par moment. Je me suis énormément attachée à ces deux personnages dès le début, ce qui m’a fait d’autant plus aimer leur évolution au fil du temps.
En conclusion, une pépite coup de cœur pour moi dont la fin me donne envie de dévorer le Tome 2 avec impatience.
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Résumé :
Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains être possèdent un “don”, un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvé, et Cyra, sœur du tyran qui gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables.
Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leur peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s’aider – ou décider de se détruire.
Avec Le croisement des parallèles de Patrick Nadaud et Bernard Varnoux publié aux édition Le livre et la plume, je sors de mes lectures habituelles puisque ce court roman à quatre mains retrace le quotidien de Philippe et Adrien.
Les chapitres s’enchaînent, alternant le parcours des deux hommes qui arpentent des chemins de vie presque à l’opposé l’une de l’autre.
D’un côté, Philippe vient au monde dans un cocon douillet avec une enfance de rêve et un avenir qui semble se tracer sans encombres. Il a une relation très profonde avec son père, Charles, auquel il est très attaché.
De l’autre, Adrien qui naît de “père inconnu” (officiellement), non prévu dans la vie de sa jeune mère. Il vivra ses premières années chez sa tante et son oncle. Deux personnes qui m’ont beaucoup touchée et que j’ai énormément apprécié.
Tout semble les mener vers des vies si différentes, au point que rien ne prédit qu’elles pourraient se croiser.
C’est d’ailleurs ce concept, offert dans le titre, que j’ai trouvé intéressant. Malgré tout, je regrette qu’il n’ait pas été plus approfondi au fil du livre. Je pense que le croisement des parallèles aurait mérité d’être exploité de façon plus développée et pas seulement sur la fin. J’aurai aimé en savoir un peu plus sur cette intersection improbable, mais aussi sur ce qu’elle a permis de faire naître.
La plume des deux auteurs est fluide et très agréable à lire. Le passage de l’une à l’autre se fait sans difficulté. On sent l’amour des mots qui les animent tous les deux même s’ils ont chacun leur style.
Le côté Philippe est écrit avec un peu trop de naïveté à mon goût, tandis que le récit d’Adrien est parfois un peu trop chaotique ce qui a entraîné un brin de confusion par instant, mais la vie d’Adrien est aussi plus complexe que celle de Philippe.
En conclusion, une lecture sympathique avec une excellente chute, un concept d’intrigue bien pensé, mais j’aurai aimé que celui-ci soit un peu plus développé.
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Résumé :
Dans cet écrit à quatre mains, deux hommes pudiques nous plongent dans leurs vies singulières. Rien ne présupposait que leurs trajectoires de vie, a priori parallèles, se croiseraient. Ni leur enfance, ni leur vie professionnelle.
Qu’ont-ils en commun ? Leur amour des mots, de la poésie et de la musique ? Leur souffrance d’un parent disparu ? Leur quête de reconnaissance de ce qu’ils ont accompli ?
Dans cette interrogation “Charles, le sais-tu ?”, Adrien et Philippe nous livrent leurs intimités.
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Podcast “Les clés de la créativité : je suis aussi auteure ! 💜 Découvre mon univers littéraire.
Quand je ne crée pas des sites internet pour les auteurs, j’écris des livres !
En pleine écriture de mon 5e roman, je ne manque pas de parler de mes autres écrits !
Et l’année dernière, j’ai eu la chance d’être interviewée et enregistrée pour le podcast Les clés de la créativité de Thomas Piard, paru il y a quelques jours. Un grand merci pour cette belle expérience !
Découvre les coulisses de mon inspiration, mes romans et bien plus encore à travers les questions de Thomas :
Et si toi aussi, tu veux être interviewé par Thomas, rendez-vous sur
Dans le Tome 1 de L’engrange-Temps de Nell Pfeiffer aux éditions HachetteRomans, on y fait la connaissance de Sophie, une jeune femme issue d’une lignée de Tisseurs de Temps réputés : les Delapointe. C’est une demoiselle discrète qui apprécie de passer inaperçu. Elle reprend l’horlogerie de son père décédé prématurément.
Comme lui, elle répare, chouchoute et prend soin de tout un tas d’horloges magiques : les Horanimas, que ce soit montre à gousset, réveil, pendule… Elle maîtrise donc la chronolangue, langage qui permet de communiquer avec les Horanimas.
Mais, tous savent que ce ne sont pas les seules horloges magiques qui existence. Il y a un tas d’Horloges Prodigieuses aux pouvoirs plus ou moins incroyables ou même dangereux, dont les Engrange-Temps. Ceux-ci permettent de voyager dans le temps.
Sophie a une vie tranquille, bien rangée et le privilège de veiller sur toutes les Horanimas du palais de la famille royale comme son père le faisait avant elle. Mais, tout va basculer le jour où elle accepte d’aider Dimitri, le frère jumeau du roi.
Elle va vite comprendre que la famille royale renferme des secrets et que son père est bien loin de lui avoir tout enseigner. Mais surtout, elle va faire l’expérience qu’il n’est jamais bon de sortir de sa ligne temporelle, que jouer avec le temps peut vite devenir dangereux et avoir d’importantes répercussions.
Les mystères se dévoilent progressivement, la plume de l’auteure est très agréable. Les chapitres se parcourent aisément et l’univers est remarquable. J’ai énormément aimé Farandole, mais aussi le mystère autour des jumeaux…
En résumé, une très jolie histoire qui nous fait voyager dans le temps aux côtés des personnages, entre magie, science, légendes, rumeurs et complots. Et le plus, le visuel de la couverture est splendide (c’est d’ailleurs lui qui a accroché mon œil au début 😉), ainsi que celui de l’intérieur du livre. C’est avec plaisir que je suivrai les prochaines aventure de Sophie.
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Résumé :
En Grahenne, le temps a un pouvoir, et Sophie Delapointe ne le sait que trop bien. Car loin d’être une simple horlogère, Sophie est une chronolangue : elle parle aux Horanimas, ces horloges pourvues d’âmes, chargées de surveiller le palais et de prévenir les complots contre le royaume.
Le quotidien parfaitement rythmé de la jeune femme se dérègle le jour où Dimitri, le frère jumeau du roi, lui demande de réparer une engrange-Temps, une horloge magique extrêmement rare permettant de voyager dans le temps. Mue par le désir de revoir vivant son père, qui est décédé dans d’étranges circonstances, Sophie accepte d’aider le prince. Propulsée dans une aventure périlleuse à la cour royale, Sophie va réaliser à ses dépens qu’on ne joue pas avec les lois du temps sans en payer le prix…
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📚Avis lecture – Le dernier marthyr, T1. Inconfortable prophétie📚
Le dernier marthyr, T1. Inconfortable prophétie de Simon Maëro aux Editions Le Lys Bleu est sorti en cette année 2025. J’ai eu la chance de le découvrir avant qu’il ne paraissent et je remercie Simon pour la confiance qu’il m’a accordée en m’offrant ce privilège.
On y découvre Christellent (Chris pour les intimes 😉), jeune homme au regard d’or, dernier des siens, qui s’évertue à survivre seul depuis son enfance dans l’une des villes les plus malfamées. Le dieu-guerrier Yahnskan, son mentor et unique ami, le prépare depuis toujours pour sa mission qui constitue l’unique but de son existence.
Les premières étapes de sa quête sont décrites dans une prophétie livrée par la déesse de la destinée, Feyhna. Et, pour réussir, il doit la suivre à la lettre. Première étape : trouver cinq compagnons d’armes qui devront réaliser cette quête avec lui jusqu’au bout. Point inconfortable… Et, ce n’est que le premier…
Nous découvrons donc Chris, mais aussi les différents compagnons de quête qui le rejoindront 😍. Le disciple du Chasseur ne cesse d’évoluer tant en personnalité qu’en puissance durant ce premier volet. Le groupe de mercenaires, aux personnalités et particularités très variées, sont tous très attachants; même si certains sont plus énigmatiques… N’est-ce pas, Circera ? 😉
Nous enchaînons questionnements, péripéties, doutes, mystères, peurs, espoirs, révélations… Simon nous emmène dans un vaste monde magnifiquement construit, empli de magie et de personnages profonds, avec des pointes d’humour très régulières (un vrai régal), au chant d’une plume qui joue avec le rythme des phrases.
Ce premier volet est un plaisir à lire, la fin est intense 😍, offrant des révélations qui ne donne qu’une envie : découvrir le Tome 2 !
A lire absolument !
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Résumé :
Christellan s’acharne à survivre afin de continuer à recevoir les enseignements de son mentor et unique ami, le dieu-guerrier Yahnskan, depuis que son panthéon l’a sauvé du désastre qui a marqué son enfance. Il se prépare pour la mission qui constitue l’unique but de son existence, décrite brièvement dans une prophétie obscure. Pour un élu formé par le Chasseur et guidé par la gardienne de la destinée, un quête considérée comme impossible l’est-elle vraiment ? Le champion choisi par la Myrhiade n’a apparemment rien à perdre… du moins, au début du voyage.
Notre propos portera sur deux aspects de la philosophie complexe et saisissante de Maurice Merleau-Ponty, une philosophie qui révolutionne la vision phénoménale et existentiale du monde.
