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16 - 22 minutes de temps de lectureMode de lectureLiaison interdite et dangereuse

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Chapitre n° 1

Situation

 

Je sortais avec Roland. On a essayé plusieurs fois d’avoir un enfant, mais ça n’a jamais marché. Au début, je pensais que j’avais un problème. Je suis allée passer des examens pour savoir si j’avais un souci. Le médecin m’a annoncé que j’étais en bonne santé. Rassurée sur ma santé, j’ai proposé à Roland de réaliser des analyses pour savoir si pour lui tout était OK, mais il n’a pas voulu, disant qu’il était en parfaite santé.

Depuis ce jour, notre couple battait de l’aile. Roland restait de plus en plus au travail. Un samedi soir, alors qu’on devait fêter nos deux ans ensemble, il est resté au boulot. Sur un coup de tête, j’ai décidé d’aller le retrouver.

Quand je suis arrivée à notre étage, j’ai entendu comme des gémissements, je me suis approchée et là ce que j’ai vu m’a donné envie de vomir. C’était Roland et Élodie en train de baiser. J’avais dû faire du bruit, car Roland a tourné le visage vers moi. Vous pensez qu’il serait arrêté, non, il a continué. Je suis partie en larmes

Bien entendu, Roland est rentré le lendemain, comme si rien ne s’était passé. Tout ce qu’il a trouvé, ce sont ses affaires dehors. Le même jour, j’ai donné ma démission.

Roland a évidemment essayé de s’expliquer, mais je n’ai jamais accepté de l’écouter. Il a fini par venir chez moi.

Depuis ce jour, je suis resté enfermée chez toi. Je n’ai pas cherché un autre emploi. La seule personne que j’accepte de voir c’est mon meilleur ami, Bruno. À chaque fois qu’il vient me voir, il essaie de me bouger.

Aujourd’hui, il ne déroge pas à la règle.

  • Jude, tu dois te remuer, bats-toi pour le récupérer.
  • Non ! Il m’a trompée avec Élodie.
  • Il m’a dit que c’était la première fois que ça arrivait.
  • Et tu l’as cru. Pourtant j’ai reçu un message d’Élodie. Elle notifiait qu’elle était désolée pour tout et que ce n’était pas prémédité. Qu’ils étaient amoureux !
  • Si c’est le cas, tu as bien fait de le quitter, mais pourquoi as-tu démissionné ? Tu adorais ton travail.
  • Je ne veux plus le voir de ma vie.
  • Je comprends, mais tu mets ta carrière en danger.
  • Je m’en fous.
  • Jude !
  • Tu devrais partir. J’ai besoin d’être seule.
  • Je ne peux pas te laisser. Surtout dans ton état, on dirait que tu n’as pas mangé depuis des mois. Est-ce que tu dors au moins ?
  • Pas beaucoup. Ne t’inquiète pas pour moi.
  • Tu sais très bien que je me préoccuperai pour toi. Si je suis venu te voir, c’est que j’ai entendu qu’un poste se libérait dans ma boîte et j’ai pensé à toi. Ne dis pas non tout de suite. Jude, tu as des factures à payer.
  • Bruno !
  • Tu es mon amie, je veux t’aider à aller mieux, pour ça, rien que mieux que le travail. Je sais que tu regrettes d’être sortie avec un collègue.
  • Tu peux le dire. Pour une fois que j’avais accepté de sortir avec un collègue. À partir de maintenant, je ne ressortirai plus avec un confrère ni avec mon responsable.
  • Ça tombe bien, c’est une patronne dans ma boîte, dit Bruno.
  • Je ne sais pas. Je ne veux pas être pistonnée.
  • Je comprends, mais promets-moi d’y réfléchir.
  • Bruno, j’ai juste besoin de temps pour oublier.

Après m’avoir dit au revoir, Bruno me laisse.

