Aller au contenu

Critique & analyse

Comment la personne peut-elle espérer s’accomplir ?

L’accomplissement de la personne, un vaste sujet. Un sujet qui mérite que nous nous penchions un instant dessus. Un sujet qui, depuis le périple d’Ulysse pour rejoindre Ithaque, passionne les hommes. L’accomplissement de la personne, n’est-ce pas au fond un périple personnel vers son Ithaque intérieur, un voyage vers son moi profond ?

Un moi ipséitaire que l’on tente de découvrir ou de redécouvrir. Un moi qui donne un sens à l’existence, une conquête du « je » et du « tu ». L’accomplissement personnel, c’est un moi en dehors de moi, tout en étant en dedans de soi. C’est un moi qui a du sens.

Alors ici, la question se pose : Comment la personne peut-elle espérer s’accomplir ?

Nous y répondrons en étudiant l’accomplissement dans le pour soi et le pour autrui. Nous le verrons dans le domaine privé et le domaine public, dans ce que Hannah Arendt appelait la « vita contemplativa » et la « vita activa »¹.

I. L’accomplissement dans le pour soi

Au cours de cette première partie, nous allons nous attarder sur les moyens dont la personne dispose pour espérer s’accomplir dans le pour soi. Nous allons entrer dans le monde de la vita
contemplativa.

Cette vita contemplativa, bien que contemplative est avant tout une vie d’actions intérieures.
Le « pour soi » est ici un prélude au « pour l’autre ». Or, comment espérer s’accomplir sans se
connaître ou sans connaître le monde qui nous entoure ? De prime abord en prenant le recul, le
retrait nécessaire à l’introspection, la contemplation et l’étude.

Ce temps de facto privé, est le temps du loisir dans son antique acception d’activité ne servant pas à pourvoir à la nécessité du quotidien. Ce temps de vie est un moment pour l’élévation intellectuelle et morale. Par la skholé, comme jadis les grecs nommaient l’étude, l’homme peut avoir l’espoir de s’accomplir dans sa res cogitans.

En effet, Sénèque nous interpelle sur le fait que « le loisir sans étude est une mort de l’âme – une pierre tombale pour l’homme »². Cesser de se cultiver revient à cesser d’être au monde, cela est la première étape du sabotage de l’accomplissement de l’homme. La personne a le devoir de s’enrichir intellectuellement et moralement, car sans entretien de sa raison l’âme se meurt.

Si l’on cesse d’être au monde, c’est la fin du « pouvoir être ». Et de facto on annule le champ des possibilités qu’offrent la contemplation et l’introspection.

Contemplation qui permet à l’artiste, à l’explorateur et à l’homme en général de fixer ces parenthèses extatiques qui octroient la possibilité d’être dans l’accomplissement pour soi. Par la contemplation, Paul Cézanne a pu s’accomplir en figeant son regard, en figeant son moi dans le massif de la Sainte Victoire ; tout comme Eric Tabarly, qui en plongeant son regard dans l’horizon du rivage, ira voir par delà les Colonnes d’Hercules.

Enfin l’introspection, cette retraite nécessaire de soi en soi-même, offre de se recentrer sur son être dans son être, pour que s’opère l’aléthéia, le dévoilement de soi, pour entrer en « aperture » comme le dirait Ricoeur. « Aperture » qui ouvre la voie de l’accomplissement dans le pour autrui.

II. L’accomplissement dans le pour autrui

Je vous invite à poursuivre notre analyse des moyens dont dispose la personne pour espérer s’accomplir en nous penchant sur l’accomplissement dans le pour autrui, et dans la vita activa, la vie dite publique.

L’homme étant un animal politique selon l’aristotélicienne formule, il peut tenter de s’accomplir en trouvant sa place, son utilité dans la polis.L’homme n’est pas une machine, un outil. C’est pourquoi, cette utilité ne doit pas être comprise au travers du prisme de l’utilitaire, elle doit être regardée sous l’angle de la responsabilité, de la préoccupation pour autrui.

Nous entendons tous, ça et là, certaines personnes, à un moment donné de leur vie s’interroger sur le sens de leur emploi, de leur rôle social : « À quoi je sers ? » « Qui suis-je ? »

Ces interrogations légitimes se posent de plus en plus dans notre société moderne où la technicisation du travail (notre rôle dans la polis) tend à déshumaniser nos interactions.