Dans un premier temps nous parlerons du monde et de la façon dont nous l’habitons, ainsi que de la perception comme système de connaissance du monde. Dans un second temps, nous verrons que c’est par la communication que s’articule la perception de l’autre et la relation avec lui, nous verrons que l’être est une incarnation, qui tient le tout et nous possède.
Nous conclurons en argumentant sur le fait que l’être de Merleau-Ponty est un être pour le monde et pour autrui.
I. Le monde et la perception
a). Nous habitons le monde
La philosophie de Merleau-Ponty nous permet de comprendre que nous ne sommes pas de simples « être-là » au sens heideggerien du terme. Nous ne sommes pas qu’un « Dasein ». Pour le philosophe allemand nous sommes des « êtres au monde » alors que pour Merleau-Ponty nous sommes des êtres dans le monde, monde qui est déjà là, devant nous. Ce monde est ici soutenu par l’être qui ne demande qu’à exister en tant qu’être pour se laisser percevoir et percevoir le monde.
Nous sommes en relation avec ce dernier comme nous sommes en relation avec notre maison. Notre maison « est » notre maison, comme le monde « est » notre monde. Nous percevons notre maison comme notre maison et le monde comme notre monde car au fondement de tout ils « sont ». Nous sommes en relation avec ce qui nous entoure, car ce qui nous entoure « est ».
Nous ne sommes en relation que parce que l’être est là, il soutient le monde. Et l’être c’est une aperture, une ouverture au monde comme aurait pu dire Paul Ricoeur et d’après Merleau-Ponty, l’être est l’ouverture de la chair qui nous fait entrer en médiation avec le monde environnant. C’est là, la clef de notre perception, nous percevons ce qui « est ». Nous habitons le monde par notre chair et notre esprit, car nous sommes incarnation. Et c’est l’incarnation, qui nous fait habiter le monde. Car notre chair s’ouvre pour entrer en relation avec le monde et nous le faire habiter.
En effet, c’est notre être et son incarnation qui nous octroient le droit d’habiter le monde ; nous ne pouvons habiter que ce qui est. Nous habitons ce monde, comme nous habitons notre maison, dans les deux cas nous pouvons nous y mouvoir. Nous pouvons aller dans la rue, comme nous pouvons aller dans notre chambre.
Pour habiter pleinement le monde nous devons pouvoir le sentir. Nous devons pouvoir le toucher, le goûter, le sentir et surtout le voir. Nous sommes sommes chair, incarnation et de facto obligés de passer par la sensation et le mouvement pour percevoir le monde. Merleau-Ponty nous le rappelle effectivement, nous sommes des êtres sensori-moteurs. Nous habitons le monde grâce à un schéma corporel, ce schéma offre à mon corps un rapport intersoriel au monde qui m’entoure et me précède.
C’est ce phénomène qui fait quenous sommes au monde. Car le monde est une expérience de la sensation permanente. Si nous voulons nous convaincre que c’est par la perception que nous habitons le monde, observons les comportements primaires des enfants.
Le nourrisson ne porte-t-il pas tout à la bouche, comme pour goûter le monde ? C’est ici sa manière de s’approprier le monde, de l’habiter. Cependant, la vue reste la seule façon valable d’entrer en relation avec l’espace environnant. C’est par cette dernière, que notre être sort de nous, et se projette dans l’horizon de l’espace autour de nous. Assurément, c’est parce que je vois que je peux mettre du moi dans le monde. Aller voir, c’est beau d’aller voir, d’aller regarder. D’aller regarder ce qu’il y a derrière la grande palissade, pour qu’une fois vu, ce qui y est caché soit dévoilé et fasse partie de mon monde.
Par ce dévoilement, j’aurais découvert une nouvelle pièce dans ma maison-monde. Et c’est mon œil qui m’aura permis de voir ce qui est, et c’est par la perception de l’être omni tenens que nous entrons dans le monde et pouvons l’habiter.
b). La perception un système de connaissance du monde
Dans phénoménologie de la perception, à la page 235, Merleau-Ponty nous dit : « le corps propre et dans le monde comme le cœur dans l’organisme : il maintient continuellement en vie le spectacle visible, il l’anime et le nourrit intérieurement, il forme avec lui un système. »
Ici la métaphore du cœur est, au regard de sa pensée sur la chair, très intéressante.
En effet, la chair est ce que nous percevons des corps qui nous encerclent. C’est la masse que nous voyons et le cœur c’est justement ce que nous ne voyons pas. Le cœur rejoint là l’idée de foi perceptive qu’il défend.
Mais le cœur, c’est surtout le point de départ du système vasculaire, c’est lui qui donne l’impulsion. Le cœur, c’est l’être en nous. Il vascularise le monde, il lui donne l’impulsion qui le fait se projeter et percevoir le monde. La perception est une communication sensorielle entre le monde et moi.
Effectivement, grâce à cette dernière je peux naître avec le monde, je peux le connaître. Grâce à ma perception, je peux percer ce que je vois, voir ce qui est, et de facto le conceptualiser.
Je conceptualise ce que je vois, car ce que je vois me nourrit. Une fois vue, une carafe pourra être vue par l’imaginaire ; cette perception du dedans. Par ma vision de la carafe je me suis projeté en elle, et elle c’est projetée en moi. J’ai intériorisé sa forme, sa couleur, sa taille. Je l’ai vue dans un contexte, sur un fond qui me permet de l’identifier comme carafe. Elle était sur une table, au milieu de verres, elle était dans le jardin. Je l’ai vu depuis mon canapé. Ce qui est fabuleux, c’est que je peux la voir par l’imagination.
Mon esprit peut mettre en forme et en couleur la carafe qui n’est pas là, et je la vois intérieurement. Je la conçois car son corps est gravé en moi et du fait que je l’ai vue, je me suis gravé en elle.
Carafe dont on ne voit qu’une perspective dans l’horizon et qui soumise à un autre point de vue peut sembler plus petite, vermillon ou bien carmin selon l’exposition lumineuse. Mais aussi avoir une ance si elle est vue depuis le potager et non depuis le canapé, sur lequel je suis assis.
Le monde en effet est un spectacle où grâce à la perception, je deviens un spectateur acteur d’un système de relations de « corps à corps », de « chair à chair » mis en scène par l’être et possible par la perception. Ainsi je peux tisser un schéma de pensée et un schéma corporel qui m’ouvrent à un système de connaissance, octroyant à l’être une intentionnalité de l’existence.
II. Le rapport à autrui
a). La perception de l’autre est communication.
Notre rapport à l’autre, notre perception de l’autre, ne peut avoir lieu que parce que nous communiquons. L’être de l’autre est comme un miroir qui nous répond dès lors que l’on s’y projette. En effet, notre mode de perception d’autrui est forgé par la communication. Nous communiquons sans cesse, c’est cette communication qui rend possible l’intentionnalité de l’existence, et de facto notre perception de celui qui est en face de moi. La communication fait de moi un pour autrui.
Nonobstant, je perçois l’autre qui est un corps, une chair. Un corps qui n’est pas un corps en soi mais un corps pour soi qui sort de la pure objectivité pour être dans le pour soi, le pour autrui. Un corps qui est dans l’intersubjectivité. Il est pour la communication, ce qui implique tout le panel des sens, comme il est corps je peux le toucher, le sentir, l’ouïr et le voir. Les modes de communication sont le désir et la confiance. Communication elle-même mode d’existence de l’être.
A la question, « pourquoi je désire ma femme ? » Nous pouvons répondre, je la désire parce que je désire son corps, sa chair. Je veux pouvoir la toucher, la caresser, l’entendre, la voir. Je la désire car je désire la présence de son être dans mon espace. Je veux la voir exister dans mon champ de perceptions. Je veux qu’elle soit là. Je veux que mon être communique avec le sien. Mais, quand elle n’est plus là, je me retrouve dans un état de frustration car mon être ne peut plus se communiquer à elle, il ne peut plus communier avec elle. Et quand elle réapparaît devant moi, alors je ressens un sentiment extatique qui me fait à nouveau exister pour elle et la percevoir dans mon monde. Le désir est ici une intentionnalité dans le sens où je désire un corps qui existe, avec lequel je peux me communiquer à l’autre, à l’être de l’autre dans son incarnation, dans sa chair. Cependant, la communication à autrui, la communion des êtres, ne peut advenir que si la confiance, la foi perceptive est présente. La confiance peut s’observer dans un contexte cognitif et affectif.
Par exemple, ma mère. J’ai confiance en elle parce qu’elle est ma mère. Mère que je ne connais pas vraiment parce qu’elle relève du mystère pour moi. Je ne saurais jamais à cent pour cent qui elle est.
Sur le plan biologique c’est elle qui m’a conçu, d’un point de vue généalogique j’ai un lien de filiation avec elle et du point de vue de la quotidienneté elle est celle qui caressait ma joue et me faisait mes tartines le matin. En dehors de cette contextualité qui est-elle ? C’est pourquoi je ne peux avoir qu’une foi perceptive vis à vis d’elle, une expérience interrogative permanente. Quand j’étais petit, je m’étonnais qu’elle fasse des « trucs de grands ». Maintenant que je suis « grand » à mon tour, je m’interroge sur ses activités de « vieux ».
Quand je serais également « vieux » et qu’elle sera morte, je me poserais la question de savoir ce qu’aurait bien pu dire ou bien faire ma petite maman dans telle ou telle situation.