 

 

Chapitre n° 2

Une rencontre électrique

 

Cinq années sont passées. J’ai fini par accepter que Bruno parle de moi à sa patronne. Au début, j’ai eu du mal à me sentir à ma place, mais maintenant, ça va. Dès le premier jour, tous mes collègues ont été sympas avec moi. Il y a un garçon qui se prénomme Maurice, il aimerait qu’il ait plus que d’amitié entre nous, mais je ne suis pas encore prête à retomber amoureuse et encore moins d’un collaborateur. Bien sûr, je le lui ai dit, mais chaque semaine il tente de m’inviter. Je refuse toutes ses sollicitations. Bruno me dit que je devrais accepter, mais je ne l’écoute pas. Je ne sais pas pourquoi il veut que je sorte avec Maurice, il sait très bien ce que j’ai vécu avec Roland. Je suis même devenue la meilleure. Tous les clients qui viennent nous voir demandent à me voir, car je trouve toujours la maison que mes acquéreurs envisagent d’acheter.

Aujourd’hui, je dois aller faire visiter une demeure et si je regarde l’heure, je dois y aller maintenant. Je n’ai pas le temps d’aller voir Bruno qui me fait signe. Je lui fais comprendre qu’on parlera plus tard.

En sortant, je me cogne contre un torse, un bras me retient.

  • Attention, dit une voix grave.

Dès que la personne est sûre que je tiens sur mes deux jambes, elle me lâche. Je profite pour lever enfin la tête. Je découvre un homme en costume trois-pièces qui me fait un effet. Alors qu’il m’étudie à son tour, son regard devient plus sombre.

Instinctivement, je recule. Cette fois, je me retrouve les fesses à terre. Je heurte la porte, je fixe l’individu qui me fait face. Cheveux noirs bouclés qui encadrent son visage, sa bouche charnue, son nez droit, et des yeux d’un bleu comme la mer. Son regard se fait de plus en plus pénétrant.

  • Est-ce que vous allez bien ?

Son accent italien me fait trembler.

  • Oui, tout va bien.

Je suis incapable de détacher mon regard du sien.

  • Vous êtes sûrs que ça va ? insiste-t-il.
  • Tout va bien.

Il me lâche la main.

Une fois sur le trottoir, j’inspire une grande bouffée d’air. Mon portable sonne ce qui me permet de reprendre pied avec la réalité. Je le prends dans ma poche, puis je lis le message de Bruno.

« Jude, je voulais juste te dire que je passe la soirée avec toi. »

Tout en marchant, je réponds à Bruno.

« Comme tous les vendredis soir. Je crois que j’ai

croisé l’homme de ma vie. »

« Je pensais que c’était moi l’homme de ta vie. »

« Je suis désolée, Bruno, la réponse est non. »

« D’accord, tu m’en diras plus ce soir. »

J’arrête ma conversation avec Bruno, car le bus arrive.

Le soir, Bruno vient chez moi. On s’installe dans la cuisine ouverte. Je lui remplis un verre de vin que je dépose devant lui.

  • Alors, tu vas enfin me parler de cet homme que tu as rencontré, dit Bruno.

Je prends une gorgée de vin et me lâche.

  • Il n’y a pas grand-chose à raconter. Je me suis cognée contre un torse.
  • Comment est-il ? Il fait sûrement partie de la boîte.
  • Grand, cheveux bouclés noirs, musclés, les yeux bleus. Il doit être plein de fric, il est hypersexy.

Bruno cale son coude sur le comptoir et se penche vers moi.

  • Ça ne me dit rien. Que s’est-il passé ensuite ?
  • Rien, je suis partie.
  • Tu n’as pas flirté avec lui.

Je prends une autre gorgée de vin.

  • Il doit être marié, Bruno.
  • Rien n’empêche de flirter.
  • Tu ne m’as pas entendue.
  • Si, mais je vois bien que tu es troublée par cette rencontre.
  • Je te l’ai dit, je ne suis pas prête pour une autre relation !
  • Pourquoi pas une aventure d’une nuit ?
  • Non ! crié-je. Calme-toi, je le dis juste comme ça.