Qui, du chef opérateur sur une hotline, ou de la puéricultrice est dans l’utilitaire ?

Qui, de la vendeuse de prêt-à-porter régie par la pression du chiffre ou du conseiller funéraire devant être attentif à l’autre, est dans la responsabilité ?

Il va de soi qu’un conseiller funéraire saura donner du sens à sa place dans la cité. Je ne suis pas sûr qu’un chef opérateur s’accomplisse dans un emploi si technique que le sens, l’éthique et la morale semblent être antagonistes à cet emploi purement utilitaire.

Pour espérer rejoindre son Ithaque personnel, l’homme doit agir en responsabilité et dans la préoccupation pour son altérité. Surtout si cette dernière est un enfant ou un jeune adolescent.

C’est pourquoi la paideia, la transmission, me paraît être capitale dans l’accomplissement de la personne.

En effet, éduquer, instruire c’est donner des connaissances, des sagesses et du soi à la personne que l’on a en face de soi. N’est-ce pas une preuve d’accomplissement pour un père ou pour un instituteur que de voir le fils ou l’élève évoluer selon les préceptes transmis ?

C’est dans cette transmission que le chef opérateur précédemment évoqué, peut espérer s’accomplir.

Parmi les moyens que possède la personne pour espérer s’accomplir, il y a également l’aide, le secours, la charité. C’est par cet acte de désintéressement que l’homme, abruti par le non-sens que lui propose la société moderne, devenue une bien piètre tragi-comédie indigne d’Eschylles, retrouvera du sens à ce pourquoi il est là. Je parle ici de désintéressement car, comme aurait pu le dire le philosophe et théologien espagnol Juan Luis Vives, ce que Dieu donne à chaque personne cela ne lui est pas donné à lui seul. Il ne peut donc pas y avoir de véritable piété sans aide ou bienfaisance mutuelle³.

Cela me fait dire que la charité désintéressée, c’est donner à Dieu par l’entremise du nécessiteux.

En effet, l’aide c’est se rapprocher de Dieu en se rapprochant de l’homme. Le secours est une préoccupation pour autrui faisant sortir l’homme de la banalité de son quotidien⁴. Et en cela, la
personne peut espérer s’accomplir.

Cette préoccupation non-banale me mène à vous parler des deux derniers moyens pour espèrer
s’accomplir, l’amour et l’acte de foi.

Nous avons vu que, par une préoccupation non-banale, la personne sortait de la banalité de son quotidien. C’est par cette sortie de la banalité ordinaire que la personne peut trouver les moyens de son accomplissement⁴. Parlons de l’amour maintenant, comme moyen d’espérer s’accomplir.
L’amour revêt d’abord un partie égoïque, voir dans l’autre un autre moi-même bien que l’autre soit
un étranger. Cependant, l’amour c’est aussi prendre la responsabilité d’une personne, qui à partir du
moment où cette personne est aimée, cesse d’être une chose parmi les choses mondaines. Elle cesse d’être réifiée pour devenir sujet.

Par l’expression des sentiments, et donc par la sortie de son moi, pour aller vers le toi s’opère la
subjectivité de la personne qui reçoit cet amour. L’amour devient alors une préoccupation non-
banale : une autre personne que moi-même compte dans ma vie. Cette personne est importante pour moi comme je suis important pour elle. Ce qui me confère une responsabilité pour un autre que moi, pour un être libre d’être ou de ne plus être dans ma mondanéité. C’est une responsabilité pour ce qui n’est pas de mon fait tel que pouvait le dire Emmanuel Levinas⁵.

L’amour est avant tout une éthique, il nous fait prendre conscience de l’autre en tant qu’être, nous
permettant donc d’être pour autrui.

Ainsi, c’est dans l’amour fondateur de bien des amitiés, de nombreuses romances, que notre
vendeuse en prêt-à-porter pourra, dans cette responsabilité, dans cette préoccupation non-banale, espérer s’accomplir. Elle cessera donc d’être dans l’utilitaire, pour être dans l’être. Tissera-t-elle de solides relations amicales ? Fondera-t-elle un foyer ?
S’accomplira-t-elle en offrant à un autre la vie ?