La foi perceptive ouvre la voie à cette interrogation perpétuelle, qui m’empêche d’enfermer ma mère dans un système de croyance, car si je l’y enferme alors elle n’est plus. Pour qu’opère le phénomène décrit ci-dessus il faut une osmose du corps et de l’âme afin de sortir de moi-même pour aller vers l’autre et entrer en relation avec lui.
Si ici, j’ai évoqué ma femme et ma mère, c’est parce que pour l’homme que je suis, la femme relève du mystère inépuisable et que comme disait Henri Wallon, je ne peux pas tout réduire en objet. Ma femme et ma mère sont ontologiquement autres et de facto elles échappent à mon intelligence. Ce n’est pas tant la question freudienne « que veulent-elles » qui anime ma relation à elles, mais plutôt la question « qui sont-elles ».
En effet, nous ne pouvons pas, par notre intelligence, y répondre car la question de leur être relève de leur infrastructure, de leur « ultra-chose » que je ne connais pas et qui restera mystérieux pour moi.
Enfin, c’est le mystère de l’être qui anime mon désir, qui est en réalité un besoin de rencontre et de communication avec l’autre, bien plus qu’une pulsion qui chez Freud et chez Sartre s’avère être de l’ordre de l’atavisme ou de la perversion. En fait, je désire et j’ai confiance car je veux comprendre l’autre et que l’autre me comprenne. Par la communication de mon être, je désire pouvoir être. Ce faisant je désire que l’on m’autorise à être.
b). L’être nous possède car il est incarnation
Chez Merleau-Ponty l’être est omni tenens, c’est-à-dire qu’il tient le tout, qu’il nous soutient. Ce qui veut dire que nous ne pouvons pas le posséder, mais que c’est lui qui nous possède. C’est l’être de l’homme, qui par l’union de l’âme et de la chair fait de nous des incarnations ; faisant ainsi de l’être merleau-pontyen une concrétude de l’être alors qu’à contrario de l’être cartésien, qui de part le « cogito » demeure une abstraction. La définition de Descartes « je pense donc je suis » réduit l’être à une pensée, une abstraction.
Alors que, chez Merleau-Ponty, l’être pourrait se définir par l’apophtegme suivant : « je m’incarne donc je suis » renvoyant encore à la concrétude de l’être.
En effet l’incarnation projette l’être dans le monde. Faisons ici une analogie théologique : les Évangiles disent que Dieu par le Christ s’est incarné. Or, avant la descente de Jésus sur la Terre, Dieu n’était qu’une abstraction contenue dans les prières. Par son incarnation dans le Christ, l’être de Dieu nous démontre que l’être soutient le tout, qu’il est « pantocrator », qu’il est omni tenens ; et donc que je ne peux pas posséder ce qui soutient le tout. A l’image de Gabriel Marcel dans « Être et avoir », lorsque je dis « j’ai un enfant », cela ne veut pas dire que je possède un enfant, que j’en suis le propriétaire. Cela est à comprendre de la manière suivante : je suis le père de cet enfant ou bien, cet individu est mon enfant. Il « est », et c’est parce qu’il est que je ne le possède pas. Effectivement l’être est libre, il a une existence propre qui découle de la chair, de son incarnation. Je le perçois comme mon fils car il est un être palpable, qui a son existence propre.
Enfin, c’est parce que tout ce qui est existe, que l’existant s’incarne, que l’être nous possède.
Pour conclure, de la chair, de l’incarnation Maurice Merleau-Ponty a fait de l’être un être vu et voyant percevant et perçu. Un être qui, grâce à la perception, se retrouve projeté dans le monde. Avec la philosophie de Merleau-Ponty, l’être se situe loin des circonvolutions heideggeriennes et de l’abstraction cartésienne. Ici nous avons affaire avec un être concret, pas seulement mis au monde mais mis dans le monde, faisant de lui un existant qui par l’intentionnalité de l’existence est un sujet dans l’intersubjectivité, dans la relation à l’autre.
L’être merleau-pontyen est de facto un être pour autrui, un être concret qui par un réseau relationnel et sensoriel habite le monde.
Florian Marek.
Bibliographie :
Maurice Merleau-Ponty, Signes, coll. Folio Essais, éd. Gallimard, 1960.
Gabriel Marcel, Être et avoir, éd. Aubier, 1935.
Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, éd. Gallimard, 1945.
Martin Heidegger, Être et Temps, trad. François Vezin coll. Tel, éd. Gallimard, 1968.
Maurice Merleau-Ponty, La structure du comportement, coll. Bibliothèque de philosopihe contemporaine, éd.
Presses Universitaires de France, 1942.
Maurice Merleau-Ponty, L’Oeil et l’Esprit, coll. Folilio Essais, éd. Gallimard, 1964.
Emmanuel de Saint Aubert, « Être et chair chez Merleau-Ponty », dans Ágora Filosófica, Recife (Brésil),
Et si ce que vous pensiez lire dans ce livre était faux ?
J’ai eu le plaisir de découvrir la première romance de Lior Kaarnys, qui est sans aucun doute une lecture qui a surpassé toutes mes attentes.
C’est un univers fantastique riche et détaillé dans lequel l’auteur a excellé en décortiquant les pensées les plus intimes de ses personnages avec une maîtrise psychologique déconcertante et un style audacieux, décomplexé et assumé.
La première partie du roman a pris la direction de la quête de soi par les actes de domination, de soumission, mais aussi les émotions et les odeurs. Ce récit n’est donc pas qu’une ode à la virginité ; il représente aussi bien la solitude vivante et profonde de Kaarn par sa vulnérabilité et une certaine apathie dans ses gestes mécaniques. Il transmet notamment le besoin de respect, d’abandon, d’apprentissage et de compréhension à travers diverses relations enivrantes mêlant tension et suspense et qui mettront en avant chacun des personnages.
Chaque histoire s’achève admirablement dans sa seconde et dernière partie, où la dureté et la tendresse se rencontrent pour accompagner les personnages dans leurs prises de conscience, façonnées par la romance, le partage et l’écoute.
J’émets un petit bémol concernant le consentement de Judith dans la dernière scène, qui aurait mérité d’être marqué davantage, ainsi que les multiples points de vue qui n’ont pas toujours de réelle utilité, surtout dans une même scène, mais sont amenés avec douceur et fluidité.
J’ai eu un très gros coup de cœur pour ce roman qui m’a fasciné tant par la tournure de ses phrases que par les détails et les scènes à double sens, rendant l’histoire troublante et addictive.
C’est l’heure de découvrir mon retour sur le tome 1 de La ville sans vent d’Eléonore Devillepoix aux éditions HachetteRomans.
Le titre et la magnifique couverture ont attiré mon œil, sans compter que le résumé a piqué ma curiosité. Il n’en fallait pas plus pour me donner envie de découvrir cet univers. Hyperborée : une ville construite par son dirigeant, le Basileus, que l’on dit immortel et qui a vaincu et maudit les Amazones.
On y fait la rencontre de Lastyanax, un jeune mage talentueux qui va se retrouver propulsé dans les plus hautes sphères politiques du 7ème niveau d’Hyperborée juste après sa soutenance. A l’autre bout de la ville, c’est aux côtés d’Arka que nous évoluons. Une jeune Amazone qui cache ses origines afin de pouvoir entrer dans Hyperborée pour retrouver son père qui ferait partie des mages de cette ville et qui débute sa progression dans les bas-fonds du 1er niveau.
Les évènements se succèdent pour l’un et l’autre provoquant la croisée de leurs chemins et donc la formation de ce duo improbable. Entre mystères, meurtres, enquêtes, affrontements, le duo Lastyanax-Arka enchaîne les péripéties. J’ai beaucoup aimé ces deux personnages, leurs histoires respectives, mais aussi les enjeux qui se jouent pour chacun d’eux, sans compter le complet qui se monte et où, finalement on ne peut faire confiance à personne. Les autres personnages sont attachants ou détestables, ça dépend 😉.
J’ai adoré le dénouement de ce 1er tome et attend avec impatience de pouvoir découvrir le second de cette duologie. Je l’ai littéralement dévoré, la plume de l’auteur est un délice et se lit avec aisance. Les personnages et l’univers sont bien construits. Petit clin d’œil à Feuval et fon feveux fur la langue 😄, un régal !
Foncez, c’est une pépite !
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Résumé :
A dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d’Arka, une jeune guerrier à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ça tombe bien, elle a tendance à les déclencher…
Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé.
Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.
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📚Avis lecture – D’écailles et d’obscurité, T1. Obsidienne📚
D’écailles et d’obscurité, T1. Obsidienne de Gaëlle Maumont aux édition Gulfstream est un roman de fantasy médiéval Young Adult.
J’ai beaucoup aimé l’histoire dans l’ensemble même s’il y a quelques bémols.
Points positifs, une héroïne badass, indépendante, éprise de liberté, à la réplique parfois cinglante, capitaine de navire, rodée au maniement des armes, qui sait ce qu’elle veut, quitte à se brouiller avec le roi lui-même, mais loyale et avec des valeurs. Certes c’est une héroïne clichée, mais je l’ai appréciée malgré tout. J’ai beaucoup aimé Daérion, personnage un brin énigmatique puisque le mystère place toujours autour de lui, mais aussi son évolution tout au long de l’histoire. J’ai beaucoup apprécié la relation qui s’installe entre les deux.