Bruno et moi, nous passons la soirée à discuter, mais nous ne parlons pas de ma rencontre avec l’homme le plus sexy.

Pendant plusieurs nuits, je rêve de mon inconnu. Dans mes rêves, je suis allongée sur un lit, mon inconnu est étendu sur le côté et il m’embrasse, caresse ma poitrine puis le sexe.

  • Tu es déjà prête à me recevoir.

Il me pénètre directement.

C’est bien la première fois que je fais un rêve comme ça. Même quand j’étais avec Roland, je n’ai jamais fait des rêves érotiques. Certaines nuits, je me trouve soit sur une table ou encore sur un bureau.

Quinze jours sont passés, comme chaque jour, j’attends Bruno. Il faut vraiment que je m’achète une voiture. Pendant que je me prépare, je reçois un message de Bruno.

« Bonjour, je serais en bas de chez toi, d’ici cinq minutes. »

« Bonjour, d’accord. Je suis prête. »

Prête ? Pas du coup, je ne sais même pas comment m’habiller.

Je finis par choisir une jupe en jean bleue avec une chemise noire et une veste en soie de couleur blanche. Je me maquille un peu puis je mets mes escarpins noirs avec de petits talons. Dès que je suis prête, je rejoins Bruno.

  • Tu n’étais pas prête, me dit Bruno.
  • J’avoue, dis-je dès que je suis assise dans la voiture.

Bruno démarre.

  • Dis, est-ce que tu penses encore à ton inconnu ?

Bruno se tourne vers moi.

  • À d’autres, Jude. Je te connais et je sais que tu y penses.
  • D’accord, j’y songe. Es-tu sûr que personne ne le connaît ?
  • Oui, j’ai demandé à tous nos collègues et personne n’a vu cet homme. En même temps, ta description n’est pas vraiment claire.
  • Il a des cheveux bouclés de couleur noire avec des yeux bleus et il est hypersexy.
  • Comment veux-tu demander à des gens s’ils connaissent un homme seulement avec ses cheveux, ses yeux et qu’il est hypersexy ? Je n’avais même pas son prénom.
  • Tu n’étais pas obligé de dire à tout le monde que je le trouvais hypersexy. Je suis désolée de ne pas lui avoir demandé son prénom, imagine si quelqu’un le connaît.
  • Je te rassure que personne ne le connaît. De plus, s’il était un client on l’aurait vu pendant ces quinze jours.
  • Tu as raison, il devait voir .
  • Sûrement, ça me fait penser, elle veut te voir. Elle me l’a dit hier, mais tu n’étais pas là.
  • Est-ce que tu sais ce qu’elle me veut ?
  • Non, mais sans doute pour te féliciter encore. Tu as vendu au moins cinq maisons durant ce mois.
  • J’espère que ce n’est pas trop grave.
  • Ne t’inquiète pas, tu es la meilleure de la boîte.

Nous arrivons à notre étage. Bruno me souhaite bonne chance, puis me laisse pour aller à son bureau. Je frappe à la porte du bureau de ma patronne. Dès que j’ai l’autorisation, je rentre.

  • Bonjour, vous voulez me voir, dis-je.
  • Bonjour, en effet, asseyez-vous

Je m’assieds sur le fauteuil qui se trouve en face du bureau. Madame Longo s’assied sur son fauteuil.

  • Oui, je voulais vous dire bravo pour les cinq ventes que vous avez faites ce mois-ci. Je ne sais pas comment vous faites, mais tous les clients vous adorent.
  • J’essaie de proposer ce qu’ils veulent.
  • Continuez comme ça. Avant que vous partiez, je souhaite voir avec vous un second point.
  • Je vous écoute
  • Vous serez la seule personne à être au courant. Ce que je m’apprête à vous dire doit rester dans ce bureau.
  • Vous pouvez compter sur moi.
  • J’ai décidé de partir avec l’accord du grand patron. Je ne quitte pas la boîte, au contraire. Nous ouvrons une autre agence à Nice. Il y aura un nouveau directeur. Il doit arriver dans la semaine.
  • Est-ce qu’il va faire des changements dans la boîte ?
  • J’ai parlé avec lui et pour l’instant il ne compte pas faire de bouleversement. Je vous fais confiance pour n’en parler à personne.