Ici, je voudrais poser une dernière question :
Et si pour espérer s’accomplir, la personne devait poser un acte de Foi ? Acte de Foi, qui est une éthique de la Foi. Éthique alliant l’amour désintéressé pour Dieu et l’amour en responsabilité pour l’autre, une action qui sort l’être de la banalité.

En effet, c’est par cet amour désintéressé pour Dieu que peut s’opérer l’ouverture. Laquelle fondera l’espoir de s’accomplir en Dieu. Pour illustrer mon propos, je voudrais vous parler d’une religieuse polonaise , qui devenue aveugle à 22 ans, parcourut l’Europe occidentale pour s’enquérir des techniques de communication pour aveugle déjà bien développées en France et en Allemagne. Mère Roza Czacka fondera par la suite la « Société pour le soin des aveugles » à Varsovie et adaptera l’alphabet Braille à la langue Polonaise.

La Bienheureuse n’hésitera pas, au péril de sa vie, à utiliser son couvent pour cacher des Résistants pendant l’annexion de la Pologne par les nazis. Mère Roza Czacka ne s’est-elle pas ici accomplie ? N’a-t-on pas ici un bel exemple de l’espoir d’accomplissement par un acte de Foi ? Acte d’une existence tournée vers Dieu, en ouverture sur le
monde pour autrui.

Nonobstant tout ce que nous venons de dire, la personne devra prendre en considération son caractère mortel. Marquée par une temporalité définie, elle devra par conséquent se hâter d’être et de vivre pour espérer s’accomplir.

Conclusion :

Nous avons vu que pour espérer s’accomplir, la personne pouvait dans un premier temps se chercher, étudier, être dans la contemplation pour devenir une ouverture et être au monde. Puis, nous nous sommes attardés sur le fait que pour espérer découvrir son Ithaque personnel l’homme devait être pour autrui.

En comprenant le paramètre temporel de son existence la personne sera de facto dans l’être.

C’est par cette compréhension de sa finitude terrestre, qui lui permettra une conscience introspective de soi et d’agir éthiquement dans la préoccupation pour autrui, l’amour, la foi et la raison et en trouvant le sens de son existence que la personne peut espérer s’accomplir. Car comme l’aurait dit Zénon de Kition : « l’homme conquiert le monde en se conquérant lui-même ».

Florian Marek

Bibliographie :
¹. Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, trad . Georges Fradier, coll. Biblio Essais, éd. Le Livre de poche, 2023.
₂. Sénèque, Lettres à Lucilius, éd. Edition Intégrale, 2022, Lettre n° LXXXII.
₃. Juan Luis Vives, El socorro de los pobres, langue espagnole, coll. Clásicos del pensamiento, éd.
Tecnos Editorial SA, 2007.
₄. Martin Heidegger, Être et Temps, trad. François Vezin coll. Tel, éd. Gallimard, 1968.
⁵. Emmanuel Levinas, Ethique et Infini, coll. Biblio Essais, éd. Le Livre de poche, p.91.

📚Avis lecture – Les mendiants des mers, Tome 1 : Le sceau de Ran📚

14cMsXgR

🤩Une belle lecture🤩

C’est un roman de fantasy pour adultes. Le mystère et les légendes d’une ancienne race oubliée m’ont donné envie de découvrir cet univers.

On plonge directement aux côtés de Rol dont la vie tourne rapidement à la catastrophe. Il se retrouve chez Michal Psellos, un être sombre et malfaisant. Il y fait la connaissance de Rowen, une tueuse implacable, à la fois magnifique et énigmatique, que le maître des lieux utilise comme un jouet. La jeune femme ne laisse pas Rol indifférent, bien évidemment. Durant tout son séjour à Ascari, Psellos passe son temps à jouer avec eux jusqu’à ce que Rol et Rowen finissent par découvrir le terrible secret qui les lient…

Sur la seconde partie du livre, nous continuons de suivre Rol qui poursuit son évolution et qui retrouve la mer 💜.Car oui, c’est un marin avant tout… Sa vie n’en est pas plus calme pour autant, le sang continue de couler…

Dans ce premier volume, l’univers se met en place. Très rapidement, on comprend que Rol est bien différent. Après tout, il a été marqué du Sceau de Ran… Sa particularité se manifeste progressivement au fil du temps, celle-ci pouvant être accentuée par le cadeau de Psellos (empoisonné ou non, je ne l’ai pas encore déterminé…).