Les dragons sont finalement peu présent, j’espère les voir un peu plus dans les prochains tomes. On n’entraperçoit le pauvre Mop que de temps en temps, pourtant il ne doit pas passer inaperçu… Le début commence très bien, on sent que quelque chose couve, des complots se mettent en place, des bêtes sauvages apparaissent, des affrontements sont présents. Par contre, je trouve dommage que l’intrigue se soit un peu éparpillée et se soit diluée sur le dernier quart. Il y aura peut-être des éclaircissements sur les tomes suivants.
Il est également dommage que, par instant, les répétitions soient aussi présentes, elles gâchent un brin le plaisir. Malgré tout, cela reste une histoire agréable, sympathique qui me donne envie de découvrir les tomes suivants. Je me suis attachée à Robyn et Daérion (et aussi aux autres 😉).
Un chouette roman que je conseille, avec un jaspage magnifique, l’écriture est fluide et agréable à lire, mais attention pour les exigeants, vous pourriez demeurer insatisfaits sur la longueur.
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Résumé :
“Alors qu’il achevait de graver ces mots dans la roche, l’homme espérait, dans dernier souffle, que la Prophétie ne serait pas oubliée, que la pierre la conserverait à l’abri, et les hommes dans leur mémoire. Il en allait de l’avenir du monde entier.”
Cinq cents ans plus tard, île de Kasmal, prémices de l’hiver.
Un océan ténébreux, d’étranges créatures remontées des profondeurs et de sanglantes attaques inexpliquées. Robyn n’ignore rien de ces signes macabres lorsqu’elle rentre dans son village natal d’Astaak après une longue campagne en mer. Dépourvue de magie mais Maître-Lame redoutable au combat, elle a appris à écouter son instinct. Sur le chemin, Robyn rencontre un jeune homme énigmatique : Daérion. Celui-ci suit les traces de l’invisible bête sanguinaire qui terrorise la populaire. Quand elle apprend que cette mystérieuse entité est à l’origine de la mort de ses parents, Robyn ne désire qu’un chose, la traquer et l’anéantir. Cette funeste quête de vengeance engage alors les compagnons d’armes dans un périple qui ne connaît qu’une seule destination, l’obscurité.
C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai découvert ce tome trois de la saga Empyrean après de longs mois d’attente.
Pour cette suite, l’auteure a mis l’accent sur son worldbuilding grâce à une richesse de détails rendant sa plume très immersive. Les rebondissements mineurs dans la première moitié du récit viennent casser la monotonie et apportent un rythme bien dosé en atténuant les longueurs inutiles qui m’ont par moment un peu ennuyée. Les révélations sur les personnages de Xaden et Violet distillées tout au long de l’histoire m’ont beaucoup plu et apportent beaucoup de nuances et de profondeur. Leur relation évolue lentement sans prendre l’ascendant sur l’histoire, bien qu’elle brode parfois un peu trop autour du risque que représente le ténébreux. L’écriture reste tout de même très bien pensée car elle garde une certaine tension entre les protagonistes.
Les scènes de bataille sont superbement travaillées, on y ressent chaque mouvement, chaque coup, chaque blessure, si bien que j’en ai été captivée au point d’être attristée par les dégâts occasionnés de cette guerre.
L’alternance de POV a amené au roman une dimension plus militaire qui m’avait beaucoup manqué dans Onyx storm.
J’ai passé un très bon moment de lecture, l’auteur m’a fait vivre chaque émotion ressentie, l’intrigue est très bien menée tout en étant le fil conducteur des rebondissements.
Restant sur une fin surprenante, j’attends désormais le prochain tome avec ferveur.
C’est la couverture qui m’a attiré en premier lieu pour Poussière Fantôme d’Emmanuel Chastellière aux Éditions ScriNéo. J’avais envie de me plonger dans un univers où les fantômes étaient présents et je n’ai pas été déçue.
C’est Elisabeth que nous rencontrons en premier, une jeune scientifique touchante et intelligente. Elle décède lors d’une expérience qui tourne mal. J’ai beaucoup aimé ce personnage très attachant, tout comme le charmant Archibald qui a le don de voir les fantômes et de dialoguer avec eux. Les autres personnages ne sont pas en reste pour autant, je les ai beaucoup appréciés aussi. Ulysse, ne change pas, je t’adore ! Emmanuel a su offrir une vraie présence et chacun d’eux apporte sa touche à l’ensemble.
Tous les éléments sont là : amour, amitié, mystères, complots, mensonges, tensions, dangers… L’action est présente tout comme les révélations et les rebondissements. La plume d’Emmanuel Chastellière est un vrai régal. Ce fût un plaisir de vivre ces aventures à leurs côtés même si j’aurai aimé que certains passages soient un peu plus développés, tout particulièrement concernant le Seuil.
J’ai adoré la notion de poussière fantôme, ainsi que les propriétés, qu’Emmanuel Chastellière a développées dans cette épopée, ainsi que la part de surnaturel présente tout au long, sans oublier l’histoire des différents lieux. Le choix de l’époque d’Halloween, de Montréal et du Canada sont parfait comme cadre pour ce roman fantastique qui saura ravir les jeunes et ceux qui le sont un peu moins, des adolescents aux adultes.
En résumé, si vous aimez les histoires avec des fantômes et des personnages variés, aux personnalités diverses, où sont présents les sciences et le surnaturel, mais aussi les complots et les trahisons, ce livre est à lire sans hésitation !
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Résumé :
Être guide touristique spécialisé dans les mystères du Montréal hanté n’est pas facile tous les jours ! Mais ça l’est encore moins quand on peut réellement converser avec les fantômes !
Depuis qu’Archibald a fait la rencontre d’Elizabeth McKenzie, jeune scientifique décédée dans des circonstances étranges en 1917, sa vie a basculé.
Déterminé à aider Elizabeth à lever le voile sur sa mort, Archie devra compter sur des amis parfois surprenants et percer les secrets de la poussière fantôme.
Car, les revenants, goules et autres spectres de la ville se montrant de plus en plus menaçants…
Et tout ça si possible sans trop se fatiguer !
Le premier volume de La femme de ménage de Freida Mc Fadden aux Editions J’ai Lu est un vrai coup de cœur. J’ai dévoré cette merveille en 4 jours à peine. Une fois commencé, impossible de s’arrêter. C’est un thriller psy addictif, au rythme trépidant pour lequel tourner les pages se fait à plein régime.
Pour ne pas spoiler et gâcher le plaisir du suspens, j’en dévoilerai donc le moins possible (juste assez pour donner envie 😉). Le premier point fort, c’est le prologue qui vous hameçonne immédiatement. Vous comprenez tout de suite qu’un drame terrible vient de se produire : il y a un cadavre à l’étage. Mais, pour autant l’identité de l’infortuné(e) décédé(e) n’est pas dévoilée, ni même celle de la femme interrogée…
Ensuite, l’histoire revient 3 mois en arrière aux côtés de Milie, demoiselle en conditionnelle, qui se fait embauchée en tant que femme de ménage dans la prestigieuse villa de la richissime et influente famille des Winchester. Mais… La paradis et l’enfer ne sont pas forcément où vous le pensez, les apparences peuvent être trompeuses, les secrets sont omniprésents, et le mystère plane partout…
Je me suis laissée emporter par l’atmosphère emplie de suspens qui tient en haleine jusqu’au bout et pousse à tourner les pages encore et encore afin d’obtenir les dernières clés pour tout comprendre… Et oui, elle ne seront fournies dans leur totalité qu’à la fin…
Un seul mot à dire : Foncez !
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Résumé :
Chaque jour, Milie fait le ménage dans la belle maison des Winchester, une riche famille new-yorkaise. Elle récupère aussi leur fille à l’école et prépare les repas avant d’aller se coucher dans sa chambre, au grenier. Pour la jeune femme, ce nouveau travail est une chance inespérée. L’occasion de repartir à zéro. Mais, sous des dehors respectables, sa patronne se montre de plus en plus instable et toxique. Et puis, il y a aussi cette rumeur dérangeante qui court dans le quartier : madame Winchester aurait tenté de noyer sa fille il y a quelques années. Heureusement, le gentil et séduisant monsieur Winchester est là pour rendre la situation supportable. Mais le danger se tapit parfois sous des apparences trompeuses. Et lorsque Milie découvre que la porte de sa chambre mansardée ne ferme que de l’extérieur, il est peut-être déjà trop tard…
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📚Avis lecture – Animale T2. La prophétie de la Reine des Neiges📚
La prophétie de la Reine des Neiges est le second tome de la duologie Animale de Victor Dixen aux Éditions Gallimard. Si le Tome 1 m’a charmé, le Tome 2, lui, m’a littéralement conquise. C’est une suite magistrale. Un nouveau personnage énigmatique apparaît : La Reine des Neiges, terrible et mystérieuse femme. Bien évidemment, le tout est teinté de mythes et légendes nordiques 😍.
Nous y retrouvons nos personnages tant aimés, Blonde et Gaspard, mais aussi de nombreux autres. Je ne vous en dis pas plus pour vous laisser le plaisir de découvrir qui fera parti de l’aventure 😉.