Je hoche la tête puis je vais à mon bureau. Mon bureau se trouve au fond de la pièce, il y a des vitres transparentes.

Pendant toute la matinée, je fais des recherches pour une famille qui aimeraient une grande maison avec piscine.

Vers midi, Bruno vient me voir.

  • Comment se passe ta journée ?
  • Plutôt bien.
  • Alors la patronne te voulait quoi ?
  • Me féliciter pour mon travail.
  • Un jour, il faudra que tu me dises comment tu fais. Je vais aller déjeuner, tu viens avec moi.
  • Avec plaisir.

Après le déjeuner, nous reprenons le travail.

 

 

Chapitre n° 3

Un nouveau patron

 

Nous sommes le jeudi matin. Hier, je me suis occupée d’une famille qui mettait sa maison en vente. La maison est magnifique et je sais déjà à qui je vais la proposer.

Le nouveau directeur n’est pas encore arrivé, mais d’après madame Longo, il devrait venir dans la journée.

Vers quatorze heures, Madame Longo nous demande de la rejoindre dans la salle de réunion. Bruno et moi, nous nous asseyions côte à côte. Au bout de quelques minutes, notre patronne nous rejoint avec un homme et une femme.

  • Depuis la semaine dernière, il y a une rumeur comme quoi j’allais quitter l’agence. Ce n’est pas un bruit, je vais bien partir, mais je ne quitte pas l’agence. Le grand patron m’a demandé d’ouvrir une autre agence à Nice. Notre agence est devenue la plus importante de Toulon.
  • Est-ce qu’il va avoir une nouvelle direction ? demande un employé.
  • Oui, c’est pour ça que je vous ai fait venir ici, dit madame Longo. Je vous présente monsieur Santoro qui va prendre la direction de l’agence. Je vous laisse prendre la parole.
  • Bonjour à tous.

En entendant la voix du nouveau patron, je lève la tête et là c’est le choc, je reconnais l’homme contre qui je me suis cognée, il y a un mois. Il est toujours séduisant. Je le vois regarder tous les employés du regard. Son regard s’attarde sur moi, je baisse les yeux. Bruno me donne un coup de pied, ce qui me fait réagir.

  • Quoi ?
  • On dirait que tu as vu un fantôme.
  • On peut le dire, murmuré-je. C’est l’homme donc je t’ai parlé.

Le regard de Bruno va de moi à notre nouveau patron.

  • Plus tard, chuchoté-je.

On arrête de parler pour écouter le nouveau directeur.

  • Je m’appelle Paul Santoro, voici ma femme Émilie. Je ne vais pas faire un long discours. Je sais que vous avez aimé avoir Madame Longo comme directrice. Pour l’instant, il n’est pas question que je change quoi que soi à vos habitudes. J’ai conscience qu’au début, il va avoir un temps d’adaptation. Dans les prochains jours, je prendrai connaissance de toutes les maisons qu’on vend, je vous verrai aussi un par un. C’est juste pour faire connaissance. J’aime connaître les gens avec qui je travaille. Maintenant, vous pouvez retourner au travail, si vous avez des questions, ma porte reste ouverte.

Tous les employés repartent au travail. Bruno et moi, nous allons dans mon bureau.

  • Es-tu sûre que c’est lui ? me demande Bruno en fermant la porte.
  • Oui, crois-moi, je n’ai pas oublié son regard, répondis-je.
  • Qui aurait pu imaginer que tu avais rencontré le nouveau patron il y a un mois. Est-ce qu’il t’a reconnue ?
  • Je ne pense pas. Notre rencontre a duré quelques secondes. On ne s’est pas donné nos prénoms. S’il m’a reconnu, il n’a rien laissé paraître.
  • En même temps, il est marié.
  • Oui, ça règle le problème.
  • En tout cas, ta description est parfaite. Je comprends mieux que tu sois tombée à la renverse quand tu l’as vu.