En résumé, malgré les termes techniques maritimes que je ne maîtrise pas (je n’ai absolument pas le pied marin 😝), j’ai apprécié mes péripéties de Rol qu’elles aient été terribles, joyeuses, renversantes, sanglantes, éblouissantes…
Ce premier volume se lit facilement. La fin nous laisse une très belle porte ouverte avec de nombreuses questions. Comment va continuer à évoluer Rol ? Quel choix fera-t-il ? Rowen réussira-t-elle sa quête ?
J’espère vraiment retrouver Gallico et Allias dans le second volume 💖, ce sont deux personnages que j’aime beaucoup.

Bref, une lecture qui pourrait vous tenter 😉.

📚Avis lecture – Malevil📚

1vo0YqbI

💗 Une jolie pépite 💗

Science fiction post-apocalyptique publié au début des années 70, chef-d’œuvre de la littérature française qui réunit toutes les notions du genre.

J’avais découvert ce livre dans le cadre de ma scolarité au lycée, il y a environ 25 ans. D’ailleurs, merci à ma prof de français de seconde sans qui je n’aurais sûrement jamais lu cette merveille. Adolescente, je l’avais beaucoup apprécié. Aujourd’hui, l’envie de le redécouvrir en tant qu’adulte m’a poussée à le relire et je l’ai autant aimé, si pas plus qu’à l’époque.

J’ai été ravie de retrouver Emmanuel et ses amis d’enfance (petit faible pour Peyssou d’ailleurs 😉 que j’ai encore malgré les années). Le début du livre nous remonte dans l’enfance d’Emmanuel et c’est important, car sans cela, nous ne pourrions comprendre ce qui a forgé ce personnage exceptionnel auquel je me suis énormément attachée encore une fois, mais aussi les lien qui les unissent. Emmanuel est un homme charismatique, un brin manipulateur, mais très inspirant également. D’ailleurs, tous les personnages que l’on rencontre, quels qu’ils soient, sont profonds et superbement bien construits. Vous vous attacherez à tous les Malevilliens et même d’autres, mais je n’en dirai pas plus, car je ne voudrais pas trop en dévoiler 😉  .

Robert Merle fait bien plus que nous plonger dans l’histoire de cette petite bande de survivants qui tente de s’organiser et de survivre dans une campagne ravagée après le cataclysme qui a détruit le monde (enfin, on l’imagine. Car pour le reste du monde nous n’en saurons pas plus). L’auteur dissèque les rapports humains, ouvre de nombreuses questions sur la condition humaine, la sécurité, la spiritualité, l’organisation sociale des survivants… mais aussi sur la condition de la femme.

Une jolie pépite qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout afin de connaître ce qu’il adviendra de chacun des personnages, qu’on les aime ou non, d’ailleurs. Car, ce qui est aussi remarquable, c’est que l’on veut savoir ce qu’il adviendra de chacun d’eux, même des plus antipathiques.

Bref, une pépite à lire absolument !

*****

Résumé :

Une guerre atomique dévaste la planète, et dans la France détruite un groupe de survivants s’organise en communauté sédentaire derrière les remparts d’une forteresse. Le groupe arrivera-t-il à surmonter les dangers qui naissent chaque jour de sa situation, de l’indiscipline de ses membres, de leurs différences idéologiques, et surtout des bandes armées qui convoitent leurs réserves et leur nid crénelé ?

*****

📚Avis lecture – Seul un monstre, Tome 1📚

17KJeQt0

🤩 A lire, je recommande 🤩

Il conte l’histoire d’une jeune Sino-Britannique, nommée Joan, qui découvre ce qu’elle est : un monstre qui vole le temps aux humains pour voyager à travers les époques, mais aussi ce qu’est Nick, son amour de vacances : un héros. Et, le héros tue les monstres. Pourtant, malgré le fossé qui les sépare, tout semble vouloir les rapprocher.