Nous en apprenons un peu plus sur Gaspard 😍. J’ai trouvé cela d’autant plus agréable, son passé n’ayant pas été dévoilé dans le premier tome. Nous recroisons aussi ce maudit Charles et son détestable avocat, Ferrière 🤧. Oui, je les hais encore plus désormais ! Ils ne reculent devant rien, ces sa@l*** ! 🤧
De nouveaux personnages attachants font leur apparition : les bouquetières 😍, mais aussi le jeune Hans, d’autant plus touchant pour ceux qui sont écrivains en devenir, comme lui. D’autres, plus dangereux, certains plus mystérieux, s’offriront à vos yeux. De quoi nous subjuguer tout au long de ce périple fantastique.
Comme pour le premier tome, le suspens est magnifiquement ménagé, les révélations distillées aux moments opportuns. Cette suite m’a transportée de nouveau aux côtés de Blonde dans cette aventure palpitante qui m’a émue tant de fois, fait pleurer aussi, m’a révoltée, même scandalisée ou horrifiée par instant, mais sans jamais faire perdre totalement espoir. Elle nous tient en haleine du début à la fin et n’a de cesse de nous faire vibrer aux côtés des nombreux personnages profonds.
En résumé, un vrai coup de cœur 💗💗💗
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Résumé :
1833, sur une île perdue du Danemark. Elle s’appelle Blonde, il se nomme Gaspard. Elle est animale, il est fou d’elle. Le destin s’apprête à les arracher l’un à l’autre : ils sont victimes d’une prophétie qui bouleversera le monde à jamais. Blonde parviendra-t-elle à déjouer les plans de l’énigmatique Reine des neiges, avec pour seul allié un jeune écrivain nommé Andersen ?
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📚Avis lecture – Animale T1. La malédiction de Boucle d’or📚
La malédiction de Boucle d’Or est le premier tome de la duologie Animale de Victor Dixen aux Éditions Gallimard. On y découvre Blonde, 17 ans, orpheline et pensionnaire permanente du couvent des Ursulines. Les sœurs lui ont donnée l’habitude de protéger ses yeux derrière des verres foncés, mais aussi de cacher son habituelle et magnifique chevelure blonde. Elle va faire deux rencontres qui vont bouleverser sa vie : celle d’un jeune apprenti tailleur de pierre, Gaspard, et celle d’un vieux commissaire à la retraite qui va soulever le voile de l’énigme qui enveloppe sa naissance.
Animale est une réécriture du conte de Boucle d’Or, ou plutôt comment tout a débuté ainsi que le suite. Mais, c’est bien plus encore ! C’est un véritable chef-d’œuvre dans lequel Victor Dixen a repris toute une mythologie nordique qu’il a remanié pour traiter l’aspect bestialité de ce conte.
Le suspens est bien ménagé, les révélations distillées à bon escient et aux moments opportuns, le tout avec une prose agréable. On y trouve de nombreux personnages, profonds, atypiques et divinement bien travaillés, qu’ils soient attachants ou détestables.
J’ai adoré Blonde qui n’a eu de cesse d’évoluer au fil des péripéties, mais aussi Gaspard, ce jeune apprenti, sans oublier son mentor, maître Grégorius 💜💜. Je l’ai énormément aimé, de plus en plus au fil des péripéties, tant par son caractère que par son histoire.
Dans les personnages atypiques et attachants, il ne faut pas oublié Mme Lune, la voyante un peu étrange, mais si généreuse. Et, bien évidemment, Gabrielle et Sven 💖.
A l’opposé, il y a ceux que j’ai détesté, que dis-je haïs ! Oui, Charles, je te hais ! Tout comme ton maudit avocat, cette crapule ! Je m’arrête là avant de me laisser emporter 😉.
J’ai été littéralement transportée aux côtés de Blonde dans cette aventure hors du commun qui m’a émue, fait rire, pleurer, parfois donner froid dans le dos, espérer, attendrie, révoltée, mais qui a su, surtout, me tenir en haleine jusqu’au bout.
Elle vient nous rappeler que les contes ne sont pas uniquement adressés qu’aux enfants et que, même adultes, nous pouvons, comme nos bambins, nous laisser enivrer par le récit émouvant de cette jolie blonde que nous connaissons plus ou moins.
Animale est un vrai coup de cœur pour moi qui suis une passionnée de fantastique et de fantasy, mais aussi de mythes et de légendes. Tout cela me rend d’autant plus impatiente de découvrir le tome suivant : La prophétie de la reine des neiges.
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Résumé :
1832. Blonde, dix-sept ans, est cloîtrée depuis toujours dans un couvent perdu au milieu des bois. Pourquoi les sœurs l’obligent-elle à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes sombres ? Qui sont ses parents, et que leur est-il arrivé ?
Alors qu’elle s’enfuit pour remonter le fil du passé, Blonde se découvre un versant obscur, une part animale : il y a au cœur de son histoire un terrible secret.
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📚Avis lecture – La Contrée des Confins T2. Tomber plus bas📚
C’est le second volume de la duologie de Pierre Guerrin qui est disponible sur Amazon en auto-édition.
J’ai beaucoup aimé le tome 1, mais j’ai adoré le tome 2 😍. Ce fût un vrai bonheur de replonger dans l’univers de Pierre, de retrouver les personnages et de suivre leurs évolutions.
Les Retourneurs de Flammes ont fui et se sont réfugiés derrière leur immense portail infranchissable, mais ce n’est pas pour autant que les Frères Monarques Nitram et Niamor ne préparent pas des coups bas. En même temps, ils sont aussi les rois pour ce genre d’action fourbe.
Les personnages sont toujours aussi attachants et profonds. Leur évolution se poursuit et nous voyageons tout au long de ce récit empli de péripéties et d’émotions. Nous apprenons à mieux connaître certains d’entre eux et en découvrons d’autres. Il y en a tellement que j’aime, mais Valdo demeure mon chouchou 💖 dans ce tome.
Les révélations sont aux rendez-vous tout comme les péripéties, les rebondissements qui vous feront passer par toutes les émotions. Les secrets qui entourent les deux frères monarques se révèlent, l’envers du décor se dévoile, les stratégies se construisent et on apprend à mieux connaître les différentes peuplades.
Dans ce tome, Pierre nous fait encore plus vibrer aux côtés de tous les personnages au fil de l’évolution de cette guerre qui ne sera pas sans sacrifices…
Un second volet qui vous tiendra en haleine encore plus que le premier et qui s’avale avec gloutonnerie. Oubliez la modération pour ce tome, c’est impossible, une fois que vous êtes lancé, vous ne voulez plus vous arrêter.
Un seul conseil : Foncez !
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Résumé : La paix désormais retrouvée, Valdo et Suki n’aspirent qu’à une chose : passer du temps ensemble. Malheureusement, la santé de Nazu décline et des tensions apparaissent dans l’équilibre fragile entre les différentes peuplades.
Et surtout, une interrogation obsède tout le monde. Que préparent les Retourneurs de Flammes, depuis qu’ils se sont retranchés derrière leur portail infranchissable ?
Tapu, tourmenté par le souvenir d’Enamor, s’entête à decouvrir ce que cachent les ennemis. Il plonge dans les secrets de la famille royale, jusqu’à ce qu’un attentat survienne, remettant en cause la survie de tout l’archipel.
Quel peuple sortira vainqueur de cette deuxième guerre inévitable ? Au prix de quels sacrifices ?
Alliances, mensonges, manipulations : tous les coups sont permis pour l’emporter.
Être Homme n’est qu’un tissu de conditions et de modalités. Nous sommes des hommes, parce que nous sommes dans ce monde, sur cette terre qui permet à l’âme humaine grâce aux impressions compréhensives du monde qui l’entoure, d’être humain.
Je ne suis pas sûr que des hommes, sur une autre planète avec un tout autre tissu de conditions et de modalités, puissent être encore considérés, comme des hommes.
Seront-ils confrontés aux mêmes impressions compréhensives ? Ces impressions entraînent une certaine compréhension et connaissance du monde environnant.
Nous sommes des hommes par notre environnement, en relation avec ce dernier. Cet environnement donné permet l’émergence de l’être humain.
Est-ce que des êtres humains évoluant dans un environnement autre que le nôtre seront dans deux ou trois générations encore des hommes ? Seront-ils autre chose ?
La Terre, n’est pas une prison elle est la condition sine qua non de notre humanité. Elle a une durée de vie, comme l’Homme qui d’une manière ou d’une autre s’éteindra. Il est illusoire de penser l’Homme, ailleurs que sur la Terre.
Florian Marek.
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📚Avis lecture – La Contrée des Confins T1. Voler plus haut📚
C’est le premier volume de la duologie de Pierre Guerrin disponible en auto-édition sur Amazon. C’est un roman de fantasy Young Adult.
L’histoire est très bien construite et livrée d’une plume fluide et agréable qui vous fait plonger immédiatement dans l’univers. Nous y retrouvons les différentes peuplades qui le constituent en lien avec l’élément qu’elles maîtrisent. Elles sont toutes sous le joug des Retourneurs de Flammes qui ont gagné la guerre et qui régissent toute la Contrée en imposant leurs règles.
Les personnages sont très attachants et profonds. Nous suivons Suki et Valdo en alternance dans leurs quêtes : Suki qui part à la recherche de son frère disparu et Valdo qui fuit son peuple cruel. Son évolution à travers ce premier tome est vraiment celle que je préfère (Valdo demeurera à jamais mon chouchou, j’avoue 💗), même si nous en découvrons plusieurs autres qui sont tout aussi attachants que nos deux héros et que j’aime beaucoup également. Je n’en dévoilerai pas plus sur l’histoire pour ne pas risquer de spoiler 😉.