On frappe à la porte.

  • Bonjour, je suis désolé de vous dérangiez, dit la voix de patron en ouvrant la porte.
  • Bonjour, Monsieur.
  • Je vais retourner à mon bureau, dit Bruno. Merci pour le conseil, Jude.

Je n’ai pas le temps de lui répondre qu’il est déjà parti. Mon patron s’assoit sur le fauteuil en face de mon bureau.

  • Je voulais vous voir pour vous parler de votre travail, dit-il.
  • Ce n’est pas parce que je parlais avec un ami que je n’effectue pas mon travail, dis-je rapidement.
  • Ça n’a rien à voir. Madame Longo m’a dit que vous êtes une employée qui travaille très bien et que vous arrivez à satisfaire tous vos clients.
  • C’est vrai.
  • Continuez comme ça. Une autre chose, ça n’a rien à voir avec le travail. Votre nom de famille, c’est Carbone ?
  • Oui, répondis-je en ne voyant pas où il veut en venir.
  • Ça vient de l’Italie.
  • Pourquoi ?
  • Vous êtes originaires d’Italie ?
  • .. Oui et non.
  • J’aimerais que l’agence grandisse et qu’on vende des maisons secondaires en Italie. Vu que vous êtes originaire de là-bas et que vous êtes une employée excellente, vous pouvez vous en occuper.
  • Ça serait avec plaisir, Monsieur, mais je ne connais pas l’Italie.
  • D’accord. Je veux avoir la meilleure employée sur ce projet, mais je comprends. Je vais trouver quelqu’un d’autre, dit mon patron en se levant.
  • Ce n’est pas la peine, je n’ai peut-être pas vécu en Italie, mais je peux trouver des maisons qui peuvent intéresser certains de nos clients. Laissez-moi une semaine, vous aurez tout ce qu’il vous faut sur votre bureau lundi prochain.

Il se retourne, puis me regarde.

  • Bien, je vous laisse une semaine. Si ce que vous me trouvez est parfait, on ira sur place pour vérifier les annonces. J’allais oublier, vous vous occupez seulement de ça pendant la semaine.
  • Mais Monsieur, on est déjà jeudi.
  • Et alors. Vous pensez ne pas avoir assez de temps pour effectuer ce travail !
  • Bien sûr.

Il repart. Je respire de nouveau. Je ne sais pas comment je vais réussir à travailler avec un patron aussi séduisant et sexy. Maintenant, je dois trouver des maisons en vente en Italie. Comment faire? Je ne connais même pas l’Italie. Oui, mon nom de famille est Italien, mais je ne connais pas le pays. Je sais, je vais aller demander à Bruno, il est italien, en plus il a vécu là-bas. Il doit connaître des personnes qui veulent vendre leurs maisons. Je décide d’aller le voir.

  • Bruno, j’ai besoin de toi, dis-je en arrivant à son bureau.
  • Que veux-tu ?Tu connais l’Italie.
  • Un peu pourquoi ?
  • Le patron m’a demandé de lui trouver des maisons en vente et qu’on peut proposer à nos clients. Comme je sais que tu as vécu en Italie, je me suis dit que tu pouvais m’aider.
  • Ça aurait été avec plaisir, Jude, mais j’y ai vécu huit ans. Tu sais que j’ai été adopté à l’âge de huit ans par tes parents.
  • Je sais, mais tu n’as pas gardé des contacts là-bas.
  • Non, je suis désolé.
  • Pas grave.
  • Tu sais, je connais une personne qui pourrait t’aider.
  • À quelle personne ?
  • Roland ou alors Maurice.
  • Je vois, pour Roland, il n’est pas question que je le contacte et pour Maurice, je vais aller le voir.

Avant de retourner à mon bureau, je vais voir Maurice.