Afin de sauver leur famille du carnage auquel elle a survécu avec Aaron, l’héritier déchu de la famille Olivier, ils se lancent dans une quête quasi impossible. Durant leur périple, on apprend ce que sont réellement les différentes familles de monstres, mais aussi qui est ce fameux héros.

Plusieurs personnages m’ont marquée : Aaron se révèle bien plus attachant qu’il n’y paraît, quant à Tom, il m’a touché en plein cœur lorsque j’ai découvert qui il était, ainsi que ses motivations. Et, pour Nick, j’ai fini le cœur brisé 😭.

La seconde moitié du roman, avec ses rebondissements et les révélations, est magistrale, et la fin de ce tome est poignante ! En effet, cette partie m’a littéralement prise aux tripes par ce qui s’y dévoile et comment ce tome se clôture (oui, j’ai eu la larmichette pour plusieurs passages, mais aussi à la fin 😥).

En conclusion, si la lecture de la première moitié a été un peu longue, j’ai totalement dévoré la seconde et j’ai été fauchée par la fin de ce tome !

A lire, je recommande !

*****

Résumé :

Pour Joan Chang-Hunt, les vacances s’annoncent idylliques. Elle est bien décidée à savourer tranquillement son séjour dans la famille un peu farfelue de sa mère à Londres. Elle adore son petit boulot au manoir de Holland House, où elle se rapproche peu à peu d’un autre passionné d’histoire, Nick. Mais rien de tout cela n’est en fait un hasard : quand, une nuit, un terrible drame se produit, l’été de la jeune fille vire au cauchemar.
Les Hunt ne sont pas simplement de grands excentriques, ce sont des créatures dotées de pouvoirs cachés aussi fascinants que terrifiants – l’un des douze clans qui règnent en secret sur la capitale. Le tueur de monstre des contes de son enfance n’est pas qu’un mythe, il existe bel et bien, et ne reculera devant rien pour abattre ceux qu’elle aime. Pire encore : c’est Nick, le garçon auquel elle a commencé à s’attacher. Pour sauver les siens d’une mort certaine, Joan va donc devoir s’allier avec l’héritier d’un clan ennemi, Aaron Olivier. Mais surtout, il va lui falloir accepter sa véritable nature.

*****

📚Avis lecture – Ma vie à l’infini📚

14NcoNCZ

💖Pépite coup de cœur💖

Ma vie à l’infini est le premier roman d’Adeline Tabary publié à Heaven Dream Editions.

Je connais depuis longtemps la plume d’Adeline qui est incroyable, et ce fût un vrai bonheur de la retrouver. La première vie de Maxime ne m’était pas inconnue et j’attendais avec impatience de la relire et, avec elle, découvrir les autres et retrouver Max, Lex, et la jolie Mathilde 💜💜💜. Et autant vous dire que Ma vie à l’infini est une vraie pépite, un régal que j’ai dévoré sans modération.

Les personnages sont profonds et attachants. On les retrouve au fil des cinq vies de Maxime avec leurs personnalités qui restent les mêmes. Au fil des recommencements, Adeline nous montre comment un choix, une action, un petit détail peut tout changer. Comment un grain de sable peut enrayer la machine, comment un intonation de voix peut tout faire basculer…

Adeline nous expose avec brio, d’une plume qui fait écho à votre âme et votre cœur, une réflexion sur la vie et tout ce qui peut la colorer dans toutes les nuances de gris, car rien n’est jamais tout blanc ou tout noir. A la question que l’on s’est tous posé au moins une fois dans notre vie : “Et si j’avais fait ci, ou choisi ça…”, Adeline nous offre un aperçu des possibilités avec les différentes vies de Maxime qui implique toujours le même trio, des âmes sœurs qui sont vouées à évoluer ensemble.

Les émotions, les rebondissements, les surprises sont au rendez-vous et vous tiennent en haleine du début à la fin. Aucune vie ne ressemble à une autre, mais toutes résonnent au plus profond de nous car elles sont offertes avec justesse. Une telle justesse, qu’elle fait écho à votre propre vie, à vos propres remises en question, vos émotions, vos doutes, vos certitudes…

Une expérience littéraire hors norme offerte par une auteure à la plume envoûtante et au talent exceptionnel. Et, la fin est un vrai coup de maître de l’auteure, elle est d’une justesse incroyable et parfaite.