Dans ce premier tome, nous découvrons les différents peuples, leur mode de vie ou plutôt de survie pour certains, mais aussi des secrets. Plusieurs scènes poignantes sont présentes et vous font palpiter, vous brisent le cœur, vous attendrissent… Bref, Pierre nous fait voyager et vibrer aux côtés de tous les personnages au fil des péripéties où sont également abordées plusieurs valeurs importantes 💜.
Une jolie pépite qui vous tiendra en haleine au fil des chapitres qui s’avalent sans modération. Laissez-vous séduire par ce voyage aux côtés de Suki et Valdo, je vous garantis que vous ne le regretterez pas !
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Résumé :
La guerre a déchiré l’archipel de la Contrée des Confins. Les Retourneurs de Flammes sont sortis vainqueurs grâce à leur maîtrise du feu, après avoir exterminé leurs ennemis, les Fendeurs d’Écume, qui domptait l’eau. Depuis, tous les habitants des autres tribus vivent sous leur domination, dans un monde figé, dans lequel tout voyage est proscrit. Pourtant, un complot s’organise pour rassembler une résistance.
Dans une plaine gelée, une jeune Charmeuse de Glace nommée Suki part malgré elle à la recherche de son frère qui a disparu sans laisser de trace.
Valdo, de son côté, appartient au clan des Pisteurs du Ciel, redoutables alliés sans cœur des oppresseurs. À mesure qu’il grandit, l’adolescent gagne en lucidité sur ceux qui l’entourent, jusqu’au jour où il subit la cruauté et s’enfuit.
Tous deux suivent leur trajectoire à travers les territoires où les risques pullulent. L’une recherche la vérité sur sa famille, l’autre fuit son peuple.
Le bonheur c’est, se départir du jugement, des passions qui troublent l’âme, tout en acceptant son destin. Ne se préoccuper que de ce qui dépend de soi, savoir s’estimer à sa juste valeur ni plus, ni moins. C’est également vivre dans le présent sans espoir pour demain. Mais aussi, vivre selon sa et la nature, le tout dans la constance de la vertu. Le bonheur c’est, le contentement de l’âme.
L’argent ne fait pas le bonheur, au contraire ceux qui mettent le bonheur dans l’argent finissent par tomber dans la passion de l’amour de la richesse. Mettre le bonheur dans l’argent, c’est prendre le risque de vivre dans un état de frustration permanente. Il n’y en aura jamais assez ! Et le jour où celui-ci n’est plus disponible, la dépression s’installe. L’argent pour pallier à la nécessité, oui. Mais pas pour être heureux. Courir après lui, c’est devenir son esclave.
Vénale vanité !
L’eudaimonia ne s’achète pas !
Florian Marek.
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● Chronique n° 17 ● Les nouvelles d’un ciel troublé
● Chronique n° 17 ● Les nouvelles d’un ciel troublé
C’est avec un grand plaisir que j’ai été sollicité il y a quelques jours par Florence Albertani pour découvrir son univers avec « Les nouvelles d’un ciel troublé ».
Ce recueil de 11 nouvelles m’a captivé tant par la qualité et l’élégance de l’écriture de son auteur que par les sujets sensibles et variés qui y sont abordés de manière brillante. Les différents récits sont toujours accompagnés d’une morale qui nous oblige à nous remettre en question quant aux choix que nous pourrions être amenés à faire, aux jugements que nous pourrions porter sur autrui, mais surtout, elle nous mène à une authentique quête de soi.
Les idées explorées sont des sujets sensibles de notre société actuelle, nourrissant l’anxiété de beaucoup de personnes. Elles sont toujours amenées avec talent dans des histoires sombres, captivantes et empreintes de fantaisie.
L’intrigue, la richesse des détails et la profondeur des personnages m’ont absorbé dans chaque nouvelle, leur donnant une dimension à la fois réaliste et psychologique. Florence Albertani a fait naître en moi un florilège d’émotions, qui m’a fait passer un très bon moment de lecture.
Note : 5/5
TW ⚠️ : ce livre aborde des thématiques sensibles – conseillé aux +18 ans
Cette lecture a eu raison de moi. Jasmine Mas m’a captivé dans un monde futur post-apocalyptique avec un worldbuilding extrêmement riche où règnent les dieux de la mythologie grecque sur leurs bâtards, les Spartiates immortels et les humains, là où les Titans sont dominés par l’Assemblée de la Mort.
On entre directement au cœur d’une histoire rythmée et dynamique avec Alexis et Charlie qui subissent de lourds traumatismes au sein d’une famille de tortionnaires. Livrés à eux-mêmes, Alexis mettra tout en œuvre pour mettre son petit frère à l’abri, y compris se sacrifier elle-même. Elle intégrera l’académie de la guerre où elle devra survivre à la torture ainsi qu’aux initiés qui ont toujours été entraînés depuis leur naissance en vue de devenir des spartiates.
J’ai découvert au cours du récit des longueurs que j’ai trouvées nécessaires au livre car elles ont apporté de la tension sur les épreuves que traverse la protagoniste et ont donné une réelle profondeur à l’histoire, surtout aux personnages tels que Charon et Auguste. J’aurais par contre aimé lire de belles retrouvailles entre Alexis et son petit frère, avec la confession de son identité.
J’ai adoré Alexis, qui est déterminée, combative, intelligente et loyale. Malgré ce qu’elle a traversé tout au long du récit, elle restera fidèle à elle-même, aidée par sa meilleure amie Nyx qui apportera un peu de bonheur et de soutien au milieu de cet enfer qu’est le Défi rituel.
En dépit des révélations finales, c’est un enemies-to-lovers qui débutera, nous laissant sur une fin intense !
C’est un énorme coup de cœur pour moi ; j’attendrai le tome 2 qui paraîtra en octobre avec impatience !
Note : 5/5
⚠️ TW : C’est une histoire sombre et d’une violence extrême avec des scènes de sexe explicites, destinée à un public averti 🔞
Dans ce roman fantasy, nous découvrons Ziva, une jeune forgeronne qui façonne des armes dans lesquelles elle insuffle de la magie pour leur donner à chacune des capacités uniques. Les créations de Ziva seront convoitées par beaucoup, ainsi que par des personnes de pouvoir, grâce à sa renommée qui vante les mérites de son talent. De sombres secrets dévoilés par une lame particulière bouleverseront le quotidien régulier et protecteur de la protagoniste et de sa jeune sœur Temra, ce qui les obligera à voyager à travers les royaumes pour échapper à une destinée funeste.
J’ai adoré la complémentarité des membres du petit groupe que forment Ziva, Temra, Petrick et Kellyn. Les épreuves qui découleront de leurs aventures les aideront à tisser les liens indéfectibles d’une amitié sincère et émouvante, ce qui amènera une touche de légèreté au récit rythmé et dynamique de son auteure.
L’intrigue était excellente ; j’ai été emportée dans cette histoire dès les premières lignes grâce à la richesse de son univers, à son originalité ainsi qu’à la plume de Tricia Levensseller, légère et addictive.
J’ai trouvé l’évolution du slow burn tout à fait saisissant et en adéquation avec l’anxiété sociale dont souffre la protagoniste. Des maux d’aujourd’hui traités avec sérieux et bienveillance.
J’ai hâte de découvrir le dernier tome de cette duologie, « Le marteau de pouvoir ».
Note : 5/5
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● Chronique n°14 ● Léo Mercier ou l’alchimie à Paris – Tome 1
● Chronique n°14 ● Léo Mercier ou l’alchimie à Paris – Tome 1.
NYC m’a offert la possibilité de découvrir son roman qui m’a transporté à la fois dans le passé mais aussi au cœur de Paris.
J’ai découvert l’alchimie dans un univers passionnant au sein même de nos plus beaux patrimoines français. Le récit est riche et détaillé ; l’environnement, les cours, les bases de l’alchimie, les énigmes, les grands noms de l’histoire de France jusqu’aux règles du jeu du tarot de l’alchimiste, rien n’est laissé au hasard grâce à la qualité d’écriture de son auteur qui a su entretenir le mystère au fil des chapitres pour nous mener à une fin qui nous donne déjà envie d’en savoir plus.
L’écriture de ce roman à la troisième personne m’a permis de ne pas trop me focaliser sur l’affection entre les personnages mais plutôt sur le côté historique et énigmatique de l’histoire.
J’ai été absolument conquise par les petites références à Da Vinci Code, Harry Potter, jusqu’aux cartes magiques du tarot qui m’ont personnellement ramené bien des années en arrière avec Sakura !
Ce livre est une petite merveille qui saura, je l’espère, vous faire voyager autant que moi.
Accessible à un jeune public (~13, 14 ans), il saura ravir les adolescents par son format court dans un univers magique et les adultes par l’action et son côté rythmé.
Le thème du sanctuaire et son concept de libertinage dans un club select où l’anonymat est primordial est intéressant. Je n’ai cependant pas réussi à être happée par l’univers, qui manque à mon sens de détails.
J’ai trouvé la progression du récit trop rapide. J’aurais beaucoup aimé découvrir les personnages, me familiariser avec eux et comprendre qui ils sont, notamment Chase qui semble avoir un passé chaotique, avant de passer aux parties érotiques.