  • Que puis-je pour toi, Jude ?
  • Est-ce que tu as des contacts en Italie ?
  • J’ai ma famille là-bas, pourquoi ?
  • Le patron veut des maisons à vendre là-bas.
  • Je peux leur demander de se renseigner, mais ils ne sont pas depuis longtemps.
  • Pour l’information, pour quand la veux-tu ?
  • D’ici demain, si c’est possible.
  • Je vais voir ce que je peux faire. Est-ce que tu es libre pour aller boire un verre ?
  • Non, Maurice.
  • J’aurai essayé.

Je retourne à mon bureau puis commence à effectuer des recherches sur l’Italie. Je choisis Rome et Venise. J’ai vraiment du mal à trouver des maisons. Ne parlant pas italien, c’est difficile à demander aux gens si leur maison est en vente.

Le soir, Bruno vient me voir.

  • Alors tu as trouvé.
  • Les villes oui, les maisons, non.
  • Tu sais, j’ai pensé à une chose.
  • Quoi ?
  • À nos parents adoptifs. Ils doivent connaître l’Italie, car ils nous ont adoptés là-bas.
  • Pour toi oui. Ils m’ont adoptée à la mort de mes parents. J’avais quelques mois et ma famille était en France.
  • Ils peuvent avoir gardé des contacts.
  • J’irai les voir ce week-end, si je ne trouve rien.
  • Avant que j’oublie, Maurice m’a dit que tu avais encore refusé son invitation.
  • Oui et tu sais pourquoi.
  • Jude, ça va faire cinq ans que tu n’es pas sorti avec un homme.
  • Je suis bien comme ça.
  • Ça te ferait du bien de coucher avec un homme.

Notre patron passe à côté de nous.

  • Si vous avez fini, vous pouvez rentrer chez vous, dit-il.
  • Je n’ai pas encore fini mes recherchés, dis-je.
  • Venez à mon bureau. On va en parler.

Je le regarde.

  • Je t’attends, me dit Bruno.

Je vais voir le patron.

Je rentre.

  • Vous avez du mal à trouver des maisons, c’est ça.
  • Oui, je ne parle pas italien, dis-je.
  • Je vois. Donnez-moi les coordonnées, je les appellerais.

Je lui donne mon bloc-notes où j’ai noté les coordonnées de certaines maisons en vente. Il l’examine.

  • Je vois. Vous avez choisi Rome et Venise.
  • Oui, Monsieur. Je pourrai vous avoir d’autres maisons, mais il me faut du temps.
  • Je vous rappelle que je veux tous les renseignements sur mon bureau lundi.
  • Vous l’aurez.

Après lui avoir dit au revoir, je retourne prendre mes affaires puis je rejoins Bruno. Dès que je suis seule chez moi, j’appelle mes parents.

  • Allô.
  • Bonjour, Jude. Comment ça va ?
  • Bien, on a un nouveau patron depuis ce matin.
  • Comment est-il ?
  • Je ne peux pas le dire, ça fait seulement un jour qu’il est là. Je vous appelle, car il m’a demandé de trouver des maisons en vente en Italie.
  • Qu’est-ce qu’on peut faire pour toi ?
  • Je me suis dit que vous avez sûrement des contacts là-bas. Vous nous avez adopté Bruno et moi et l’on vient de là-bas.
  • Exacte, tu sais qu’on t’a adoptée en France et non en Italie. Pour Bruno, on est allé en Italie le récupérer, mais à chaque fois qu’on s’y rendait, on allait seulement à l’orphelinat. On est désolé, Jude, de ne pas pouvoir t’aider plus.
  • Pas de soucis.

Nous continuons à parler pendant quelques minutes puis nous raccrochons.

Le lundi matin, je mets toutes les informations que j’ai pu récupérer. Maurice m’a aussi donné des contacts que je rajoute dans le dossier après avoir vérifié si elles étaient bonnes. Dès que c’est bon, je vais jusqu’au bureau de mon patron. La porte est ouverte, mais je frappe quand même. Au moment où je frappe, je le vois lever la tête.