En résumé : Foncez, à l’infini !

*****

Résumé :

Que feriez-vous si votre existence n’était qu’un éternel recommencement ? Vos choix seraient-ils différents ?
Je m’appelle Maxime, et ce matin, je me dirige vers un entretien d’embauche qui pourrait s’avérer crucial pour mon avenir. Je ne m’attendais pas à croiser la belle Mathilde, l’hôtesse d’accueil timide. Cette rencontre pourrait bouleverser ma vie, l’illuminer. Amour, succès professionnel, tout semble enfin me sourire. Mais le bonheur est éphémère et le rêve peut rapidement se muer en cauchemar.
Que serais-je devenu si j’avais su ? Aurais-je pris d’autres décisions, emprunté un chemin différent ? Et si le destin m’offrait une nouvelle chance, un véritable recommencement ?

*****

📚Avis lecture – Marquer les ombres, Tome 1📚

1

❤ Pépite coup de cœur ❤

Ce tome 1 est un vrai coup de cœur que j’ai dévoré. Les chapitres s’enchaînent en lien soit avec Cyra soit avec Akos. Deux personnages que tout oppose, puisque Akos fait partie d’une des familles aisées de Thuvé, les Kereseth, tandis que Cyra est la sœur du dirigeant de leurs ennemis les Shotet, Ryzek Noavek.

Les Shotet et les Thuvétistes sont deux peuples qui occupent la même planète dirigée par Thuvé. Ces derniers sont décrits comme une nation de pacifistes tandis que les Shotet comme des guerriers sauvages. Ce sont surtout deux peuples dont les coutumes et les rites les opposent en tout point.

Je me suis très rapidement attachée à Akos et Cyra, même s’ils sont aux antipodes l’un de l’autre au début et que rien ne permettait de voir leur chemin se croiser jusqu’à ce qu’Akos soit amené au manoir des Noavek.

Ryzek est l’un des personnages que j’ai adoré détester, tout comme Vas. Il y en a également plein d’autres que j’ai beaucoup aimé : Aoseh, Teka, Cisi, Jorek, Ori… Quant à Sifa, je ne sais pas encore si je dois l’aimer ou la détester. Elle est à la fois fascinante et mystérieuse, mais surtout difficile à cerner.

Je n’en dévoilerai pas trop pour ne pas risquer le spoil, mais l’évolution des personnages et de leurs relations est un point que j’ai vraiment adoré dans cette histoire. Sans compter les secrets qui semblent présents dans les deux camps.

Cyra est une héroïne comme je les aime. Considérée comme dangereuse et menaçante (ce qu’elle est), sa personnalité est bien plus complexe et attachante que le donne les apparences. Quant à Akos, il est doux et chaleureux, mais se révèle bien plus sombre que Cyra par moment. Je me suis énormément attachée à ces deux personnages dès le début, ce qui m’a fait d’autant plus aimer leur évolution au fil du temps.

En conclusion, une pépite coup de cœur pour moi dont la fin me donne envie de dévorer le Tome 2 avec impatience.

*****

Résumé :

Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains être possèdent un “don”, un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvé, et Cyra, sœur du tyran qui gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables.
Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leur peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s’aider – ou décider de se détruire.

*****

📚Avis lecture – Le croisement des parallèles📚

1tmdE5yB

Une lecture sympathique

Avec Le croisement des parallèles de Patrick Nadaud et Bernard Varnoux publié aux édition Le livre et la plume, je sors de mes lectures habituelles puisque ce court roman à quatre mains retrace le quotidien de Philippe et Adrien.

Les chapitres s’enchaînent, alternant le parcours des deux hommes qui arpentent des chemins de vie presque à l’opposé l’une de l’autre.
D’un côté, Philippe vient au monde dans un cocon douillet avec une enfance de rêve et un avenir qui semble se tracer sans encombres. Il a une relation très profonde avec son père, Charles, auquel il est très attaché.
De l’autre, Adrien qui naît de “père inconnu” (officiellement), non prévu dans la vie de sa jeune mère. Il vivra ses premières années chez sa tante et son oncle. Deux personnes qui m’ont beaucoup touchée et que j’ai énormément apprécié.