Je pense que l’aspect psychologique qui mène au BDSM pour l’article n’a pas été assez exploité ; c’est un sujet qui aurait été intéressant et aurait permis de comprendre les émotions du ou des personnages pratiquant.
Il est fait référence plusieurs fois au consentement, mais j’ai remarqué qu’il a autant été mentionné que bafoué, ce qui est un gros point noir pour moi.
J’aurais aimé que les combats de boxe soient détaillés, lire quelques extraits de l’article de Chiara pour comprendre la quantité d’informations dévoilée, trouver plus de profondeur dans l’histoire, voir les personnages évoluer avec d’autres membres du Sanctuaire pour avoir les impressions d’autres adeptes.
Les multiples points de vue nous font vivre la même scène de deux points de vue différents, mais n’apportent rien d’autre au récit que des longueurs.
J’ai commencé réellement à apprécier ma lecture dès la révélation faite par Terrence sur l’article de Chiara, qui a amené les émotions que je ne trouvais pas avant. L’éloignement a permis de faire monter la tension des deux côtés et a rendu plus attrayantes leurs retrouvailles. Quel dommage qu’ils se soient retrouvés trop vite ; le pardon trop rapide a enlevé de la crédibilité aux émotions des personnages.
J’ai attendu ce dernier tome avec une impatience démesurée. Ce dernier est à la hauteur des quatre premiers, aussi saisissant du début à la fin. J’ai été captivée comme toujours par l’écriture de Chloé Wallerand.
L’intrigue est saisissante et les rebondissements nous tiennent en haleine tout au long du récit ; l’envie de découvrir les chapitres suivants était dévorante. L’intensité de chaque situation ne me donnait pas envie de mettre mon livre en pause.
Au fil du temps, les précédents tomes ont permis une immersion complète grâce à la qualité d’écriture de son auteure, la profondeur des personnages et qui, grâce à leur histoire respective, n’ont plus de secrets pour nous ; je dirais même qu’on fait un peu partie de leur famille, du gang finalement.
Les émotions multiples et variées sont présentes dans toute l’histoire. La romance entre Avalone et Clark a pris un peu le dessus, mais l’esprit de famille dans les gangs est le même. Bien que j’aurais peut-être apprécié retrouver un peu la complicité entre la fille du chef des Devil’s avec quelques-uns des membres, notamment Ty, j’ai tout de même été ravie de voir la qualité de leur relation amoureuse s’améliorer pour devenir quelque chose de plus sain.
Les Devil’s of the death ont mené un combat remarquable aux côtés de leurs alliés, parfois surprenants, contre les Bloodbro menés par Tarek. Cette guerre de gangs était très détaillée et bien équilibrée. Chloé Wallerand a pris son temps pour la fin de l’intrigue présente depuis le début et elle était à la hauteur des attentes que j’en avais.
J’ai été heureuse de découvrir que ce roman avait une fin digne de ce nom. Détaillée dans le temps, comme pour dire au revoir avec nostalgie à cette famille un peu loufoque et attendrissante, de manière progressive et sans frustration… du moins jusqu’aux dernières pages que j’ai tournées et qui ont retourné mon cœur…
La fin de cette saga était belle, j’ai adoré. Je les relirai sans hésitation.
Je ne savais pas à quoi m’attendre de cette romance. Dès le début, on est transporté dans un monde où certains détails me font beaucoup penser aux Chroniques de Bridgerton, mais hormis une ou deux ressemblances, je dois admettre que ce qui m’a happé, c’est bien l’histoire curieuse des mariages arrangés entre le petit peuple avec la haute société et les rebondissements avec de multiples manipulations de toutes parts.
Marina M. L., au travers de sa plume, m’a frappé de tout un tas d’émotions. La profondeur des personnages m’a saisie, et surtout la personnalité douce mais forte et la combativité d’Emerly. Malgré la difficulté des débuts de son mariage, elle est restée fidèle à sa façon d’être. Les épreuves que chacun des personnages traverse sont touchantes, mais le plus difficile émotionnellement sera la fin du livre. Je ne m’attendais pas du tout à ce revirement de situation et il a laissé mes émotions en lambeaux.
Les différents points de vue amènent des détails à l’histoire qui nous permettent d’assembler certaines pièces du puzzle et donc d’anticiper la réaction des personnages et de nous en imprégner davantage.
J’ai été absorbé par cette écriture tellement addictive, ce besoin de savoir comment pourraient bien terminer chacun des rebondissements et l’intrigue que je n’y ai trouvé aucune longueur et j’ai adoré ma lecture.
L’immersion dans le Gang des Majesty avec Astoria & Callum s’est faite aussi facilement que pour le premier tome de la série. On découvrira aussi les traditions de deux royaumes, le Liechtenstein et la Suède.
Astoria & Callum deux personnages qui, en surface, semblent se détester, mais au fond, se sont partagé leur courage pour affronter les problèmes de l’autre. Le couple est plutôt complémentaire malgré leurs caractères qui font des étincelles et leurs ego démesurés. J’ai beaucoup aimé ce duo.
Callum, le stratège à la mémoire éidétique, torturé par son passé compliqué à cause de son père toxique, m’a beaucoup touché. Les notes des consultations sont vraiment excellentes, elles permettent d’approfondir les personnages et plus particulièrement le prince héritier. Astoria est intelligente, d’une loyauté sans faille, avec une force d’esprit qui pousse au respect et fait d’elle, à mon sens, le pilier du duo.
Je trouve qu’après toutes ces années à se chamailler, se chercher, se protéger et se soutenir à leur manière, chacun d’eux méritait sa fin heureuse.
Petit bémol sur ce second tome : je regrette réellement que l’histoire ait sensiblement la même trame que le premier tome, ce qui a rendu le récit un peu trop prévisible.
J’ai tout de même passé un bon moment avec le roman de Delinda Dane.
Ce roman me faisait de l’œil. Après l’avoir beaucoup vu passer sur les réseaux sociaux ainsi que les retours positifs qui en découlaient, j’ai fini par me laisser tenter.
L’écriture de Delinda Dane est d’une fluidité remarquable ; elle nous emporte dès les premières pages dans cette romance contemporaine.
Basé sur la royauté anglaise, on découvre l’histoire d’un prince héritier du trône réfractaire à toutes les règles de la royauté, borné, source de nombreux scandales et qui paraît tout à fait égoïste en apparence, mais il cache bien des secrets qui nous tiendront en haleine jusqu’à la fin du roman. Damian est un personnage complexe et torturé qui souffre de bien des manières et, nonobstant le masque qu’il met pour cacher sa fragilité et se protéger, il finira par tomber. Esmée est la douceur, la bienveillance et la bonté incarnées, qui cache à la perfection un caractère et une force d’esprit incroyables. En dépit de ce qu’elle vit au quotidien, elle gardera la tête haute et essaiera tant bien que mal de prouver à tous qu’une roturière peut aussi bien être capable de grandes choses. J’ai beaucoup apprécié la romance qui naît entre ces deux personnages que tout oppose et qui, pourtant, avanceront main dans la main envers et contre tous.
Je suis passée par pas mal d’émotions au fil de ma lecture (surtout beaucoup d’irritation !) et je dois reconnaître que, malgré mes doutes, je suis heureuse d’avoir cédé à ma curiosité pour découvrir une très belle lecture.
Les Breaking News de Smith Whitaker (un petit clin d’œil aux Chroniques de Whistledown, l’anonymat en moins) ont ajouté un vrai plus au roman ; notamment cette sensation de vivre pleinement ce que représentent chacun des articles pour le couple royal et ainsi permettre de mieux comprendre les émotions des personnages.
Le style captivant de Léa Nemezia m’a fait découvrir son univers que j’ai adoré. Néanmoins, je m’attendais à quelque chose de plus sombre, basé un peu plus sur les sociétés secrètes universitaires, avec des secrets bien plus dangereux. Je pense que le récit aurait été plus prenant. Je suis rapidement entrée dans l’histoire, avec l’envie d’en savoir plus sur Skyler, son entrée à Oxford, son stalker, mais aussi les secrets de sa famille.
Il y a quelques longueurs dans la première moitié du récit, mais toutes les pièces du puzzle qui s’imbriquent durant la seconde moitié sont captivantes. Je suis un peu déçue que certains sujets n’aient pas été approfondis, notamment celui des hirondelles, l’histoire de l’héroïne avec ses parents et la menace qui la guette. Je me suis attendue, tout au long de la seconde partie, à une confrontation avec la Bratva qui n’est pas arrivée (dommage).
Les personnages sont intéressants, surtout Stan et son secret commun avec Edward, leur haine et leur côté torturé. Skyler, quant à elle, a un lourd secret qui finalement n’est qu’une broutille pour le fils de diplomate, ce qui donne l’impression que le côté dangereux de la protagoniste est amoindri, et c’est dommage.
J’ai beaucoup aimé la romance, leur rencontre et la façon dont ils se sont liés, oubliés et retrouvés.
J’attendrai la suite pour connaître l’histoire d’Heather et Alexander et voir où l’auteure nous mènera, mais Insomnia n’est pas un coup de cœur que je relirai.
Riversend est une romance à suspense dont les pages se lisent et se dévorent grâce à la plume addictive d’Aimée Bianca.
C’est rapidement que j’ai été happé par cette histoire aux rebondissements multiples et imprévisibles de son auteure.