  • Bonjour, rentrez et fermez la porte, dit-il.

Je fais ce qu’il me dit.

  • Vous pouvez vous asseoir, me dit-il en montrant le fauteuil.

Je m’assieds.

  • Est-ce que vous avez toutes les informations que je vous ai demandées ?
  • Oui, Monsieur, je vous ai tout mis dans ce dossier, répondis-je en posant le dossier sur le bureau.

Mon patron le prend puis l’examine.

  • Vous avez fait du beau travail, me dit mon patron.
  • Merci, Monsieur.
  • Comme je vous l’ai dit, on va aller en Italie pour vérifier si ces informations sont bonnes. Il n’est pas question qu’on mette des maisons en vente sans être sûrs de leurs bons états.
  • Que voulez-vous dire ?
  • Vous et moi, on va aller en Italie pour vérifier tout ça.
  • Vous savez, je ne suis pas la meilleure personne pour ce travail.
  • Au vu du travail que vous avez fait en deux jours, ça ne fait aucun doute que vous pouvez m’accompagner en Italie.

Il s’approche de moi puis pose ses mains sur les accoudoirs du fauteuil. Son visage est près du mien.

  • Je n’ai pas menti ! dis-je en levant la voix.

Il penche encore plus sa tête, nos lèvres se touchent presque. Alors que je pense qu’il va m’embrasser, son téléphone se met à sonner. Il appuie sur un bouton puis commence à discuter.

  • Allô.
  • On déjeune ensemble ? demande une voix féminine.
  • Je suis occupé, dit mon patron tout en me regardant.
  • Tu as quand même une heure pour ta femme.

Mon patron se relève puis prend le téléphone. Je me lève puis sors du bureau sans le regarder. J’ai failli l’embrasser qui est marié. Pendant le reste de la journée, je ne le vois pas.

Après une nuit agitée à rêver de mon patron, j’attends Bruno pour qu’il me conduise au boulot. Hier après le travail, il a essayé de savoir ce qu’il s’était passé dans le bureau de notre patron, mais je ne lui ai pas dit la vérité.

Aujourd’hui, ne déroge pas, notre patron est déjà là.

À peine que je suis installée à mon bureau, monsieur Santoro arrive.

  • Bonjour, que puis-je pour vous ? demandé-je
  • Nous partirons vendredi après le travail !

Devant mon air stupéfait, mon patron ajoute.

  • Je vous l’ai dit, on va tous les deux en Italie vérifier si les informations que vous avez trouvées sont bonnes. J’ai examiné le dossier que vous m’avez donné hier. Personne d’autre n’aurait fait mieux.
  • ..
  • Il n’y a pas que, mais Madame Carbone ! s’exclame mon patron. Soyez prête vendredi à dix heures. Notre avion décolle à treize heure trente cinq On restera une semaine.

Sans que je puisse dire quelque chose, mon chef est déjà parti.

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Sandra GOISLOT
1 mois il y a

Bonjour Sarah,
Je rejoins totalement l’avis de Engy.
Bon courage pour la suite, ne lâche pas l’affaire !

Engy Mikhail
1 mois il y a
Répondre à  Sarah Colin

Salut Sarah,

Je pense sincèrement que les passages sensuels devraient être intégrés à l’histoire de manière essentielle, plutôt que d’être ajoutés simplement pour le plaisir. Mon conseil serait de d’abord développer les personnages et leurs relations avant d’introduire ces moments. Une fois que tu as retravaillé ton intrigue, n’hésite pas à solliciter l’avis de tes amis ou de ta famille. Sois directe et demande-leur d’être francs avec toi. Ils pourraient te donner des retours précieux. Sois confiante dans tes choix et dans ton écriture. Bonne continuation !

Engy Mikhail
1 mois il y a

Bonsoir Sara,
J’ai fini le premier chapitre ! Bravo !

Les dialogues sonnent justes et naturels, contribuant à la crédibilité du récit.

Heureuse de vous lire !

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