Tout semble les mener vers des vies si différentes, au point que rien ne prédit qu’elles pourraient se croiser.
C’est d’ailleurs ce concept, offert dans le titre, que j’ai trouvé intéressant. Malgré tout, je regrette qu’il n’ait pas été plus approfondi au fil du livre. Je pense que le croisement des parallèles aurait mérité d’être exploité de façon plus développée et pas seulement sur la fin. J’aurai aimé en savoir un peu plus sur cette intersection improbable, mais aussi sur ce qu’elle a permis de faire naître.

La plume des deux auteurs est fluide et très agréable à lire. Le passage de l’une à l’autre se fait sans difficulté. On sent l’amour des mots qui les animent tous les deux même s’ils ont chacun leur style.
Le côté Philippe est écrit avec un peu trop de naïveté à mon goût, tandis que le récit d’Adrien est parfois un peu trop chaotique ce qui a entraîné un brin de confusion par instant, mais la vie d’Adrien est aussi plus complexe que celle de Philippe.

En conclusion, une lecture sympathique avec une excellente chute, un concept d’intrigue bien pensé, mais j’aurai aimé que celui-ci soit un peu plus développé.

*****

Résumé :

Dans cet écrit à quatre mains, deux hommes pudiques nous plongent dans leurs vies singulières. Rien ne présupposait que leurs trajectoires de vie, a priori parallèles, se croiseraient. Ni leur enfance, ni leur vie professionnelle.
Qu’ont-ils en commun ? Leur amour des mots, de la poésie et de la musique ? Leur souffrance d’un parent disparu ? Leur quête de reconnaissance de ce qu’ils ont accompli ?
Dans cette interrogation “Charles, le sais-tu ?”, Adrien et Philippe nous livrent leurs intimités.

*****

Podcast “Les clés de la créativité : je suis aussi auteure ! 💜 Découvre mon univers littéraire.

Quand je ne crée pas des sites internet pour les auteurs, j’écris des livres !

En pleine écriture de mon 5e roman, je ne manque pas de parler de mes autres écrits ! 😁
 
Et l’année dernière, j’ai eu la chance d’être interviewée et enregistrée pour le podcast Les clés de la créativité de Thomas Piard, paru il y a quelques jours. Un grand merci pour cette belle expérience !
 
Découvre les coulisses de mon inspiration, mes romans et bien plus encore à travers les questions de Thomas : 
 
Et si toi aussi, tu veux être interviewé par Thomas, rendez-vous sur
🔗
Visiter le lien
www.linkedin.com
pour le contacter !
 
Bonne écoute ! 💜

📚Avis lecture – L’engrange-temps T1📚

1lAA9Rk2

😍 Une très jolie lecture 😍

Dans le Tome 1 de L’engrange-Temps de Nell Pfeiffer aux éditions HachetteRomans, on y fait la connaissance de Sophie, une jeune femme issue d’une lignée de Tisseurs de Temps réputés : les Delapointe. C’est une demoiselle discrète qui apprécie de passer inaperçu. Elle reprend l’horlogerie de son père décédé prématurément.

Comme lui, elle répare, chouchoute et prend soin de tout un tas d’horloges magiques : les Horanimas, que ce soit montre à gousset, réveil, pendule… Elle maîtrise donc la chronolangue, langage qui permet de communiquer avec les Horanimas.

Mais, tous savent que ce ne sont pas les seules horloges magiques qui existence. Il y a un tas d’Horloges Prodigieuses aux pouvoirs plus ou moins incroyables ou même dangereux, dont les Engrange-Temps. Ceux-ci permettent de voyager dans le temps.

Sophie a une vie tranquille, bien rangée et le privilège de veiller sur toutes les Horanimas du palais de la famille royale comme son père le faisait avant elle. Mais, tout va basculer le jour où elle accepte d’aider Dimitri, le frère jumeau du roi.

Elle va vite comprendre que la famille royale renferme des secrets et que son père est bien loin de lui avoir tout enseigner. Mais surtout, elle va faire l’expérience qu’il n’est jamais bon de sortir de sa ligne temporelle, que jouer avec le temps peut vite devenir dangereux et avoir d’importantes répercussions.