Les personnages sont complexes. Malgré son statut de princesse de la mafia, Beatriz a hérité de beaucoup de souffrances, de haine, d’indifférence, de tortures et de séquestrations. Ezekiel, lui, a dû faire face à un abandon sous X et à un deuil qui l’ont poussé à intégrer l’organisation pour devenir exécuteur et gravir les échelons. J’ai beaucoup aimé le fait que ce soit leur vengeance commune qui les rassemble.
Les multiples points de vue permettent d’approfondir la personnalité des personnages déjà bien détaillée et plus encore leur histoire.
La romance se développe doucement malgré un mariage arrangé et peu conventionnel. Les protagonistes prendront le temps de se détester au début, ce qui amène de la crédibilité au récit. Ils finiront par baisser les armes malgré les différences dans leur façon de vivre, leur caractère et leur personnalité, et feront front uni pour la fin de l’histoire qui m’aura fait passer par tout un tas d’émotions contradictoires.
Ce n’est pas un coup de cœur, car le début était agaçant, mais j’ai adoré cette lecture sombre au sein de la mafia de Riversend qui se lit plutôt vite, à mon grand regret.
Note : 4/5
Si vous avez aimé les Devil’s Sons, ce livre est fait pour vous ! (TW : ce livre aborde des thématiques sensibles – conseillé aux +18 ans ⚠️)
C’est une suite qui est bien plus sombre que le premier tome. L’esprit “found family”, qui prenait beaucoup de place dans le premier, est maintenant relégué au second plan pour mettre en avant les addictions et la romance. Il est aussi le tome de la seconde chance. L’humour et le sarcasme sont moins présents, ce qui a enlevé la légèreté des échanges. Les joutes verbales ne sont plus aussi percutantes, ce qui enlève du charisme aux personnages (Elvira, Ace, Abel), mais leur apporte une vulnérabilité qu’on ne voyait pas au départ. L’intrigue manque de complexité, se qui a bridé le suspense, il n’a pas pu être pleinement développé et n’a jamais atteint son paroxysme; les recherches et l’enquête ont été trop mises de côté au profit d’autres thématiques qui, au début, étaient utiles et intéressantes, mais à force de répétitions, ont amené de la longueur au récit. En revanche ce qui est advenu de l’agresseur ne devrait pas être un “bonus” à la fin de l’histoire, car il fait partie du thème central du roman et cela aurait ete une très bonne conclusion de toute cette enquête qui a engendré énormément de souffrance.
Le départ d’Elias de l’histoire m’a surprise ; il méritait quelque chose de plus travaillé car il a été un pilier pour Elvira. Ils ont un passé commun ; cette fin n’était pas en adéquation avec la forte amitié qu’ils ont partagée pendant si longtemps, ça manque de crédibilité.
J’ai tout de même passé un agréable moment avec cette lecture. Mes émotions ont été mises à rude épreuve grâce à la plume de cette auteure qui a su jouer avec mes sentiments.
Cette duologie accueillera au mois de septembre “Hope is blue” pour compléter cette saga avec l’histoire de Cassie et Ace que je lirai bien volontiers, en espérant avoir les réponses aux questions que je me pose sur les personnages depuis le début de The South Girl.
Note : 4/5
(TW : ce livre aborde des thématiques sensibles – conseillé aux +18 ans ⚠️)
The South Girl est plein d’humour, de sarcasme et de joutes verbales exceptionnelles, ce qui m’a permis d’entrer très facilement dans l’histoire et de ressentir toutes leurs émotions.
Aya Estrela a cette plume hypnotisante qui a réussi à me captiver de la première ligne à la dernière.
Le premier tome a permis de mettre en place l’histoire, et les multiples points de vue d’affiner au fur et à mesure la personnalité des personnages pour leur donner plus de profondeur. Elvira est cette héroïne badass mais torturée qui a su capturer le cœur des hockeyeurs de la King’s University. Malgré son vécu, elle fait toujours passer le bonheur des autres avant le sien, au point de se mettre en danger pour sortir son frère de prison et finit par avoir à cœur d’aider les victimes de viols à retrouver leur agresseur.
Au fur et à mesure que l’histoire prend place aux côtés de cette intrigue difficile, on apprend aussi à découvrir chacun des amis proches de la princesse des quartiers sud de Chicago.
Même si la romance entre Elvira et Abel est bien présente dans ce premier tome, je la trouve aussi importante que l’amitié qui les unit tous.
Secrets, trahisons, meurtre, deuil, suicides, homophobie, abandons, addictions, violences infantiles, viols (ou tentatives d’agression sexuelle) : leurs différents vécus les unissent et ils seront tous des soutiens les uns pour les autres, même s’ils ne savent pas toujours comment faire et qu’ils ont à tour de rôle fait des erreurs. Malgré tout, c’est ce qui donnera l’un des meilleurs found family que j’ai lus !
Cette histoire est poignante, parfois irritante, et la détresse d’Elvira lors de leur dernière soirée m’a profondément émue. J’ai eu un gros coup de cœur pour The South Girl.
Le deuxième tome de Beasts of the briar est assurément le meilleur des deux. La plume d’Elisabeth Helen est addictive et fluide ; l’immersion dans ce second tome est totale et rapide, notamment grâce à son univers parfaitement détaillé. J’ai eu la sensation de vivre cette histoire.
Les informations qui sont distillées tout au long du récit donnent plus de profondeur aux personnages. On commence à comprendre leur personnalité, ce qui les rend d’autant plus attachants encore que dans Bonded by thorns.
L’histoire qui se dévoile reste imprévisible grâce aux plots twists qui sont superbes. On retrouve encore quelques petits détails inspirés du conte la Belle et la bête mais dans l’ensemble, on en est quand même très loin.
Les romances sont des slow burn et les scènes de SMUT sont très bien dosées ; elles n’entachent pas l’histoire, elles sont même nécessaires.
J’ai adoré ma lecture Woven by gold est pour le moment mon petit coup de cœur de la saga Beasts of the briar. J’attends le printemps avec grande impatience.
Note : 5/5
(Attention aux TW, ne convient pas aux moins de 18 ans ⚠️)
Cette romantasy inspirée de la Belle et la Bête, est originale malgré une difficulté à entrer dans l’histoire au début. Les petits détails qui la relient au conte de base m’ont aidé à m’accrocher jusqu’à ce que la lecture devienne addictive.
La plume de l’auteure est fluide et agréable. Le worldbuilding est riche, ce qui permet de se projeter comme si nous y étions.
Les personnages sont attachants. Rosalina cache un petit caractère bien trempé derrière sa douceur et sa curiosité, et celui des princes reflète bien chacune des saisons qu’ils incarnent.
Les scènes de SMUT n’entachent pas l’histoire et ne prennent pas le dessus.
Au fur et à mesure de l’avancement de l’histoire, on s’éloigne du conte de la Belle et la Bête pour découvrir une intrigue aux rebondissements inattendus, ce qui rend la suite du livre totalement imprévisible.
Cette fin… qui appelle à lire le suivant, m’a bouleversée !
J’ai adoré cette lecture ; je ne regrette absolument pas de m’être accrochée.
J’ai beaucoup aimé le deuxième livre de Kings of Sin. L’histoire est très bien écrite et la plume fluide et agréable à lire.
Le caractère et le sarcasme d’Isabella, ainsi que sa façon de vivre, font d’elle un personnage intriguant et attendrissant. Ses doutes, son manque de confiance en elle, l’empêchent de parvenir à réaliser ses rêves. J’aime beaucoup le fait que l’écriture de son livre occupe une place centrale dans ce roman. Le fait que Kai, personnage à qui tout sourit, doué dans tous les domaines (ou presque) et a la moralité irréprochable, soit autant attiré par elle que l’inverse montre une certaine complémentarité. Malgré son arrogance et son orgueil, ils arriveront chacun à utiliser les forces de l’autre pour accomplir leur projet.
Les scènes de SMUT étaient bien faites et ne prenaient pas le dessus sur l’histoire.
En conclusion, j’ai passé un bon moment avec cette lecture. Ce n’est pas un coup de cœur, mais elle a tout de ce qu’on attend d’une romance et reste tout de même superbe.
J’ai trouvé ce roman de science-fiction original, dans un monde chevaleresque. Après quelques difficultés d’immersion au début, l’histoire est devenue beaucoup plus fluide après une centaine de pages. Au fil de l’histoire, l’univers qui prend forme est riche en détails qui ont réussi à me surprendre.
On comprend dès le début qu’il s’agit d’une vengeance, menée par un petit bout de femme à la rage incommensurable. Ayant tout perdu, Synali est prête à sacrifier sa propre vie pour humilier le nom des nobles responsables de son plus grand malheur.
Une romance se développe doucement, ajoutant quelques touches de douceur au milieu de toute cette haine. Elle permet de voir une autre facette des personnages, mais reste au second plan pour permettre à Synali de rester entièrement concentrée sur sa vengeance et ses combats.
Les scènes d’action sont bien décrites et détaillées, les règles du combat sont originales, et l’écriture nous permet de les vivre comme si nous y étions.
J’ai adoré ma lecture, l’univers ainsi que l’histoire qui m’a tenue en haleine jusqu’au bout.
Je pense que ce sera une duologie ; j’attends Hellrunner avec une grande impatience !
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