Les mystères se dévoilent progressivement, la plume de l’auteure est très agréable. Les chapitres se parcourent aisément et l’univers est remarquable. J’ai énormément aimé Farandole, mais aussi le mystère autour des jumeaux…

En résumé, une très jolie histoire qui nous fait voyager dans le temps aux côtés des personnages, entre magie, science, légendes, rumeurs et complots. Et le plus, le visuel de la couverture est splendide (c’est d’ailleurs lui qui a accroché mon œil au début 😉), ainsi que celui de l’intérieur du livre. C’est avec plaisir que je suivrai les prochaines aventure de Sophie.

*****

Résumé :

En Grahenne, le temps a un pouvoir, et Sophie Delapointe ne le sait que trop bien. Car loin d’être une simple horlogère, Sophie est une chronolangue : elle parle aux Horanimas, ces horloges pourvues d’âmes, chargées de surveiller le palais et de prévenir les complots contre le royaume.
Le quotidien parfaitement rythmé de la jeune femme se dérègle le jour où Dimitri, le frère jumeau du roi, lui demande de réparer une engrange-Temps, une horloge magique extrêmement rare permettant de voyager dans le temps. Mue par le désir de revoir vivant son père, qui est décédé dans d’étranges circonstances, Sophie accepte d’aider le prince. Propulsée dans une aventure périlleuse à la cour royale, Sophie va réaliser à ses dépens qu’on ne joue pas avec les lois du temps sans en payer le prix…

*****

📚Avis lecture – Le dernier marthyr, T1. Inconfortable prophétie📚

1O7xFfbk

😍 A lire absolument 😍

Le dernier marthyr, T1. Inconfortable prophétie de Simon Maëro aux Editions Le Lys Bleu est sorti en cette année 2025. J’ai eu la chance de le découvrir avant qu’il ne paraissent et je remercie Simon pour la confiance qu’il m’a accordée en m’offrant ce privilège.

On y découvre Christellent (Chris pour les intimes 😉), jeune homme au regard d’or, dernier des siens, qui s’évertue à survivre seul depuis son enfance dans l’une des villes les plus malfamées. Le dieu-guerrier Yahnskan, son mentor et unique ami, le prépare depuis toujours pour sa mission qui constitue l’unique but de son existence.

Les premières étapes de sa quête sont décrites dans une prophétie livrée par la déesse de la destinée, Feyhna. Et, pour réussir, il doit la suivre à la lettre. Première étape : trouver cinq compagnons d’armes qui devront réaliser cette quête avec lui jusqu’au bout. Point inconfortable… Et, ce n’est que le premier…

Nous découvrons donc Chris, mais aussi les différents compagnons de quête qui le rejoindront 😍. Le disciple du Chasseur ne cesse d’évoluer tant en personnalité qu’en puissance durant ce premier volet. Le groupe de mercenaires, aux personnalités et particularités très variées, sont tous très attachants; même si certains sont plus énigmatiques… N’est-ce pas, Circera ? 😉

Nous enchaînons questionnements, péripéties, doutes, mystères, peurs, espoirs, révélations… Simon nous emmène dans un vaste monde magnifiquement construit, empli de magie et de personnages profonds, avec des pointes d’humour très régulières (un vrai régal), au chant d’une plume qui joue avec le rythme des phrases.

Ce premier volet est un plaisir à lire, la fin est intense 😍, offrant des révélations qui ne donne qu’une envie : découvrir le Tome 2 !

A lire absolument !

*****

Résumé :

Christellan s’acharne à survivre afin de continuer à recevoir les enseignements de son mentor et unique ami, le dieu-guerrier Yahnskan, depuis que son panthéon l’a sauvé du désastre qui a marqué son enfance. Il se prépare pour la mission qui constitue l’unique but de son existence, décrite brièvement dans une prophétie obscure. Pour un élu formé par le Chasseur et guidé par la gardienne de la destinée, un quête considérée comme impossible l’est-elle vraiment ? Le champion choisi par la Myrhiade n’a apparemment rien à perdre… du moins, au début du voyage.

*****